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 call it magic... call it true

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Invité



MessageSujet: call it magic... call it true   Dim 25 Mai - 19:01

[suite de http://runaway.forum-canada.net/t667p15-play-hard#38159]



elle s'évade, elle erre dans un labyrinthe de doutes et d'abstraction. côme. ça roule sur la langue. une note sucrée, une note d'intimité. d'éternité. t'adorerais que ça continue, toi. mais ton coeur se noie. il vacille au gré des vagues, au gré des mots de ton Don Juan. t'as l'impression que le temps avec lui passe comme des ans. à la fois d'une rapidité extrême, digne d'un clignement de cils, et en même temps tellement lentement, tellement agréablement. tu le supplies, ta déité, de tendre davantage ce moment, de le prolonger. mais il t'ignore, comme à son habitude. le crépuscule nimbe le ciel de ses éclats dorés, s'insufflant dans tes prunelles où la couleur s'attache. tu le fixes, ton bad boy, la bave au bord du crâne. t'imagines tes lèvres s'attardent sur son cou, tes doigts flirter avec ses abdominaux et le bord de son t-shirt. t'imagines tout un tas de choses qui te rendent à la fois brûlante de fièvre et glacée d'horreur. tu sais pas où t'en es, brume. tu viens de rencontrer côme, mais tu te sens déjà si bien avec lui... si proche aussi. c'est troublant, car inhabituel. en temps normal, tu rencontres quelqu'un, tu l'apprécies, et ça s'arrête là. tu le revois, à la limite, ça s’approfondit. mais il faut du temps. ici, quelques heures seulement se sont écoulées ; ont été avalées par le sablier du temps. et t'as déjà envie de pouvoir l'appeler ton amant, ton amour. l'étoile du Nord, que suivent les égarés. « tu as peur que je ne te bip jamais ? » tu demandes, taquine, avec un clin d'oeil. il aurait tort de s'en inquiéter : t'es avec lui là maintenant, mais tu trépignes déjà d'impatience de recroiser sa route. que tes iris se perdent encore dans les méandres tonitruants de ses billes de chocolat. « bon, je compte sur toi pour retenir. t'es prêt ? 784-2249. » tu dis rapidement juste pour l'embêter et qu'il ne parvienne pas à l'assimiler. puis tu le répètes plus doucement avec un sourire espiègle. « ça me trouble toujours quand je le prononce. en france, les numéros ne sont pas du tout comme ça... » tu te mordilles la lèvre inférieure. ton passé, tes racines. tu les repousses, refusant l'idée que ton coeur se meurtrisse à nouveau. tu quittes les bras de côme pour aller te rhabiller, et t'entends son "non" mais tu le braves. ça te fait plaisir qu'il refuse, mais il le faut. et tu te sens brûler de l'intérieur. les cendres se déposent et égratignent tes organes. tu ne perds pas une miette du spectacle de côme, à moitié nu, qui se revêtit. tes yeux s'attardent sur ses courbes viriles que tu touchais plus tôt. elles passent même furtivement sur son entrejambe avant qu'il ne remette son pantalon, ce qui a pour réaction de te faire rougir jusqu'aux oreilles. perverse, tu murmures pour toi-même. tu te fustiges, tout en continuant de fantasmer. et quand il accepte ta proposition de te raccompagner, tu dois te retenir pour ne pas bondir de joie. sauf qu'il y a un problème de taille : tu n'as pas de toit, encore. justement, il faut que tu cherches... avec lui. tu vis toujours à l'hôtel le plus miteux du coin, suçant les dernières parcelles d'économies que tu détenais. tu hoches la tête pour lui répondre, avant de dire clairement : « je vis seule... à l'hôtel. driftwood inn, ça s'appelle. ça te dérange ? » t'attrapes tes béquilles, avec un regard un peu attristé de peur qu'il ne veuille plus t'accompagner. tu comprendrais : ça fait un peu salope de proposer directement à un mec mignon de venir avec toi à l'hôtel. mais rien ne dit que tu le laisseras franchir le seuil... même si la boule d'excitation qui fait des pirouettes dans ton estomac n'est pas discrète. tu lui attrapes la main et noue tes doigts aux siens. « mais... euh... tu sais, c'est pas parce que je vis à l'hôtel que euh... on va... tu sais. » tu bafouilles. crédibilité : un zéro pointé. quelque chose dans ses yeux te fait comprendre qu'il s'en