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 Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )

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MessageSujet: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Ven 16 Mai - 14:57

Tu marches au hasard des rues, au hasard de tout. Viendra ou viendra pas ? Le méchant loup, ton pire cauchemar ou tout simplement une âme charitable. Cap ou pas cap ? T’aimerais aborder quelqu’un. Vivre ton Carpe Diem. Tout oublier. Tout recommencer. Petite aventurière e l’Arche perdue. Tes pas laissent des traces comme le petit poucet semait son chemin dans la forêt …
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Ven 16 Mai - 17:05

Le grand méchant loup. Ça te va si bien, hein Mae ? On t'a toujours dit ça. Que t'étais le loup des histoires. T'as été celui de Raphaëlle, fut un temps. Et tu vas être celui de Brume si ça continue. Un loup, là seulement pour la dévorer, l'empoisonner. T'as rien à lui offrir. Rien sinon un intérieur calciné, brûlé par un incendie ravageur. Tu traînes sur la plage. T'as emmené Kira avec toi, ça te change les idées, une excuse comme une autre pour la promener. Puis, tu remarques des pas dans le sable. Alors, tu t'amuses à les suivre, comme un enfant. Et tu te permets de sourire un peu, délaissant tes problèmes sur le bord de la rive, comme des valises sur le quai d'une gare qu'on quitte.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Ven 16 Mai - 17:17

T’avance toujours plus dans cet univers encore inconnu. Ta voiture est garé ans une ru quelconque et toi, tu l’a laissée à l’abandon. C’est comme ça que tu te plais à vivre. Sans aucunes attaches. Tu ne sais pas combien de temps tu resteras à Banff. Si tu t’y installeras ou si tu repartiras comme une voleuse. Ainsi va la vie. Le Soleil se couche doucement à l’horizon. Tu t’arrête pour le contempler, offrant ton doux profil à l’homme qui te suit. Tu le vois du coin de l’œil suivre tes traces de pas. Alors, pour t’amuser, tu fais un cercle qui revient sur le chemin, un sourire en coin. Joue pas, pas avec moi car l’amour ça n’plaisante pas … Les chansons de ton pays hantent ta mémoire. Tu fredonnes. La France n’avait plus rien à t’offrir.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Ven 16 Mai - 18:11

Elle se met de profil. Est-ce qu'elle t'a vu ? Tu n'en sais rien. Tu sais bien que t'es pas invisible, mais t'as des réflexes de flic encore, parfois. Même si t'es censé être ici en vacances. Censé. Puis, elle repart. Tu baisses tes yeux aussi sombre que la nuit sur le sol. Reprend ta traque silencieuse et infantile. Les traces de pas. Tu t'aperçois soudainement qu'elles forment un cercle et t'arrêtes, avec un sourire amusé. La rusée. Elle le sait, donc. Tu ne l'entends pas fredonner, t'es encore trop loin. Sinon, peut-être qu'en reconnaissant la langue, t'aurais frissonné. Eu la nausée. Simplement pleuré. Tu continues de marcher, te rapprochant d'elle petit à petit, sans vraiment le remarquer. Peut-être que tes pas sont plus grands, à défaut d'avoir bloqués pendant des années.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Ven 16 Mai - 19:58

Il est là, en face de toi. Un fantôme que tu ne peux toucher, une présence qui ne fait que s’étioler. Veut-il de toi petite poupée ? Sera-t-il te tendre la main qui te fera définitivement entrer dans l’univers de cette si jolie ville ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais, en attendant, tu l’observes. Tu as roulé tellement de temps, tu as tellement voyagé que tu ne sais même plus comment aborder les gens. Tu n’as eu de contacts qu’avec des personnes censées être aimable pour leur travail. Tu voudrais lui parler mais tu as peur que ton accent soit trop prononcé pour que tes phrases soient compréhensibles mais si tu n’oses pas, qui le fera à ta place ? Le vent balaie tes cheveux ondulés et tes pensées. Il fait s’envoler tes doutes et tes peurs. « Vous voulez quoi comme trophée lorsque vous aurez fini cette chasse au trésor ? » Un sourire énigmatique se dessine sur tes traits.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Sam 17 Mai - 4:19

