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 i'm gonna swing from the chandelier.

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MessageSujet: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyDim 18 Mai - 18:20

19:57. L'oeil rivé à la pendule, tu soupires doucement. Assis dans le fauteuil, Brume absente, l'appartement pour toi tout seul. Toi et le masseur, qui doit venir dans quelques minutes. Que t'attends avec un mélange de soulagement – pour ton dos – et d'adrénaline – pour l'inconnu. 19:59. Tes lèvres esquissent un sourire. Les pulsations de ton coeur deviennent celles de l'aiguille des secondes, qui tracent sa route en cercles serrés autour du centre, comme un satellite en apesanteur.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyDim 18 Mai - 18:29

20:05 - Merde, merde, putain de merde. t'es en retard, Ken. T'en es conscient, au moins ? T'es complètement à la bourre, et t'as oublié ton téléphone, donc tu ne peux même pas prévenir. Franchement, t'as fait fort, pour ton premier massage ... Là, t'auras de la chance si le type accepte de te laisser un pourboire ... Et étrangement, quelque chose te dit que ce ne sera pas le cas. Tu avances cependant, cours à travers les rues de Banff, avant d'arriver à l'adresse qu'il t'a indiquée via sms ... S'il s'agit bien de la bonne adresse ... Et là, tu t'arrêtes devant la porte, te recoiffes d'un geste de la main avant d'inspirer profondément et de toquer à la porte. En espérant qu'il ne sera pas trop fâché. Tu te promets que la prochaine fois, tu seras plus ponctuel. Il en va du bien-être de ta propre subsistance, après tout.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyLun 19 Mai - 7:13

Mais l'heure au fond, tu t'en fiches. Si certains y accordent une importance cruciale, ce n'est pas ton cas. T'as toujours été décalé par rapport à ça. T'as rencontré ton plus grand amour en étant en avance. Tu l'as perdu en étant en retard. Alors, l'heure... Quand les coups se font entendre à la porte, tu te lèves tranquillement. Quand tu ouvres la porte, tu avoues intérieurement que tu ne t'attendais pas à ça. Loin des clichés, tu t'imaginais simplement un type normal. Du genre deux ou trois kilos en trop sans être imposant. Des lunettes, ouais des lunettes un peu rondes, ou bien des lunettes de soleil simplement. Des cheveux clairs et bouclés. Aucune idée pourquoi est-ce que c'est cette image qui s'est formée dans ta tête. Le type en face de toi n'a rien à voir avec tout ça. Un regard aussi sombre que le tien, brun, une gueule d'ange qui donne juste envie de renier à vie le catholicisme. Tes lèvres se découvrent légèrement, découvrant une rangée de dents blanches et alignées. « bonsoir, merci d'être venu. » Tu t'effaces pour le laisser entrer, et refermes la porte derrière lui. Ken, qu'il disait s'appeler par sms. Sûrement un surnom, non ? Tu croises les bras, hochant doucement la tête. « bon, c'est la première fois que je demande un massage à domicile, donc j'sais pas vraiment comment ça se passe. vous voulez boire quelque chose avant, peut-être ? »
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyLun 19 Mai - 11:21

La porte s'ouvre alors, et toi, tu sursautes. T'es surpris, étrangement. Comme si tu ne t'attendais pas à ce qu'il soit réellement ici. Et pourtant, non, tu ne rêves pas. Un bellâtre vient t'accueillir avec ses belles rangées de dents scintillantes, et tu te sens bête, un instant, d'avoir auparavant pensé que tu avais été contacté par l'un de ces vieillards ridés à la peau toute fripée. De toute évidence, ce dénommé "Maevan" ne ressemblait en aucun cas au client que tu t'apprêtais à rencontrer ... Ou alors, son chirurgien plastique était également magicien à ses heures perdues. Cette deuxième éventualité te semble cependant bien moins probable que la première. Il te remercie d'être venu et tu ne trouves rien de mieux à faire que de sourire. Tu rentres, légèrement alarmé car tu es toujours méfiant quand tu mets les pieds chez un(e) inconnu(e), et ce, depuis ton plus tendre âge. Tu observes alors le décor autour de toi. Le mobilier. Les murs blancs. Tu te demandes si cet homme est ici depuis longtemps, ou s'il n'est que de passage, comme toi ... Après tout, tu ne sembles rencontrer que des gens de passage, ici. Maevan te ramène alors plus ou moins brutalement à la réalité lorsqu'il se remet à parler et tu l'écoutes, à demi distrait, avant de marmonner, comme à toi même :

