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 quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?

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MessageSujet: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Dim 8 Juin - 16:04

T'arrivais le vent dans les cheveux. Tu sentais ton corps faiblir, tes membres te tiraient vers la nuit. Toute la journée t'avais roulé sur ton skate, t'avais défié les routes puis les habitants vagabondant. Tu sortais ta bouteille d'eau de ton sac, t'étais enfin à Banff. Tu souriais avant de boire quelques gorgées et admirer la vue qui s'offrait à toi. Tu savais pas où tu allais dormir cette nuit, mais le soleil était de la partie, tu souriais un peu. Quelques gouttes de sueurs perlaient ton front. Tu les essuyais grâce au revers de ta chemise qui était accrochée à ta taille. Tu buvais une gorgée. Encore une fois. Finalement, las de ta journée, de ton voyage, fière de toi, tu te laissais tomber sur le sol. Exténuée.
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MessageSujet: Re: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Dim 8 Juin - 16:29

Ca faisait maintenant deux heures que tu t'acharnais à essayer de dessiner ce que t'avais sous les yeux sur ton calepin. Mais la frustration s'était emparée de tes mains, jusqu'alors expertes en cet art, les rendant tremblantes. Tu étais frustré d'avoir perdu des réflexes, des habitudes, et les courbes, les ombres ne venaient plus aussi naturellement. Tes dessins étaient brouillons, bancals, sombres, et les traits saccadés esquissés sur le papier te rappelaient tes pires cauchemars. Assis au bord de cet étang, tu soupirais avant de ranger rageusement tout ton attirail dans ton sac à dos. Tu en sortis une clope que tu portais à tes lèvres et allumais. Au même moment, une fille, dont la couleur des cheveux te rappelait un champ de blé en été, s'échoua non loin de là. Elle avait l'air d'avoir fait un long voyage, comme toi. « Bonsoir. » tu finis par dire, en laissant par la même occasion une fine volute de fumée s'échapper.
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MessageSujet: Re: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Dim 8 Juin - 19:51

Le sol froid t'arrachait un énième sourire. Tu fermais un peu les yeux, t'appréciais sentir le sang déferler dans tes veines à vive allure. C'était les grandes routes à vitesse folle, tu te laissais succomber sous la pression des battements de ton coeur. Tu te sentais faiblir, tu te sentais mourir. Et là, de tes membres essoufflés, t'entendais une voix s'élever. Masculine, suave. Fumante. T'ouvrais les yeux, tu voyais un peu de fumée. Tu te sentais aveuglée par le soleil couchant. Tes yeux se plissaient, tu grimaçais légèrement dans quelque chose d'enfantin et pas très charmant. Lorsque ton regard finissait sa route plus simplement sur un bel Apollon, tu souriais de tes dents blanches. "Salut." que tu lançais. C'était sans gêne ta manière de t'exprimer. C'était la gentillesse et la rébellion d'une blonde. Dans ta voix, c'était le nouveau lendemain. Tu regardais l'inconnu fumer. Tu voyais souvent les gens fumer, d'ailleurs. Toi, ce n'était pas ton cas. Non, tu voulais garder une santé de fer pour pouvoir continuer ta route, continuer ta vie. Sainement. Amplement. Sportivement. "Qu'est-ce que tu fais ici en cette fin de journée ?" que tu te surprenais à demander. Peut-être que ton originalité avait pris la fuite en même temps que ton énergie.
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MessageSujet: Re: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Lun 9 Juin - 15:10

La nicotine, une addiction mesquine qui t'habitait depuis quelques années déjà. Jamais tu n'avais réussi à t'en débarrasser, mais à vrai dire tu n'avais jamais vraiment essayé. Tout en fixant l'astre disparaître paresseusement derrière l'horizon, tu glissas l'objet se consumant entre tes lèvres puis reposas sur la jeune fille ton regard tandis qu'elle te saluait à son tour. Tu te rendis compte que t'avais pu paraître un peu froid, alors t'esquissas un faible sourire à son intention. Elle te demanda ce que tu faisais là. T'eus un rire triste. « J'essayais de dessiner mais il faut croire que j'ai perdu la main. Et toi? » Elle semblait naturelle, spontanée, vive, elle était jolie sans en faire des tonnes. Et toi, à côté, t'étais fatigué, esquinté avec ton œil au beurre noir qui commençait enfin à disparaître. Tu soufflas dans un soupir cette fumée qui te pourrissait lentement les bronches, mais de toutes manières, tu ne pensais pas vivre bien longtemps.
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MessageSujet: Re: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Lun 9 Juin - 15:56