Vous voilà enfin face à face. Tu t'es arrêté, et tu l'observes, en silence. Le prédateur qui se repend de la vision de sa proie. Ôte-toi cette image de la tête, Mae. Tu n'es pas son prédateur. Tu fermes les yeux. Inspires doucement l'air salé qui te pique les narines. Dès qu'elle ouvre la bouche, un grand frisson te terrasse, un peu comme une vague géante. Tsunami de sensations. Encore une française. Tu reconnaîtrais leur accent entre tous. Pour l'avoir trop souvent entendu. Pour l'avoir surtout aimé si fort. Mais tu ne laisses rien paraître. Impassible, tes yeux l'observent, la scrutent, sans en devenir pourtant dérangeant. Son sourire mystérieux allume un confrère sur tes lèvres. « qui vous dit que je désire quelque chose ? » La présence de Kira te ramène à l'instant présent. Loin de la France, loin du jeu, loin des souvenirs et des enjeux. Elle vous dépasse, pour tracer et bondir dans l'eau. Tes yeux la suivent un instant. « peut-être qu'on pourrait simplement continuer à marcher ? » demandes-tu, de ta voix grave et posée, légèrement sensuelle, en penchant la tête sur le côté sans avoir cessé de l'observer.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Sam 17 Mai - 17:47

Il s’arrête face à toi et tu te laisses happer par son regard qui ne transmet aucunes émotions. Tu mets les mains dans les poches de ton jean et rentre un peu la tête dans tes épaules à cause du froid qui règne à Banff. Même en France il fait plus chaud. Tu l’observes en retour, souriant lorsque le chien passe entre vous deux pour aller se jeter à l’eu. Tu aimes les animaux. Un jour, il faudra que tu te trouves un compagnon, toi aussi. « Tout le monde désire quelque chose. Une voiture, un bijou, une personne … Ne rien désirer, c’est être comme déjà enterré. » Énigmatique petite poupée mais tu t’en fiches. Tu aimes jouer avec les mots, jouer avec les gens même si, parfois, tu t’y perds. Tu es différente. Tu es normale. Tant de contradictions … Tu te mords la lèvre inférieure et continue de sourire. Alors comme ça il veut marcher ? Très bien ! Tu te détournes et reprends ta marche, sans rien dire. Ainsi va la vie.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Dim 18 Mai - 18:09

Une personne. Bien sûr. Une personne. Ou deux. Une vivante. L'autre morte. Ou ni l'une ni l'autre. Peut-être un idéal, qui n'existe même pas. Ne rien désirer, c'est être comme déjà enterré. Et si elle avait raison, Mae, si elle disait vrai ? Alors tu s'rais déjà enterré ? Six pieds sous terre. Et pas depuis hier. Pourtant, tu ne montres rien. T'analyses, à l'intérieur. Sa voix, elle te dit quelque chose. Pas le timbre, l'accent. Comme celui de Brume. C'était le même qu'avait Raphaëlle. De ceux qui viennent de ce pays qui t'a fait connaître ta plus belle histoire. La plus tragique. Tu ne réponds rien, et reprends la promenade à côté d'elle, simplement. En laissant tes pensées, elles, partir à la conquête des grands espaces. Du ciel, de toute la galaxie, même. « vous êtes professeure de philo ? » que tu demandes d'un seul coup, brisant le silence d'une voix calme mais forte pour couvrir le bruit du vent en rafales. « parce qu'à vous entendre, vous dîtes ça comme si vous aviez étudié les pensées de tous les individus présents sur terre. » Tes lèvres se parent d'un petit sourire malicieux.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Lun 19 Mai - 16:37

Où aller ? Où chercher ? Où vivre ? Ces questions hantent ta tête sans vraiment te laisser en paix depuis que tu es partie. C’est facile de jouer la joie de vivre. Il faut sourire, sauter partout, toujours être de bonne humeur. Comédienne tu es, comédienne tu resteras. Tu noies tes peines de cœurs dans des lits avec des inconnus. Parfois tu le reverras, d’autres non. C’est la vie, on va s’aimer, on va danser … LA FERME ! Tes yeux se fixent sur le sol, sur le sable qui n’est constitué que de grains. Des grains volages, indifférents au temps qui passe. Pas comme toi. Un jour, tu auras mal aux genoux, mal au dos et peut-être un autre en toi. Un jour, tu donneras la vie, tu berceras la prunelle de tes yeux dans tes bras. Un jour, tu te courberas sous le poids es années, regardant tes enfants partir en les pointant du doigt. Un jour … Un jour, tu vieilliras. C’est comme ça. Et sa voix brise le silence. Un bruit sans couleurs qui t’avait plongé dans une profonde réflexion. Un mince filet de sourire étire tes lèvres et tu lèves alors le visage vers l’horizon. Tes cheveux blonds reflètent le Soleil couchant comme un miroir. Une cascade d’étoiles. « J’aurais pu, c’est vrai. Mais non. » Pas plus, pas moins. Quelques mots. C’est suffisant. « J’aime être dans la tête des gens, imaginer leurs vies, ce qu’ils ont vécu. C’est de là que me viens mes histoires, les mots que je couche sur le papier. Je suis écrivain alors si je peux philosopher un peu de bonheur, donner aux personnes une autre existence, je le fais. » Tu te décales brusquement, laissant l’eau glacée venir lécher tes jambes et tremper ton slim et tes Converses. C’est ainsi que tu vois ton destin. Empli de douleurs et de joies. Un froid glacé qui enveloppe un feu ardent. « Et vous ? Vous êtes scientifique pour hasarder autant de supposition ? » Tu encres tes pupilles dans les siennes, laissant le Canada te transformer en statue d’appréhensions.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Lun 19 Mai - 19:24