- Non merci, ça ira. Est-ce que vous avez une table, un lit, un canapé ... Enfin, sur surface lisse sur laquelle vous poser ? Tu te doutes bien que oui, mais tu préfères demander, sait-on jamais. Tu n'oses d'ailleurs pas lui déclarer que c'est la première fois que tu masses de façon "professionnelle", des fois que cela pourrait le rembarrer. Tu tiens trop au pactole qu'il compte te donner pour faire une bourde pareille, il faut bien l'avouer.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyLun 19 Mai - 14:41

Deux surpris. Pendant qu'il observe l'appartement, tu l'observes toi aussi. Pas de photos sur les murs, une décoration qui, si elle existe, est signée Brume. Toi, t'es là comme un fantôme. Un voleur. T'as rien apporté de chez toi. Parce que t'as rien à ramener, à part deux alliances soigneusement cachées, un flingue qui l'est tout autant, et des souvenirs enterrés depuis longtemps. Toi, tu l'observes, lui. Avec un léger sourire, ou ce qui s'en devine. Ses mots te font lâcher un petit rire, à peine audible. T'as envie de lui dire que tu dors par terre, que tu manges par terre, que tu fais tout par terre. Mais tu décides d'être courtois. Ça n'tue pas. « j'ai les trois, oui. je ne sais pas ce qui est le plus simple pour vous ? » que tu lui demandes, en lui désignant la table ainsi que le canapé. Le lit est dans la chambre – sans déconner, il va pas se trouver sur le balcon en même temps. En attendant, tes yeux se reposent sur l'appartement. Si peu de temps encore que vous êtes là, tous les deux. Et tu lui as encore rien dit. Ni que t'étais pas celui que tu prétendais être, ni que t'étais pas là pour la vie.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyMar 20 Mai - 9:10

Il te dit qu'il possède les trois chez lui, et tu hoches de la tête, te disant que le contraire t'aurait été ... étonnant. En attendant, il te demande quelle option te conviendrait le mieux et, pour le coup, t'en as pas réellement une bonne idée. Tu te dis que la table risque d'être gênante pour lui, car certaines personnes n'aiment pas se retrouver contre une surface trop dure et plate. Le canapé te semble donc être l'option la plus logique, mais si celui-ci a un dossier et des accoudoirs, tu sais bien, sans être un expert, que c'est mort d'office. Alors, par élimination, tu lances le choix qui te semble le plus logique, d'un ton qui se veut assuré, comme si tu sais ce que tu fais :

- À moins que votre canapé n'ait ni dossier, ni reposes-bras, je pense que le lit est l'option la plus logique. Idéalement, un lit à une place, même si je peux également travailler sur du deux places. Tu n'es même pas sûr d'être assez bon pour ce métier, en réalité. Tu verras bien si cet homme te fait de bons retours ou pas, après tout. Si non, t'auras plus qu'à te tracer un nouveau plan de carrière. T'espère que ce ne sera pas le cas, cepenant, parce que t'aimes bien l'idée de gagner ta vie en musclant tes bras. C'est un peu pour cela que t'étais devenu garagiste, dans ton ancienne vie, d'ailleurs. Tu regardes alors Maevan d'un air interrogateur, comme pour lui demander où se trouve son lit ... Puis, voilà que tu hausses d'un sourcil, comme ça.