fiche, et son sourire te démontre que ta naïveté et ta candeur sont fichtrement mignons. alors tu commences à avancer en direction de Banff Avenue en compagnie du nouveau beau gosse de ta vie si compliquée. ton coeur bat à tout rompre de l'impatience d'arriver jusqu'à l'hôtel où tu séjournes. t'aimes trop sentir sa peau contre la tienne pour ne rien tenter ce soir. et si côme levait la tête vers les étoiles, il le saurait. ça se lit dans la voie lactée comme dans un livre ouvert. t'as envie de faire un beau fuck au ciel et de hurler à ton dieu : « eh ouais, moi, je vais sans doute m'envoyer en l'air ce soir. parce que je t'ai trouvé un remplaçant. côme, il est mieux que toi, dieu de mes deux. » mais ce serait avouer tes intentions à l'intéressé, et au reste du monde. ça se trouve, côme n'est pas un garçon facile et te refusera l'accès à une toute autre sorte de paradis. en attendant, tu te sers à moitié de lui comme d'une béquille, parce que ta main refuse de quitter la sienne. une partie de toi l'aime.
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MessageSujet: Re: call it magic... call it true   Lun 26 Mai - 18:15

Et voilà t’es là, à prier ton cerveau pour qu’il retienne son numéro, comme un ado apeuré par le rejet. Depuis quand t’as envie d’un lendemain ? Depuis quand ton objectif premier n’est plus de te lier juste le temps d’une soirée ? Avant, tout ce qui comptait, c’était de te glisser entre leurs jambes, de soupirer ensemble, et de rentrer, de quitter la chambre comme Arsène Lupin après son larcin.  Là tu vas pas mentir, tu ne penses qu’à t’unir avec elle, à lui donner du plaisir. Mais c’est plus que ça. Tu veux pas seulement prendre ton pied, tu veux partager. Tu veux l’entendre gémir, frissonner, et te supplier de ne jamais t’arrêter. T’es en train de d’exciter tout seul, alors tu chasses rapidement d’un mouvement de tête toutes ces salaces idées de tes pensées. « J’ai peur de rien. Et c’est bon, c’est bien ancré, tu vas pas pouvoir m’échapper. » Ouais, t’es un homme, donc forcement tu sais pas assumer. Tu lui dis pas, toi, que t’as jamais été le petit ami parfait, que tu sais pas vraiment ce que c’est que d’aimer. T’as vingt-trois ans, et le grand amour il semble déterminé à te bouder. T’as essayé pourtant. Tu t’es accroché de temps en temps, mais t’aimes trop les femmes pour te poser. Tu l’as pas encore rencontré celle qui te donnera l’envie d’abandonner tes instincts premiers. A moins que ? Tu l’écoutes parler de la France, ce pays auquel t’appartiens à moitié, mais que t’as jamais visité. Tu t’imagines avec elle, au pied de la Tour Eiffel. T’en connais que les clichés, mais tu serais prêt à la laisser te guider si jamais vous décidiez d’étendre votre passion à d’autres horizons. Tu restes scotché à ses lèvres, le son de sa voix te berce, son histoire aussi. Tu pourrais passer des heures à l’écouter parler, à apprendre tout de son passé. Parce que ça te démange de ne pas en savoir plus. Tu veux la connaître tout en entière, et pas seulement dans sa chair. « J’y suis jamais allé, mais je sais le parler. » Tu sors ça comme une invitation, une proposition pour une future destination où continuer à vous aimer. Mais avant de vous envoler pour la France, vous allez passer par sa chambre d’hôtel, pour écrire un nouveau chapitre de votre tendre décadence. Ton hôtel. Tu crois rêver, parce que tu viens de réaliser que depuis tout ce temps, elle était peut être à côté de ton palier. Vous étiez dans le même couloir sans le savoir. T’as presque envie de croire au destin, toutes ces conneries dont tu te moquais pour faire le malin. Brume, elle a ce don de tout bouleverser, jusqu’à ta manière de penser. Tu deviens quelqu’un d’autre à ses côtés, elle réduit le fossé de ce que tu étais et de ce que veux devenir. Parce que c’est vrai que tu veux changer, abandonner tes sales manies. La preuve, marcher main dans la main c’est un geste tendre que t’adopter rarement avant. Là, c’est comme si vous étiez tous les deux destinés à vous emboiter, vos doigts se resserrant naturellement. Tu la sens gênée, comme rattrapée par cette promesse inavouée de partager plus que des mots. Tu