Trop de questions tuent les questions. Mae, tu t'en poses pas assez des questions. Ou trop, peut-être. Alors, tu mets ton cerveau sur pause. Tu la regardes, seulement. Tu te demandes si le soleil l'embrases comme ça tous les jours. S'il vient parer ses cheveux d'un halo rougeoyant comme ça avec autant de beauté souvent. Tu t'dis que t'aimerais revoir ça. Tu l'écoutes. Elle te raconte, elle t'explique. Ecrivaine. Oh, ma chère, ne voudrais-tu pas écrire un livre sur moi ? Tu sais, mon histoire, elle ferait ton prochain best-seller. Tu ne dis rien de tout ça. Ton histoire n'est faite qu'à être brûlée. « tu donnes une autre vie aux personnages que tu crées. moi par exemple, tu pourrais me donner une autre existence. » Tu sais même pas si tu le voudrais vraiment, en réalité. Ta douleur, c'est tout ce qu'il te reste, en fait. Tu t'y accroches, sournoisement. C'est malsain, mais si ça t'anéantis, ça te fait survivre en même temps. Contradictoire dérision. Tu l'as tutoyée, sans vraiment t'en rendre compte. Par habitude, et parce qu'elle a de toute façon l'air plus jeune que toi. Comme tout le monde, ici. Tu prends cent ans dès que tu vois l'éclat juvénile dans leurs prunelles. « non, mais j'aurais pu aussi. en fait, je voulais même être médecin. urgentiste, plus précisément. » Un léger sourire habille tes lèvres, avant qu'elles ne se dévêtissent pour redevenir neutres. On s'en fiche de tes espoirs et de tes rêves, Mae. Tes yeux se sont reposés de nouveau droit devant toi. Soudain, y a comme le poids de ton arme contre ton flanc. Pourtant, tu l'as laissé chez toi. Comme si ça allait t'alléger d'un poids. Du poids de la raison de ta venue ici. « mais je suis devenu flic. à la criminelle. » Tu sens son regard sur ton visage, alors tu tournes simplement la tête, et vos yeux se rencontrent, comme deux inconnus que vous êtes. « vous êtes française. » Ce n'est même pas une question. Et curieusement, t'as repris le vouvoiement.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Mar 20 Mai - 8:31