- Vous êtes surs que c'est la première fois que vous demandez un massage à domicile ? En tous les cas, c'est la première fois qu'il fait recours à tes services, c'est obligé ... Mais tu ne peux tout de même pas te défaire de l'impression que cet homme, tu le connais. Comme si, auparavant, tu l'avais déjà rencontré ... Mais où ? Et quand ? Et surtout, comment ?
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyMar 20 Mai - 13:27

Un lit. C'est parfait. En même temps, la table te semblait dure comme solution, et à ce qu'il en dit, le canapé n'est pas non plus si pratique que ça. Tes lèvres s'esquissent en un sourire. « mon lit est à deux places, désolé. » Et c'est là que ça te revient. Que sa gueule d'ange t'apparait, soudainement, comme singulièrement familière. Les poils de tes bras s'hérissent. Est-ce qu'il s'en souvient ? Ça n'en a pas l'air, mais comment en être sûr ? Toi, tu te souviens de quasiment rien, à part du réveil. Mais tu t'es vite barré de cette chambre d'hôtel qui ressemblait à bagdad. Après avoir récupéré ton flingue... qu'il avait trouvé. Shit. Ouais, c'est le cas de le dire. Mais tu ne laisses rien paraître, et lui indiques le couloir avant de partir devant pour aller directement dans la chambre. Là dans le couloir, Kira débarque en aboyant, faisant ensuite immédiatement la fête au nouveau venu. Tu la retiens par le collier. « kira, doucement, laisse-le tranquille. » Ah, cette chienne. Tu regardes la labrador, toujours avec le même mélange de rancoeur – comme si c'était de sa faute, tout ça – et de tendresse. Tu ouvres la porte de la chambre. C'est pas tant le bordel que ça. Comme le reste de l'appartement, tout témoigne d'une arrivée pas très lointaine. Sa question te désarçonne légèrement. Mais en relevant les yeux vers lui, tu remarques qu'il semble franc. Qu'il se demande simplement où et quand est-ce qu'il t'a déjà vu – car c'est bien ce que sa question sous-entend, n'est-ce pas ? « l'hôtel. » réponds-tu alors seulement, ton timbre déguisé sous un léger amusement malgré-tout. Ce black-out collectif avait eu quelque chose de romanesque, n'empêche. « bon, voilà le lit. il vous faut autre chose ? c'est pour mon dos, donc je sais pas, suffit juste que j'enlève mon t-shirt ? » En fait ce que tu ne lui as pas dit, c'est que tu ne t'es jamais fait masser tout court. Tu ne voulais pas y aller avec Raphaëlle, à l'époque, t'avais peur que le masseur soit trop beau, trop parfait, trop lisse. Trop mieux. C'était tellement simple pour elle de trouver mieux que toi. Depuis « l'accident », tu n'y es jamais allé non plus. Norah a bien essayé de t'y trainer, mais t'as toujours refusé. « j'enferme juste le chien dans le couloir, qu'elle ne nous gêne pas, je reviens. » Ça te prend environ vingt secondes, avant que tu ne fermes la porte et que tu te tournes de nouveau vers lui, avec sa belle gueule et son regard intense. T'as l'impression qu'il regarde jusqu'à travers toi.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyJeu 22 Mai - 18:29

Un lit à deux places. Tu soupires légèrement, avant de décréter, d'un ton calme, serein, presque assuré :