souris, amusé et attendri. Tu sais déjà qu’il ne doit pas être simple de la faire succomber, mais t’es aussi persuadé de la rareté de ce que vous venez de partager. Tu hausses les épaules, comme si ça t’était égale, parce que tu sais que dans le fond la suite logique c’est de vous lier. Pas seulement pour le sexe, mais parce que vous ne pouvez vous arrêter de repousser les barrières de votre intimité. Vous marchez à travers la ville, jusqu’au Driftwood Inn. Il te semble moins repoussant, tu traines moins les pieds d’y entrer. Au contraire, t’aimerais déjà pouvoir t’y téléporter. Tu la suis dans les couloirs, un sourire béat coincé sur tes lèvres. T’arrives plus à le faire partir. « Là c’est ma chambre. J’aurais même pas besoin de t’appeler pour te retrouver. » Tu désignes du menton la porte d’entrée, avouant l’info l’air de rien. Puis tu lâches sa main, pour mieux coller ton bassin contre le bas de ses reins. T’aimerais la laisser ouvrir la serrure en attendant sagement de ton côté, mais tu parviens pas à résister. Vous êtes même pas encore entré que t’as déjà envie de la caresser, t’es en manque de sa peau, de la chaleur qui en émane. T’es accro à votre proximité. Tu repousses ses cheveux roux, découvrant son cou. T’es vilain Côme, tu cherches même pas à te retenir. Tes lèvres viennent épouser sa nuque, ton souffle est déjà saccadé.  Tu sais pas si t’as envie qu’elle se retourne pour t’embrasser, ou qu’elle s’active pour ouvrir la porte d’entrée, t'es tiraillé. Ou ptete qu’elle va te repousser, toi qui est un peu pressant. C’est vrai que c’est pas grave si vous le faites pas, mais tu peux pas cacher que t’en as diablement envie.
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MessageSujet: Re: call it magic... call it true   Mer 4 Juin - 14:01

ton coeur palpite dans ta poitrine. le chemin pour arriver jusqu'à ton "chez toi" et à la fois trop long et trop court. tu sais que tu le veux, c'est une évidence, c'est quelque chose que tu ne peux refouler. oui mais. est-ce que tu devrais ? c'est une question que tu te poses souvent. et là encore davantage. t'as envie qu'il foule l'intimité de ta chambre, que vous vous créiez d'autres souvenirs. de nouveaux, plus intenses, plus passionnels. mais t'as peur de ce que ça engagera. parce que tu pourras plus être qu'une inconnue, qu'un flirt après ça. et lui non plus. mais l'a-t-il déjà été ? n'a-t-il pas encore été plus que ça ? si. bien sûr que si. dès que tes vêtements se sont étalés sur le sol sablonneux, dès que ses bras se sont renfermés autour de toi dans l'étendue d'eau salée, il est devenu une part de toi. il a scindé ton coeur en deux parties égales. une pour lui... une pour l'autre. et puis t'éclates de rire finalement, parce que jamais t'aurais imaginé qu'il n'était qu'à la porte d'à côté. jamais t'aurais imaginé qu'un homme, qui deviendrait important pour toi, ne serait qu'à la porte d'en face en attendant simplement que tu mettes le nez dehors pour te rencontrer et vivre quelque chose de beau, quelque chose de grand. alors tu décides de le taquiner, alors même que ton coeur se tape un sprint et essaie de quitter son logis. « je parie que tu vas devenir un stalkeur et me harceler sans cesse, du coup ! » tu ris. t'as mal aux jambes, de les avoir trop utilisées aujourd'hui. alors tu te reposes un peu plus sur tes béquilles et sur lui. ton pilier. tu commences à ouvrir la porte mais côme est déjà derrière toi, ses lèvres contre ta nuque. tu frissonnes, tes mains tremblent et tes clés tintent. la clé ne parvient pas à rentrer dans la serrure à cause de ta nervosité. tes joues sont pivoines. l'adrénaline brûle tes veines. enfin, la porte cède. tu te retournes alors et embrasse passionnément côme tout en reculant pour qu'il pénètre dans ton antre. voilà. c'est fait. la décision est prise, il est trop tard pour revenir en arrière. alors tu laisses tomber tes béquilles et tu donnes un coup faiblard du pied pour fermer la porte derrière lui. t'entoures tes bras autour de sa nuque et tu l'embrasses, tu dévores et butines sa bouche. c'est la chose la plus logique et la plus nécessaire à faire. as simple as a breath... you're my oxygen.