Tu es enveloppée par le froid. Tu es folle petite Alice mais je vais te dire un secret, la plupart des gens biens le sont. C’est pourquoi tu n’as pas à craindre de te transformer en glace car ton cœur battra toujours pour quelqu’un, quoi qu’il arrive. Mais tu l’as fui cet homme. Tu as fui tout ce qu’il pouvait t’offrir par peur alors tu es sûrement la congénère de cette température. Tu n’as pas de sentiments dira-t-on. Mais les gens ne cherchent pas plus loin que le bout de leur nez. Ils ne savent pas ton passé, ne connaissent pas ton avenir. Ils s’inventent voyants alors qu’ils ne sont que de pauvres humains sans compassion. Tu commences à trembler dans cette eau. Il est peut-être temps de ressortir poupée. Poupée déchirée, poupée défigurée mais poupée debout et toujours animée. Tu n’as plus aucuns fils. Pas comme avant … Tu t’avances vers lui, tes bras frêles entourant ton corps. « Pourquoi devrais t’inventer une vie ou au moins un passé ? Tu en as un et c’est ce qui fait ce que tu es aujourd’hui. Nous nous construisons avec nos forces et nos faiblesses, nos réussites et nos défaites. C’est comme ça que nous apprenons et que nous pouvons nous tourner vers l’avenir. Alors un roman avec ton prénom oui mais pas avec ton histoire. » Un haussement d’épaules pour finir tes arguments. T’aurais bien aimé réécrire ta propre vie mais hélas, comme tu viens de le dire, ce n’est pas possible. Ton regard se voile d’une pierre et ne laisse plus rien transparaître. Maîtresse des illusions. Tu lui avais rendu son tutoiement plus par politesse que par réel envie. On t’a toujours appris la bienséance même si désormais, tu essayes de t’en détacher. Mais certaines habitudes perdurent et s’incrustent dans les chairs. « Sauver des vies, c’est honorable. Et pourquoi aller dans cette branche ? » Tu avais repris ta route vers l’inconnu. Tu ne sais pas s’il t’avait emboité le pas mais tu n’avais plus envie de t’en soucier. Tu ne voulais pas d’attaches ici. Un jour, tu sais que ton cœur finirait par te trahir et tu l’oublieras. Marlon. Mais pas maintenant. Tu veux faire ta grande, t’échapper de tout. Vos yeux s’effleurent et se touchent. Tu te retournes, le vent amenant tes cheveux devant toi comme une eau orangée encadrant ton si doux visage. « L’honneur est toujours sauf. Vous continuez de sauver des vies. » Un faible sourire. Oui poupée, tu ne lui arrives pas à la cheville. Tu te trouves en bas de l’échelle. « Je suis peut-être Française mais je suis aussi d’ailleurs. Je voyage avec mes livres, je rencontre de nouvelles cultures. Alors on va dire que je suis le Monde. » Toujours énigmatique, toujours philosophe. Tu reprends encore ta route, allant sur la digue. Tu sautes sur le muret pour t’y asseoir et regarde le ballet des mouettes dans le ciel. Tu inspires à pleins poumons l’air iodé et ferme tes yeux émeraude. Tu es bien ici. « Je m’appelle Avalon. » Tu ne sais pas s’il est encore là, s’il t’a suivie mais dire ton prénom te libère en quelque sorte. Tu sais que tu vas t’attarder à Banff. Ça y est, tu t’y es attachée à cette bourgade.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Mer 21 Mai - 5:57

Tu l'écoutes. Tu n'es pas d'accord, mais ne la contredis d'abord pas. On t'a appris à écouter. À garder tes idées décalées pour toi. Elle a raison, au fond, la demoiselle. Mais ce qu'elle ne comprend pas, c'est que tu ne veux plus être toi. Que tu te détestes. « tu as raison. mon histoire ne mérite aucunement d'être contée. » Plutôt oubliée, en effet. Arrachée de ta mémoire à vif. Si seulement tu le pouvais... Tu la regardes se mouiller. Restes sur la berge, comme un effarouché. Tu la regardes comme s'il y avait un fossé entre elle et toi. Des siècles entiers. Elle doit avoir la vingtaine. Moins de vingt-trois en tout cas. Ou un truc comme ça. T'as toujours été nul pour détermine les âges des autres de toute façon. Toi, quel âge te donne-t-elle ? Peut-être moins que réellement. Peut-être plus, en voyant les rides des blessures dans tes yeux. « ma mère a fait une attaque quand j'avais onze ans. j'avais entendu les médecins dire que si on s'en était rendu compte plus tôt, et qu'ils étaient donc venus plus rapidement, on aurait pu la sauver. c'est ce qui m'a donné envie d'être urgentiste. » Pourquoi flic, alors ? T'en sais pas grand chose, au final. Juste comme ça. Parce que tu t'es détourné. Pour elle, tu sauves des vies. Tu hausses doucement les épaules, sans la regarder. « pas vraiment. mon job, c'est plus souvent de retrouver les assassins une fois que la victime a été tuée, vous savez. mais parfois, on arrive à le faire avant. » Tu soupires. Raphaëlle. Elle, t'a pas réussi. T'avais voulu jouer. Passionné par une enquête démesurée. Un truc « de dingue ». Car ce tueur en série, il était dingue, oui. Mais tellement intéressant, tellement intelligent. Tu t'étais lancé corps et âme dans cette enquête. Tellement que lui-même, ledit assassin, s'en était rendu compte. Et il avait décidé de te mettre en garde. Qu'il fallait arrêter. Y avait eu deux mises en garde. La première, tu l'as prise à la rigolade. Comme un défi. La deuxième a anéanti toute ton existence. Tu sors de ce douloureux épisode mental pour te concentrer sur elle, et ses cheveux blonds. « vous avez de la chance d'avoir pu voyager si jeune. » Toi, tu l'as jamais fait. Le seul endroit où tu sois allé en dehors du territoire américain, c'est la France. Ah, Paris. Tu la rejoins sur le muret, d'un pas plus calme. Avalon, c'est joli. Ça n'sonne pas du tout français à tes oreilles, plutôt américain justement, mais tu ne dis rien. « maevan. » Tu t'assois à côté d'elle sur le muret, observant le ciel et ses couleurs sombres. Le cri des mouettes te rend nostalgique. De chez-toi. De ta cité des anges. Silencieux, ne sachant pas quoi rajouter, tu restes muet, plongé dans un mutisme respectueux. Le silence est d'or, comme on dit.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Mer 21 Mai - 17:35