- Ce n'est rien. Je me débrouillerai. Il t'indique alors le chemin de sa chambre, et tu le suis, en silence. Tu observes l'appartement autour de toi, mais rien n'y fait : plus tu avances, moins tu as l'impression de ressentir de la chaleur et de la personnalité dans ce lieu. Moins tu as l'impression que quelqu'un habite réellement ici. Lorsque tu te faufiles au travers du seuil de la chambre de Maevan, tu es d'ailleurs accueilli par un désagréable aboiement. Voilà que tu sursautes, donc, malgré toi. Tandis que le bellâtre s'occupe à tenter de rassurer son animal, tu commences à te remuer les méninges, parce que tu te dis que ce visage et cette voix ne te sont pas inconnus. Tu contemples, en même temps, la chambre dans laquelle tu te trouves, qui semble ... Trop bien rangée. Toi même, tu n'es pas à Banff depuis bien longtemps, et pourtant, la tienne n'est que trop bordélique. Lorsque tu te rends compte que tu ne parviendras pas à le reconnaitre sans un peu d'aide, tu te décides à la lui demander, cette aide. À lui demander si il ne t'avait pas déjà appelé, auparavant. Sa réponse t'intrigue, pour ne pas en dire plus. Tu fronces des sourcils. Tu réfléchis. Tu te demandes bien ce que t'aurait été foutre dans un hôtel et pourquoi t'y aurais croisé ce mec et ... Puis tu te souviens de ce matin où vous vous étiez collectivement réveillés dans cette chambre sans savoir ni pourquoi ni comment, et tu commences à toussoter légèrement.

- Oui, je me souviens, en effet.

Tu ne dis pas mot de plus, car tu n'as rien de plus à rajouter. Il te présente alors le lit et te demande s'il ne lui reste qu'à enlever son tee-shirt. Oui, voilà. Et que tu t'allonges aussi, cela me semble logique. Tu souris alors, légèrement crispé, parce que tu te rends compte que tu es face au mec qui, à défaut d'avoir un révolver, faisait également partie de cette histoire dont tu n'as toujours pas eu le fin mot. Parce que oui, tu ne sais toujours pas ce qu'il s'est réellement passé dans cette chambre, cette nuit là, malgré les vidéos. Tu ne sais toujours pas ce que tu as fait, ce qu'il t'était arrivé, malgré la marque de la piqure ayant alors ornée ta peau. Tu ne sais toujours rien. Il te parle, mais tu n'entends rien. Tu le vois simplement sortir, le chien à ses pieds. Tu le vois alors revenir, fermer la porte derrière lui. Et tu clignes des yeux, perturbé, car cela t'évoque des souvenirs. De la première fois qu'un homme était entré dans une salle où tu te trouvais déjà et avait refermé la porte derrière lui. De ta première fois avec un homme. Ta gorge s'assèche alors, tu secoues légèrement de la tête, comme pour chasser ces mauvais souvenirs de ton esprit. Puis, tu dis, de ta voix rendue rauque par la déshydratation et l'émotion :

- C'est quand vous voulez, hein.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyJeu 22 Mai - 19:06