mais t'es super nerveuse, brume. tu as l'impression que tes jambes vont se dérober sous toi à chaque instant, tant tout ton corps tremble. alors tu te recules un petit peu, butes contre une chaise qui traîne et tombe les fesses par terre. tu ris nerveusement et propose : « je... peut-être que t'as soif ? » ça te fait bizarre de briser votre proximité et le silence qui prouve, implicite, de ce qui va suivre. en temps normal, il n'y a que la passion et le temps s'arrête ; s'accélère, d'une manière. là, t'as besoin de cette petite pause pour te remettre les idées en place et pour que ton myocarde se calme. mais dans tes prunelles brille toujours autant le désir. si il venait ne serait-ce qu'à te frôler une fois encore, tu ignores si tu saurais te contrôler. côme. c'est le seul nom, le seul mot qui soit assez puissant pour rester dans le néant de ton crâne. pour flotter dans les décombres de tes autres pensées annihilées. côme.
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MessageSujet: Re: call it magic... call it true   Lun 9 Juin - 16:32

Elle t’a drogué. Tu sais pas comment, mais tu le sens. Peut être que tous les pores de sa peau recrachent des substances addictives, et dès l’instant où tu l’as frôlé, tu t’es condamné. Ou peut être que ses lèvres étaient empoisonnées, comme celles de Poison Ivy, et même si tu le voulais, tu pourrais pas lui échapper. T’es un pirate envoûté par une sirène, un mâle embobiné par une menthe religieuse, une proie dans une toile d’araignée. Mais pour rien au monde tu voudrais t’en émanciper. T’es un junkie accro à elle. Tes poils s’hérissent, tes muscles frémissent. Quand tu la sens plus elle, tu sens ton corps tout entier lâcher, comme le manque d’une dose. Elle est la seringue qui glisse dans tes veines et qui fait battre ton cœur aussi vite qu’un grand huit. Tu veux pas que ça s’arrête. Tu l’embrasses comme si ta vie en dépendait, comme si elle alimentait un pacemaker que tu possèdes même pas. T’arrives plus à penser. T’es aliéné par votre proximité. Quand la porte cède enfin, tu recules machinalement, parce que dans ta tête tout a disparu. Il ne reste plus qu’elle, toi, et ce qu’il il est sur le point de se passer. Tu songes déjà à tout ce que tu pourrais lui faire, de quelle façon tu vas découvrir chaque parcelle de son corps dénudé. De tes lèvres, de ta langue, de tes mains. Brume c’est comme une maladie, elle fait monter la fièvre, et t’as qu’une envie : aller au lit. Tes doigts avides glissent sous les pans de ses vêtements auxquels tu as accès. Tu veux lui retirer son haut, le balancer loin. Tu sais même pas où se trouve le lit, mais tu t’en fous, parce que tu pourrais le faire n’importe où. Tu tiens plus. Et puis … elle s’écroule. Brutalement, tout est arraché, et tu comprends pas tout de suite ce qui vient de se passer. T’es frustré, mais tu ris. Tu présumes que t’es pas le seul à être complètement perturbé. Tu veux pas mettre ça sur le compte de ses jambes fragiles. Non, le moment est trop précieux pour ne serait-ce songer une seule seconde à sa difficulté. Tu l’aides à se relever. « J’espère que tu t’es pas fait mal. » Tu lui tends la main, et la redresse fièrement sur ses pieds. Elle est belle, le souffle coupé et les cheveux ébouriffés. T’as pas soif. T’as faim. Faim d’elle. Et ton regard ardent est le miroir de ce qui se passe dans le reste de ton corps. T’as chaud, t’as besoin de te consumer. « Non, merci. » Tu sais même pas comment t’as fait pour articuler. La chaise qui était au sol, tu la ramasses et tu te mets assis dessus. Tu veux pas précipiter les choses, même si ça veut dire passer par