Assise sur ton muret, tu regardes les vagues déferler jusque vous. Tu ne réponds pas à ses paroles. Tu es perdue. Tu cherches ton chemin dans les méandres de ton esprit. Tu cherches l’engrenage qui te remettra sur pied et te feras revenir sur les rails. Une ligne droite, toute tracée, bien plus agréable que ce sentier sinueux rempli de branchages dans lequel tu marches en ce moment. Tes souvenirs sont des marécages emplis de bactéries. Tu as honte de ton passé. Tu ne détournes pas les yeux de leurs visages, c’est eux qui le font. Les fantômes de ta douleur. Des spectres qui te rient au nez. Lâche ! Lâche ! Lâche ! Tes paupières se ferment sur l’écume des vagues et ces mots s’impriment sur ta rétine, continuant de scander un slogan blanc électrique sur fond noir. « La mienne non plus ne mériterait pas d’être contée …Je ne sais que faire souffrir les gens qui m’approchent. Comme un poison. » Le bleu de tes iris se voit apparaître à nouveau. Tu frissonnes. Marlon ne méritait pas que tu le traites ainsi. Tu as écrit es livres, tu inventes des histoires mais la tienne, qui l’écrit pour toi ? Tu es libre poupée. Mais seule. Avec tes démons. Tu ne sais pas pourquoi tu n’as pas répondu plus tôt à ses paroles. Pourquoi tu aimes faire de longs monologues. Peut-être que t’entendre parler te montre que tu es vivante malgré tout même si ton cœur, métaphoriquement, a cessé de battre depuis longtemps. Tu aimes trop l’alcool pour l’Alzheimer temporaire qu’il te provoque. Le sexe pour le plaisir joué qui te contamine les veines. Les livres pour te montrer une vie que tu n’auras pas. Alors si tu devais te décrire, tu dirais que tu es un livre à la couverture rutilante mais aux pages tâchées d’encre qui masque des mots qui le rendent invendable. Il finira donc sa course sous les flammes. Toi, tu iras en Enfer. Tu n’es que pêchés. Tu n’es qu’ombres. Tu ne mérites pas la lumière poupée. Poupée désarticulée. Poupée cassée. Poupée en miettes. « Parfois, la vie nous échappe. Elle nous glisse entre les mains et nous ne contrôlons plus rien. Et si, en lui faisant le massage, vous lui aviez cassé les côtes, abîmé un poumon ? Vous vous seriez sentis responsable durant toute votre existence. Vous auriez tué votre mère, celle qui vous a offert le droit de respirer. » Tu fouilles un instant dans ton sac pour poser tes lunettes de soleil sur ton nez. Le Soleil n’est presque plus présent mais il cache tes yeux embués de larmes. Tu n’es pas faible. Tu ne le seras jamais. Du moins, pas devant les autres. Juste devant ton miroir, entourée de ténèbres. « Mais si l’assassin assassine, il peut recommencer encore et encore alors d’un côté, c’est un mal pour un bien. Si ça permet de sauver d’autres vies. » Tu baisses le visage, laissant tes cheveux cacher la partie qui te permettait d’être visible à ses yeux. Tes mains agrippent la pierre et tes articulations blanchissent. Tu ne vas pas pouvoir te contrôler pendant des heures. Tu trembles poupée. Te transformerait-u en feuille ? « Ce n’est pas de la chance, c’est un choix. Des années d’économies ou une famille richissime qui n’a rien à faire de ce que vous voulez réellement. » Un sanglot t’échappe que tu masques derrière une légère toux. Tu t’es trop dévoilée. Ce n’est pas dans tes habitudes. Parler te ferait du bien mais il n’est pas psy et tu n’es pas sa patiente. Tu te lèves donc précipitamment et lui tourne le dos pour masquer les larmes qui s’écoulent sur tes joues comme autant de joyaux perdus. « Enchantée d’avoir fait votre connaissance Maevan. Prenez soin de vous. » Tu as ajouté cela mais tu ne sais pas vraiment pourquoi. Si c’est pour te rassurer ou lui apporter ton soutien. Quoi qu’il en soit, tu te mets tranquillement à marcher comme si tu ne portais pas tous tes regrets sur tes épaules. Comme si ta vie était teintée du plus joli rose qui soit.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Jeu 22 Mai - 4:47