De sa hauteur il te prenait pour compagnie. Encouragé par le soleil, tu venais placer tes lunettes de soleil sur ton regard bleuté. T'entendais les restes d'un rire heureux oublié, abandonné. Il ne s'émerveillait même pas dans l'air éclairé chaleureusement par l'astre solaire qui dévorait ta peau dans ses derniers instants. Le coucher du soleil faisait mine de danser sur vos deux corps qui venaient de se rencontrer. Le dessin. Tu souriais un peu, toi aussi t'aimais bien cet art improbable. Mais ce n'était pas comme la photographie. Rien ne te passionnait plus que les images ensorcelées dans ton polaroïde. "Oh tu sais, l'inspiration ça va et ça vient. Si tu l'as pas dans tes mains en cet instant, ça pourra toujours revenir demain ou au coin d'une ruelle quand t'auras le souffle coupé" que tu souriais en discutant de tes pensées. "Moi je viens d'arriver à Banff. Je me repose un peu, puis peut-être que je vais dormir ici, je sais pas trop..." tes mains venaient effleurer les brindilles d'herbe. Tu sentais la chaleur parcourir ta peau, le bout de tes doigts. Et tu fermais un peu les yeux, ils était là cachés sous tes lunettes rondes. Tes sens, tu les décuplés, tu voulais les envoûter par la mère nature qui t'élevais durant cette année vacancière.
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MessageSujet: Re: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Lun 9 Juin - 16:17

Tu regardais ta cigarette se consumer lentement, et tu sentais que comme elle ta joie de vivre mourrait à petit feu. Comment en étais-tu arrivé là? Tu ne savais pas vraiment. Mais la vie et les gens n'avaient eu de cesse de t'envoyer leur poings dans la figure. Peut-être que t'étais juste fatigué, après tout. Peut-être que le dernier coup qui t'avait valu cet hématome au visage était celui de trop. Tu voulais désespérément sortir de cette spirale infernale de mélancolie sans fin et pourtant t'y retournais tête baissée à chaque fois qu'elle t'appelait, de sa voix chuintante. La fille te sortit de tes pensées noires en te parlant d'inspiration, qui pourrait débouler au prochain coin de rue, ce qui te fit doucement rigoler. « J'espère que ça se passera comme ça, mais j'crois plus trop aux miracles. » Tu continueras d'essayer, néanmoins, parce que le dessin c'était un peu tout ce qu'il te restait. Ton mégot finit par atterrir dans l'herbe tandis que la fille déclara être une nouvelle venue et hésiter à rester un peu. « Je suis arrivé hier, et cette ville est jolie, charmante, pour le peu que j'en ai vu. » T'étais juste plus trop apte à apprécier la beauté des lieux. Une véritable coquille vide, tu n'avais plus le goût de rien, pourtant tu savais qu'il y avait de belles choses autour de toi, et ça te tuait un peu.
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MessageSujet: Re: quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?   Mar 10 Juin - 19:20

Peut-être que t'avais ce don, la perspicacité, le moyen de discerner les gens qui pouvaient t'entourer. Depuis que t'avais commencé ce chemin toi-même, t'en avais rencontré des gens. Puis tu les reconnaissais, les âmes perdues, les âmes tristes. Et dans son rire, peut-être légèrement enfantin, t'entendais la peine. Elle était là, elle te chantait un joli son apaisant à tes oreilles. Douce mélodie, douce mélancolie, douce berceuse. Tu voulais la chasser de son être mais un joli sourire et quelques mots ne seraient pas suffisant. Ses mots résonnaient en écho avec son rire, peut-être que t'étais trop empathique dans le fond. "Si on ne croit plus aux miracles, la vie doit être bien triste" que tu répondais, l'incontestable rêveuse parlait. Pourtant tu faisais partie de ses gens, ceux qui avaient perdu un être cher et qui en souffraient. Cependant, tu pouvais pas t'empêcher de sourire à la vie et d'espérer, toujours un peu plus. Si tu perdais cette joie, tu pourrais directement te tirer une balle. Puis son mégot venait s'échouer à tes côtes. Peut-être que c'était sa bouteille à la mer pleine de sentiments, il tirait sur le filtre empoisoné de charbon. Peut-être que c'était ses mots, le spleen de Baudelaire dans quelques souffles inhalés, échoués, envolés. Tu souriais, toujours. "Ouais, c'est pour ça que je suis venue faire un arrêt à Banff. Je trouve ça joli, la simplicité. C'est souvent dans ces coins qu'on y trouve de belles personnes". Ta main droite venait s'emparer du mégot encore fiévreux d'un feu passé. Tu jouais avec du bout des doigts. C'était toujours considéré comme sale les fins de cigarettes. Finalement, c'était l'endroit où elles échouaient qui les rendaient si tristes et dangereuses. Le béton des trottoirs meurtriers de nos villes assassines. "Puis c'est calme, surtout" que tu murmurais un peu. "Finalement, c'est un bon moyen pour courir après l'inspiration, tu crois pas ?"
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