Ben encore heureux qu'il va se débrouiller. Tu n'vas quand même pas lui payer un supplément parce que t'as un lit double, mince alors. Dans la chambre, il s'installe une petite tension particulière, dès le moment où tu dévoiles le lieu de votre première rencontre. L'hôtel. T'as aucun souvenir de si tu as fait quelque chose avec ce type ou non – vu que visiblement, dans cette orgie, t'étais plutôt porté sur les mecs. Et quelque part, ne pas savoir se révèle être frustrant. Et que tu t'allonges, aussi. Bien sûr que ça semble être logique. Tu n'remarques même pas le fait qu'il puisse te prendre pour un débile, juste qu'il t'ait soudainement tutoyé. Tu repenses secrètement à tous ces films que t'as pu voir étant ado. Ceux avec la belle masseuse, et le mec parfait allongé, les yeux clos, et... Bon, bref. On va penser à autre chose, c'est pas le moment de se faire un super film là. Même si ça a de quoi relever du fantasme, quand même, avouons-le. Il t'a demandé quoi déjà ? Ah oui, de t'allonger, t'allonger... Parce que c'est qu'il s'impatiente visiblement. Toi aussi, t'as hâte. Soudainement, de sentir ses mains sur ta peau. Bon Mae, merde, arrête avec tes pensées à la con là. Bon allez allonges-toi. Ah, le t-shirt, d'abord. Tout d'un coup, l'idée de te dénuder devant lui t'embarrasses autant que ça t'excite. Pourtant, t'es loin d'être pudique. Puis, il a forcément dû te voir bien plus que torse nu pendant cette nuit étrange à l'hôtel. Allez, arrête de faire l'enfant. Tu retires ton haut, l'abandonnant sur le dossier d'une chaise. Tu relèves brièvement les yeux, croisant son regard une seconde, avant de le détourner. Et, sans un mot, tu te laisses tomber sur le lit, face contre le matelas – quel beau paysage... – sans vraiment savoir comment te mettre. Et comment est-ce qu'il va se mettre. Est-ce qu'il va genre comme dans les films se mettre à califourchon sur toi ? Bordel. Faudrait mettre en cage l'animal qu'y a au fond de toi et qui se réveille parfois. T'es pas dans un film porno là, t'es dans la vraie vie. C'est un mec – sûrement tristement hétéro – qui va te faire un massage. Point. Mais pour ton cerveau, c'est déjà trop tard. Avec un sourire légèrement charmeur, tu tournes juste la tête vers lui. « eh bien, je t'attends. » À ton tour de le tutoyer. Comme il l'a fait. Ça fait plus impersonnel, plus intime, tout d'un coup. T'essaies de penser à autre chose qu'à sa gueule d'ange, genre le cliché : des choux de bruxelles. Mais même ça, ça ne fonctionne pas. Tu sens s'élever en toi un drôle de sentiment. Un subtile mélange d'intimidation, d'impatience et d'excitation. Au diable les règles. Au diable tout court.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyJeu 22 Mai - 20:08

Il se déshabille. Le haut. Tu ne le regardes pas, par politesse, bien que tu sens bien que tes yeux commencent à fuir sur le côté, tentés à l'idée de découvrir ce torse que, pourtant, tu dois déjà avoir vu par le passé. Éventuellement, ton regard ne t'obéit plus et tes pupilles le fixent. Tu prends tout de même soin de les concentrer sur son visage, pour t'assurer de ne pas le mettre mal à l'aise, déjà parce que tu l'es actuellement bien assez pour deux. Lorsqu'il s'affale sur le lit, tu es d'ailleurs soulagé ... De ne plus avoir à regarder ce visage, ce visage expressif et évocateur d'une nuit dont tu ne veux et peux pas te souvenir. Tu inspires alors profondément, observant les belles courbes de ce dos bronzé, si lisse et plat, te disant qu'il faudra bientôt passer à "l'acte" - celui de pétrir sa chair comme de la terre glaise pour en soulager les douleurs. Alors pourquoi tu restes planté là, debout, comme un piquet, Ken ? Pourquoi ne t'avances tu pas ? Même Maevan semble impatient. Sa voix parvient jusqu'à tes oreilles, te fait tressaillir de surprise. Tu ne t'attendais, en effet, pas à l'entendre parler à nouveau. Les seuls sons qui devraient dorénavant sortir d'entre ses lèvres sont les légers râles, gémissements et occasionnels "là, ça fait mal" qu'il pourrait avoir envie d'exprimer tout au long de la session. Remettant en place une de tes mèches tombantes, tu avances alors, les doigts crispés. Serrant tes mains l'une dans l'autre, devant ton torse, tu craques alors tes articulations, comme pour leur rendre de la fluidité et du mouvement. Tu marches alors jusqu'à l'emplacement situé à côté de la taille de Maevan, puis te tournes de façon à faire face à son dos. Et là, tu poses l'une de tes mains sur son épaule gauche avant de suivre avec ton autre main.

- Surtout, n'hésitez pas à me le dire, si je vous fait trop mal.