Comme un poison, dit-elle. Mais toi, alors ? T'es pire que le cyanure, Mae. T'as aimé, une fois, très fort. Trop fort. Aveuglé par l'amour, aveuglé par l'ambition, tout est parti en lambeaux. Tu l'as aimé si fort que ça l'a tuée. Alors, un poison ? C'est un euphémisme. C'est encore trop inoffensif pour ce que tu es vraiment. T'aimerais lui dire que c'est faux. Mais tu restes muet. Parce que t'en sais rien, au fond. Parce que tu l'as connais pas. Tu regardes l'océan devant toi, comme borné dans une issue sans fin. Un échappatoire aux murs sanglants, aux couleurs brutales. Ses mots réveillent soudain en toi quelque chose d'incontrôlable. Une bête pire que le loup, car c'est lui d'habitude que ça réveille. Là, tapie dans l'ombre, c'est comme un ours. Un hybride incontrôlable, quelque chose d'immensément agressif. Toi, t'appelles peut-être ça un ours. Les gens normaux, eux, ils appellent ça la colère. « ma mère est morte de toute façon. » siffles-tu entre tes dents comme un serpent. Comment peut-elle oser dire que tu l'aurais peut-être tuée ? Tuée ou pas, elle a crevé de son attaque. T'as même pas pu essayer de la sauver. Alors ouais, t'aurais pris le risque, même si t'avais que onze ans. Tu n'te reproches rien. Tu ne t'es jamais reproché la mort de ta mère, parce que t'étais qu'un gosse, et qu'elle n'a fait aucun bruit en tombant. Personne ne s'en est vraiment voulu. C'est un coup de la malchance, comme on dit. « par contre, j'ai tué ma femme. » C'est sorti tout seul. À la fois d'une voix très basse, comme un secret, avec un timbre tremblant. De peine, de colère, de frustration. T'es frustré, oui, d'avoir eu à lui dévoiler ça d'un seul coup. Qu'est-ce qu'elle en a à faire ? Serrant les poings pour te calmer, tu détournes le regard, transperçant l'écume de leurs poignards noirs. Calme-toi, Mae. Elle n'a rien fait. C'est toi, le coupable. Flic et coupable à la fois, mais quelle belle histoire. Tu essaies de faire redescendre la pression, mais comme un animal blessé, dès qu'on essaie de te toucher, même pour t'aider, tu sors les crocs. Elle veut sûrement t'apaiser. Mais, contradictoirement avec toi, ça produit l'effet inverse. « certes, mais il y a quand même pire comme choix forcé que de faire le tour du monde, si vous permettez. » Tu crois entendre un sanglot. Est-ce que c'est toi ? Toi, qui la fait pleurer ? La seule pensée suffit à te faire redescendre six étages plus bas. La colère s'efface, laissant la place sur ton échine d'animal blessé à la honte. Une honte cuisante. Tu n'oses même pas la regarder. De toute façon, voilà qu'elle s'enfuit. Que tu l'as faite partir. La peine, mêlée à une sorte de culpabilité douce-amère, te serre la poitrine. Quelqu'un de raisonnable, acceptant ainsi la moisissure de son être, l'aurait laissée filer. Parce que c'est sûrement le mieux pour elle. Le problème, c'est que t'as jamais été quelqu'un de raisonnable. Quelques instants seulement après, tes pieds soulèvent le sable pour la rattraper. Ta main se pose sur son épaule avec douceur. Pourtant, tu t'accroches. C'est comme si tu venais de l'empoisonner un peu, elle aussi. « avalon, je suis désolé... je.. me contrôle pas toujours, même si ça doit sembler être une excuse bidon. c'est la vérité, et je ne voulais pas vous blesser. » Penaud, tu laisses retomber ton bras le long de ton corps. Tes iris d'encre cherchent timidement les siens. T'as l'air d'avoir treize ans, tout d'un coup. Alors que t'en as plus que le double.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Ven 23 Mai - 10:27