quelques banalités. Tes mains frottent tes genoux, tu sais plus quoi en faire. Elles qui a encore quelques secondes caressaient le bas de ses reins. « Y a que toi qui me fait envie. » Voilà, c’est dit. Tu maintiens ton regard dans ses yeux clairs, pour qu’elle puisse y lire tout le désir que t’éprouves. Ca te fait presque mal. Tu te sens comme un poisson qui vient de s’échouer sur la plage, sans air pour respirer. Y a que quand elle t’embrasse que tu parviens à t’oxygéner. Là, t’es en train de suffoquer. Ta poitrine est en train de marteler, comme si ton cœur était emprisonné et qu’il cherchait à s’échapper. Mais tu veux pas la presser. Elle t’es trop précieuse. T’aimerais lui crier ce que tu ressens, mais tes pensées ne parviennent pas à passer la barrière de tes lèvres rougies par ses baisers passionnés.
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MessageSujet: Re: call it magic... call it true   Ven 13 Juin - 9:14

le monde tourne, et finalement, la chute. brutale, sans égale. mais t'as pas mal, brume, non. t'es trop sonnée par ce désir qui t'arrache les tripes, ce désir qui papillonne si violemment dans ton estomac que tu crains qu'il ne le perce. la culpabilité est elle aussi très forte. je devrais pas. c'est ce que tu te dis, ce que tu te répètes. mais côme est là, côme c'est ton tyler. t'es sa marla. ça peut pas être autrement que comme ça. à sa question, tu tournes simplement la tête de droite à gauche : y'a rien à dire. la douleur finira par se réveiller, mais là elle est trop anesthésiée. tu prends sa main et il t'aide à te relever. tu reperds l'équilibre et t'écrase contre lui. mais vous ne tombez pas : tu sens les muscles de son torse contre ta poitrine. il est fort, il est musclé. avec lui, jamais tu ne pourras tomber. t'es déjà en manque de ses lèvres, en manque de sa langue contre ta bouche, contre ta peau. en fait, toi non plus t'as pas soif. tu bouillonnes ardemment, tes mains retournant fouiller son corps, passant toutes proches de la lisière de son pantalon, remontant sous son t-shirt pour dessiner le contour de ses muscles qui saillent sous la peau. il s'assoit, et tu fais la moue. t'as encore envie de le toucher. d'avoir de la proximité. ce qu'il te dit, ça te fait frissonner des pieds à la tête. ton coeur manque un battement, puis s'accélère d'un coup. l'adrénaline est là et ton coeur est prêt à envoyer davantage de nutriments partout dans ton corps pour que vous puissiez vous lier. le désir incandescent que tu lis dans ses yeux est tel que ça te fait l'effet d'un coup de poing dans l'estomac. mais un coup de poing agréable... et très violent. alors tu t'assois à califourchon sur lui. ça te donne l'impression d'être une prostituée ; d'être ce que les mecs qualifient de "salope". ça te plaît pas vraiment, mais tu sais que côme ne te jugera pas. l'amour, ce n'est pas forcément beau, pas forcément classe non plus. mais c'est nécessaire, là, maintenant. côme, c'est ton oxygène. t'as besoin de ses lèvres, besoin de lui en toi pour rester vivante. même si ton coeur manque de lâcher à tout moment. tu le surplombes légèrement, du fait que tu es sur lui. alors tu te penches et tu l'embrasses une nouvelle fois, tes doigts venant se perdre dans ses cheveux courts. t'aimerais lui crier ton envie de lui, ce que tu ressens aussi. mais pour ça, t'es pas douée. et t'as trop peur des répercutions, trop peur d'avouer... mais d'un coup, tu te redresses, plonge tes prunelles dans les siennes et dit simplement : « moi aussi j'ai envie de toi. tout de suite. ». tu ne peux pas faire plus clair pour lui montrer que les hostilités sont ouvertes.