Tu espères que ce ne sera pas le cas, mais on ne peut jamais savoir ni prévoir ce genre de choses. Puis, tu fermes les yeux. Tes doigts jouent avec son corps, tes mains caressent ses os, ses muscles, les particules de sa peau. T'essaies de te dire que tu pétris de l'argile, que tu manies de la terre, que tu n'es pas ici, ni là bas, ni ailleurs. T'essaies de te convaincre qu'un homme à moitié nu n'est pas là, sous la cascade de tes doigts ... Mais plus le temps passe, plus tu as du mal à nier que cette substance avec laquelle ta propre chair entre en contact est chaude et mouvante. Tu as du mal à nier que tu touches bien un autre être humain, là, et que tu as du mal à t'en tenir aux normes d'un massage conventionnel.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyLun 26 Mai - 14:36

Ton tatouage dans le bas du dos te brûle soudain. Et c'est toute ta peau, même, qui s'enflamme, comme si son regard y mettait le feu. Comme si le fait de savoir qu'il te regardait te rendait incandescent. Non, non, t'hésiteras pas à lui dire s'il te fait mal. Mais bon sang, tu sais pas pourtant, t'as l'esprit complètement déconnecté. Il te fout dans un état pas croyable. Il pose enfin les mains sur toi, et tu fermes les yeux, tâchant de te concentrer sur l'écran noir de tes paupières. Pas possible. Aucune volonté, Mae. Au bout de quelques minutes, tu gesticules. « attends. » fais-tu pour qu'il cesse, parce que ça en devient intenable. Parce que ses doigts font courir sur ta peau des milliers de petites étincelles qui te piquent, qui te brûlent, qui te donnent qu'une envie : te retourner, lui faire face, le toucher à ton tour. Et Mae, t'as pas le droit de penser à des trucs pareils. Voyons. Tu te redresses alors. T'assois en tailleur en fuyant un peu son regard. « désolé, mais c'est vraiment trop bizarre. » commences-tu seulement pour commencer, te grattant la nuque, légèrement gêné. Tu soupires. Exaspéré contre toi-même. Tu peux pas être normal, c'est trop demandé. Mais en même temps, t'imaginais vraiment pas que c'est un type pareil qui allait venir te masser. Un massage à domicile, en plus, on dirait le titre d'un film porno. Tu descends du lit, avant un léger rire. À peine audible, sous ton sourire auto-dérisoire. « je crois que j'ai juste besoin de me détendre avant, j'ai pas l'habitude de ce genre de choses. hm.. tu veux une bière ? » En ouvrant la porte, Kira bondit dans le couloir, de nouveau. Tu prédis qu'il te suit, ou peut-être pas, t'en sais rien en fait, mais tu traverses l'appartement pour gagner la cuisine. Ouvrant le frigo, tu en sors deux bouteilles de bière, s'il en veut une, il se servira. Direction la fenêtre, que tu ouvres pour t'y accouder, avant de sortir de la poche de ton jeans un paquet de clopes. Zen, Mae, Zen, pense à ta grand-mère Brandy, je sais pas moi. Mais pas au bel Apollon qui va débarquer de ta chambre. Et pas à toutes les idées saugrenues que ça vient bousculer dans ta pauvre cervelle de dégénéré. Pourtant, bordel, c'que t'as eu envie de l'embrasser ce type, depuis qu'il a franchit le seuil.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyLun 26 Mai - 17:19

Tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas ce que tu as bien pu faire de mal pour que Maevan se lève comme ça et se décidé à décamper, comme un lapin, sans même que tu n'aies pu réellement faire quoi que ce soit pour le lui masser, son dos. Voilà qu'il s'était relevé, t'avait expliqué qu'il avait besoin de se détendre avant de te proposer une bière ... Et toi, t'es là comme un con à te gratter le crâne avec ton index, car, pour le coup, tu ne sais réellement pas quoi faire pour le gagner, ton pactole. Tu te demandes d'ailleurs si tu devrais le poursuivre ou si tu devrais attendre calmement qu'il revienne ... Avant de te dire que ce fric, tu ne mens pas quand tu dis que t'en as réellement besoin. Alors tu retrousses tes manches imaginaires et tu te lances à sa poursuite, malgré toi. Tu le suis, silencieusement. Tu marches, avec un temps de retard, dans ses pas, suivant sa trajectoire, cherchant à le rassurer, au moins histoire qu'il puisse se rallonger sur ce lit pour que tu puisses le lui terminer, son massage. Lorsque tu sors de la chambre, il est déjà au frigo. Puis, voilà qu'il se pose à la fenêtre ... Et là, t'ose presque pas le déranger, parce que t'as réellement peur qu'il s'énerve et t'envoie donc chier. Tu marches donc, très lentement. Un pied après l'autre. D'un pas hésitant. Tu t'avances, et tu te poses derrière lui. Comme ça. À quelques centimètres de son corps. Et ta voix ... Ta voix prononce des mots qu'elle hésite à prononcer. Elle est calme. Fragile. Vulnérable, même.