Les minutes s’éternisent et tu sais que tu as dit une parole de trop. Tu ne seras jamais la bonne petite fille, celle qui sourit au photographe et va aider les gens en peine. Non, tu ne réfléchis jamais. Tes actes, tes paroles, c’est ton impulsivité qui prône. Tu te crispes alors qu’il te crache ses paroles au visage. Tes mâchoires se serrent et tu te sens encore plus coupable. Même en changeant de pays, tu continues  de semer ton venin derrière toi. Vipère. Un autre surnom de ton passé qui te hantera à jamais. Petite fille riche qui n’a jamais connu l’opulence de l’amour. Tu as été la rebelle, la fille à abattre alors qu’elle joie lorsqu’ils ont appris que tu allais te marier et continuer tes études d’architecte ! Mais tu as tout brisé comme un enfant qui écrase son château de sable. Tu n’es pas propriétaire du bonheur. Tu en es locataire et lorsque tu ne paie pas le loyer, il s’en va sans laisser aucune trace. Tes biens sont pris par la justice et il ne reste que le vide comme compagnon. C’est ainsi que l’on devrait définir le bonheur. Du court terme. De beaux mensonges. Ses paroles te transpercent l’une après l’autre. Il a tué sa femme. Tu as tué votre amour. Il y a pire comme choix que de faire le tour du monde. Il y a meilleur moyen pour fuir ta famille. Tu trembles. Tu as froid. Elle est ressortie et tu ne peux rien contrôler. Pourquoi ses mots t’atteignent à ce point alors que cela fait des années que ta carapace était en place ? C’est pour cette raison que tu décides de fuir. Tu te lèves, tu dis quelques mots et tu lui tournes le dos. Il n’a pas besoin de tes paroles pour l’apaiser. Tu n’es capable de rien. Vipère. Sa main se pose sur ton épaule. Non, pitié. Tu suffoques mais t’arrête néanmoins. Tu ne retiens plus rien, la digue se rompt et tu fonds en larmes. « J’ai déjà fait souffrir trop de personnes. Vous n’avez pas à être une autre victime. » Tu te tournes légèrement vers lui, les yeux brillants. Ton menton tremble et tu as énormément perdu de ta superbe. Tes épaules sont basses, ton dos courbé. Tu n’essaye plus de lutter. « J’ai fui ma famille pour vivre et ne pas me taillader les veines. J’ai abandonné ceux qui m’aimaient. Je suis un poison ambulant. L’épine d’une plante vénéneuse. Je ne sais faire que souffrir. Et vous voulez savoir ? J’ai fini par croire les ragots ! » Un rire sans joie s’échappe de tes lèvres et tu écartes les bras comme pour lui montrer que tu es bien cette marie couche toi là que les gens voyaient. « Je couche. Je bois. Et même si je change, je serais toujours la pute de Paris pour ma famille et le reste de l’aristocratie. » Tu recules en trébuchant, t’éloignant le plus possible de Maevan. Tu as peur de lui. Il te fait devenir fragile. « Je vous conseille de partir avant que la vipère des bas fonds ne vous contamine. » Tu souris froidement et tes yeux se glacent. Le vent balaie tes cheveux qui cachent alors ton visage. T’aimerais dire quelque chose sur sa femme. Lui tendre la main. Lui demander pourquoi, tout simplement. Mais tu dois laisser de l’espace entre vous. « Et je suis désolée pour votre femme. » Tu baisses les yeux et regarde les pavés du bord de plage. Tu n’es plus que noirceurs à présent.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Dim 25 Mai - 17:00