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MessageSujet: Re: call it magic... call it true   Mar 17 Juin - 16:01

Tu pensais pas, Côme, qu’une rencontre pourrait bouleverser à ce point ta vie. Brume, elle est comme le doigt qui fait chavirer tous les dominos, elle chamboule, bouscule, te fais tomber au sol, complètement démuni. Sauf que t’as aucune envie de te relever. T’es bien là où t’es, tu réalises que c’est pas si horrible que ça d’avoir une faiblesse, de se sentir vulnérable. Parce que là tu l’es, et t’aimes ça, cette sensation de vertige, d’avoir presque mal au cœur tellement tu la veux. T’es fébrile, tu frissonnes à chaque fois que ses mains viennent épouser les courbes de ton corps. Chaque fois que ses ongles éraflent doucement ta peau. Tes musclent lui hurlent de ne jamais s’arrêter, mais elle écoute pas, elle est sourde à leurs supplications. T’es dans un grand huit émotionnel, dans un melting pot d’émotions, toutes plus intenses les unes que les autres. Et pourtant, vous avez encore tous vos vêtements. T’as même pas encore effleuré un dixième de ce que vous pourriez partager, et t’es déjà en extase. T’as conscience de la rareté du sentiment, alors tu le savoures, t’en abuses, tu profites de chaque seconde de votre proximité. Parce que tu sais pas de quoi demain sera fait. Tu sais pas si elle sera toujours accroché à toi, ou si la magie se perdra en même temps que vos ébats. Toi, ça t’arrive souvent. Une fois que votre attirance a été consommé, tu te réalises que finalement l’autre n’est pas si belle, ou pas si intéressante, qu’elle te correspond pas tant que ça tout compte fait. Tu te débarrasses d’elles comme d’un préservatif après l’union. C’est brutal, mais c’est vraiment ce que tu fais, Côme. Et tu t’en fous. Tu t’en fous parce qu’elles représentent rien pour toi.  Mais avec Brume, t’es certain que ça ne se produira pas. Pas pour toi, en tout cas.  Quand elle vient s’asseoir sur toi, ton désir monte encore d’un cran. T’aimes qu’elle exprime ouvertement son envie, qu’elle n’ait pas froid aux yeux, ça te fait perdre encore plus les pédales. T’es d’un naturel sauvage, t’as pas peur d’être entreprenant parfois, et t’aimes retrouver ça chez une femme. Chez elle surtout. Tandis qu’elle t’embrasse, tu laisses tes mains caresser ses cuisses, flirtant chaque fois un peu plus vers l’intérieur.  Sa peau douce de porcelaine, tes doigts la découvre peu à peu. Ils remontent jusqu’au bas de son dos, et s’emparant du tissu de son haut, le lui retire rapidement. Tu lui souris, parce que t’es heureux. Des étoiles brillent dans tes yeux. Tu la connais que depuis quelques heures, mais t’en as pas l’impression. Pour toi elle représente déjà bien plus qu’une inconnue avec qui tu vas partager un moment d’intimité. « T’es belle. » Ton regard la détaille, t’aimes ce que tu vois, ça te fait vibrer, comme une corde de guitare qu’on vient de pincer. Et tu l’embrasses, avec passion, fougue, avidité. Ton souffle se saccade, t’as du mal à respirer, et la sentir se frotter contre toi fait monter très vite ton excitation. T’es à l’étroit dans ton pantalon. Tes lèvres abandonnent sa bouche, mais uniquement pour mieux s’attarder sur son cou. Ta main vagabonde sur sa poitrine que t’emprisonnes dans ta paume. Tu colles son corps contre le tien, t’as besoin de sa chaleur. Tu veux lui donner du plaisir, tu veux la lier à toi pour autre chose qu'une simple nuit.
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