- Vous savez, il n'y a pas de honte à avoir peur ...

Tu le fixes alors, intensément. En particulier, tu dévores ses épaules des yeux, en te disant que cette belle peau lisse ne demande qu'à être caressée. Mais un peu de retenue, Ken. Tu es ici pour travailler ... Et si la position que vous avez tous les deux à ce moment précis est plus qu'idéale, ce n'est ni le moment ni l'endroit pour te désaper. Alors calme tes ardeurs.
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MessageSujet: Re: i'm gonna swing from the chandelier.   i'm gonna swing from the chandelier. EmptyLun 26 Mai - 19:06

Tu ne l'entends même pas approcher, et comme tu tournes le dos au couloir, tu ne sais pas quand est-ce qu'il va arriver. Peut-être qu'il va partir, que tu lui fais perdre son temps, tout simplement. Ta main libre, celle qui ne tient pas la clope, frotte tes paupières. Ça te reprend. On approche de son anniversaire. Et ça bousille toute la lumière, ces périodes-là, parce que tu peux plus le lui souhaiter. Elle aurait eu vingt-quatre ans. Alors, tu n'dors plus. Alors, t'as des poches sous les yeux, et t'es lunatique. Tu fumes ta clope comme s'il s'agissait d'un masque à oxygène. Ou d'un masque à gaz. Ça convient mieux comme métaphore. Soudain, sa voix te fait très légèrement sursauter. À peine tressaillir en fait, mais tout ton corps se serre. Bon, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu ne sais pas pourquoi, tu comprends pas, mais ce mec te fait un drôle d'effet. Sa voix résonne à tes oreilles comme un appel. Entre main tendue et SOS. Tu le sens dans ton dos. Ça t'en donne la chair de poule, ou peut-être est-ce le vent frais du dehors qui te fait cet effet-là. Au bout de quelques courtes secondes, tu te retournes. Ton visage à demi camouflé par la fumée que tu viens de recracher, tu l'étudies du regard pendant quelques rapides instants. Tes prunelles viennent loucher sur ses lèvres. Puis remontent à ses yeux. « je n'ai pas peur. » répliques-tu, du ton de l'enfant à l'égo blessé. Peur, de quoi ? T'aimerais lui demander. D'un massage ? Ou d'avoir envie de toi ? Tu restes silencieux, complètement plongé dans un mutisme étrange, incapable de faire un pas ni même de reculer. T'en as pas envie, en réalité. Ta clope est finie. Fumée trop vite. Fumée trop acide. « on peut y retourner. » Comme si t'étais plus détendu, tiens. Ta bière à la main, t'en prends une gorgée, laissant l'autre ici – qu'il la prenne s'il le veut. Et tu te remets en route vers la chambre, tout en le frôlant légèrement au passage. Mais tu continues, le regard dans le vide, dérangé. T'as une pensée pour elle. Dans ta tête, tu lui dis : pardonne-moi. Tu lui dis, tu sais, c'est pas comme toi. Tu sais, moi j'sais pas. J'sais pas ce qu'y a entre toi et moi, j'sais pas si j'aurais deux fois l'occasion de vivre vraiment. Alors pardonne-moi. Tu inspires à fond, et t'assois sur le lit en l'attendant.
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