Il y a comme un éclair. Un électrochoc. Quelque chose qui la fait soudainement passer de l'autre côté. Qui dévoile la partie d'elle qu'elle ne montre pas, tu le devines bien. Toi aussi, t'en as une. Mais pour briser la carapace, faut frapper fort. Faut frapper bien. Tu vois les larmes qui inondent soudainement la marée de son visage. Ça te brise le coeur. T'aimerais lui dire : arrête ! Arrête de pleurer, bon sang. Pardonne-moi, j'voulais pas. Mais tu dis rien. T'as les lèvres cousues, rendues muettes par sa peine à découverte. Ça t'intimide, toi, de voir les gens si mal en face de toi. Parce qu'alors, tu sais pas quoi faire. Alors, tu la laisses tout te cracher à la figure. Tu te prends des déferlantes de mots poignants, de ceux utilisés pour faire les harpons. Elle a une image bien noire d'elle-même, forgée sûrement à cause des autres. De ces autres, qui sont tout le mal qu'on peut subir. « L'enfer, c'est les autres ». Dieu que Sartre avait raison. Mais l'Enfer, c'est aussi toi. Et ça, t'en es parfaitement conscient. Lorsque ses dernières syllabes percent la quiétude effrayante du décor, tu restes encore muet pendant quelques instants. Incapable de vraiment réagir. Putain, trouver les bons mots, ça n'a jamais vraiment été ton truc. Ton regard n'est ni compatissant ni même attendri. Non, il est juste neutre, voire habituellement sombre. Déstabilisé par ses larmes entremêlées de sourires glacials, tu essaies d'aligner dans ta tête deux pensées l'un à la suite de l'autre, mais c'est comme un peu compliqué. « on s'en fiche, d'eux. » que tu lâches enfin, dans un soupir décontenancé. « d'autres ne te voient pas comme ça. moi, par exemple. » Le tutoiement. C'est venu tout seul. Peut-être parce que, si elle te semblait déjà jeune, là t'as carrément l'impression d'avoir quarante balais et d'être face à ta fille. « sauf que je ne partirais pas. » Elle a reculé. Toi avancé, du même nombre de pas, comme pour conserver la même distance entre vous deux. Ce qu'elle ajoute au sujet de ta femme t'arrache un léger frisson. Un instant – court, très court – tes yeux se perdent dans le vide. Dans le souvenir de ses yeux, de son sourire, de sa voix. « il ne faut pas. je l'avais sans doute mérité. » À trop courir après l'impossible, on finit par trébucher. Toi, t'as même pas réussi à te relever. Juste bon à creuser, encore plus profond. Parce que même quand on croit avoir touché le fond, on s'aperçoit que le fond est encore plus bas qu'on ne l'imagine. Tu n'ajoutes rien d'autre. On n'est pas là pour parler de toi. Ni de Raphaëlle. « quel âge as-tu, avalon ? » lui demandes-tu soudain, de ta voix toujours sur la même note : calme et basse. Comme un murmure en un peu plus fort. Tes iris noirs fouillent les siens à la recherche d'une lumière, à la recherche de quelque chose à quoi te raccrocher. À quoi vous raccrocher.
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MessageSujet: Re: Vis sous le Sunlight des tropiques ( ou pas )   Jeu 29 Mai - 17:46

Il te retenait par ses paroles et son regard. Il semblait te dire viens, n’aie pas peur, je ne vais pas te faire de mal. Mais, ces gens-là, tu les évites comme la peste parce que tu ne fais confiance à personne. Ils te prennent dans leur chaîne et tu te sens totalement nue face à eux. Ils te scrutent et semblent t’ouvrir le cœur. Tu te révèles alors faible, complètement amorphe. Tu ne peux et ne veux pas être comme cela car, être lâche, c’est s’avouer vaincu. Tu tentes de redresser tes épaules mais le chagrin est plus fort. Pour la première fois dans ton existence – ou presque – il vient de gagner la partie. Marlon te connaissait. Trop. Il en a payé les frais. A son insu même s’il t’avait dupée dès le départ. Mais putain, ce jeu en valait la chandelle. Il était parfait. Extrêmement parfait. La crème de la crème. Tu revois encore ses yeux bleus. On disait de vous que vous étiez les deux extrémités d’une âme qui ne pouvait que se souder. Tes yeux azurs, ses yeux lagons. Ton côté impulsif, son caractère réfléchi. Le feu et la glace. Quel prodigieux mélange ! Un frisson t’échappe et tes pupilles se dilatent. Un fantôme est apparu dans ton champ de vision. Le voilà qui court, vers toi. Pourquoi m’as-tu abandonné Ava ? Il a le même visage peiné que lorsque tu es partie en courant dans l’allée de l’Église. Cependant, sa silhouette s’évapore. Un fantôme est censé rester derrière toi. Il y est même obligé. C’est la science qui le détermine après tout. « Tu ne me connais pas. Comment peux-tu me voir d’une quelconque manière ? » Tu redresses le menton. Tu attaques. C’est la meilleure chose à faire pour te préserver même si tu sais que la corde sensible est déjà bien touchée. Tu ne veux pas rendre les armes. Pas tout de suite. « Alors reste. » Oui, que peux-tu faire d’autre désormais ? Vous êtes aussi têtus l’un que l’autre. Tu ne réponds plus et t’enfermes dans le silence. Ton regard se perd au loin et tu t’assois sur le sol. Tu es fatiguée, écrasée. Tu n’as plus de forces et la terre reste le meilleur endroit pour te ressourcer. De là où tu es, tu te sens petite. Frêle. Tu n’as aucun repère dans cette ville. Mais tu lèves la tête pour l’affronter parce que cet homme que tu viens de rencontrer, qui t’offre son humanité, n’a pas le droit de souffrir. « Personne ne mérite de perdre l’être aimé. » Tu traces des ronds sur le sol avec un caillou trouvé près de toi. « J’ai 23 ans mais parfois, l’âge ne définit pas ce que l’on a vécu. » Philosophe un jour, philosophe toujours. Tu jettes l’élément au loin et redresse une nouvelle fois ton regard. « Et toi ? »
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