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 COMME ELLE VIENT.

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MessageSujet: COMME ELLE VIENT.   COMME ELLE VIENT. EmptyVen 9 Mai - 10:53

comme une flèche, comme un pieu.
c'est un peu ça ouais, putain c'est un peu ça Scå. tu t'en sors pas et tu t'en sortiras jamais en vérité. tu peux gueuler, vas y gueule. ARRÊTE ! tu peux bien t'agiter comme un insecte, et cogner contre le mur, ça changera rien. ana elle est partie, ils te l'ont prise, ils l'ont arrachée à tes bras. mais elle vivait plus ana, tu l'as pas vu. ça t'étonnais aussi, qu'elle réagisse pas. mais tu t'étais dis, qu'elle faisait exprès, pour te culpabiliser, parce que c'était tout à fait le genre d'ana, ne plus rien dire, parfois, tu devais même la forcer à respirer. la gronder quand elle retenait trop longtemps sa respiration. t'avais été le roc, l'épaule, l'allier, d'un oiseau qui n'aspirait qu'à la mort, bien différent de l'amour que tu pouvais lui vouer. alors tu te laisses choir sur le sol, et peu importe le sang sur tes jointures, puisqu'ils ont dit qu'ana est morte. alors tu la pleur tout doucement ana. comme on supplie, tu pleur comme on supplie. pour combattre tes hallucinations. Ana, il faut plus que tu m'abandonnes.
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MessageSujet: Re: COMME ELLE VIENT.   COMME ELLE VIENT. EmptyVen 9 Mai - 11:48

Ce sont des cris qui t'alertent. Quelques éclats de voix. Un timbre pressant, oppressant. Avec des accents de détresse, et des syllabes en forme d'appels au secours.
Alors, tu presses le pas. T'es pas un héro, pourtant, Mae. T'en n'as ni l'étoffe, ni l'espoir, ni le courage. T'as plutôt la gueule du martyr à l'abandon. Celui qui n'est pas assez important dans l'histoire. Celui qu'on oublie au bout de quelques pages, parce qu'à part broyer du noir, les gens n'retiennent que le mauvais de toi. Que le côté loup. Mais aujourd'hui, ça peut peut-être changer.
Alors, tu presses le pas. Plus vite encore, tu cours presque. Kira court devant toi. Elle va plus vite, la chienne, c'est sûr. Elle le trouvera avant-toi. P't'être que c'est un mec blessé. Peut-être qu'il saigne. De l'extérieur, ou de l'intérieur, comme toi. Parce qu'ils te l'ont prise aussi. Peut-être que vous saignez d'une blessure qui est la même.
« hé, tout va bien ? » Tu l'as vu, mais il est encore loin. Alors t'as crié, pour crier plus fort que la cascade qui rugit, qui veut se faire entendre. En plus, ta question est dérisoire, et tu trébuches sur un rocher humide comme si le ciel se vengeait un peu de ta connerie. Est-ce qu'il a l'air d'aller bien, sérieusement ? Non, évidemment. Le monde va mal. Le monde entier. Les autres, lui, toi. Tous.
T'arrives près de lui en quelques secondes. T'es même pas essoufflé. Courir, t'as fait ça toute ta vie. Après l'espoir, après l'amour, après la mort. T'as toujours couru. « qu'est-ce qu'il s'est passé, t'es blessé ? » Tu vois le sang, sur le rocher d'à côté, mais y en a pas beaucoup. Peut-être qu'il s'est juste éraflé, mais ça se sent dans l'air : sa blessure est énorme, béante. À l'intérieur. Et elle cicatrice pas, parce que même le temps ne peut plus être un pansement. Comme pour toi, il saigne, continuellement, alors ses doigts abîmés, il doit même pas les sentir. Tu t'accroupis. « regarde-moi. » T'as des accents rassurants dans ta voix grave et autoritaire. Parce qu'être flic, c'est pas une carrière, c'est toute une vie, et que même ici, même loin de tout, même « en vacances » c'est plus fort que toi. Ça fait parti de toi. Ça t'a ruiné.
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MessageSujet: Re: COMME ELLE VIENT.   COMME ELLE VIENT. EmptySam 10 Mai - 13:15

elle manque, c'est même plus que ça saigne, plutôt que t'es vide. t'as perdu c'est tout. et rien ne bouge. rien n'évoluera plus, tu vas clamser, comme ça, tout seul comme un chien. si t'étais un peu courageux, tu t'le dis, si t'étais plus téméraire, tu mettrais fin à tes jours maintenant. la au milieu du jardin, tu retiendrais ton souffle comme elle a retenu le sien dans ton cou. tu pensais qu'elle avait inventé un autre nouveau jeu pour te torturer. et finalement t'avait pas totalement tord. c'est la drogue qui l'a emportée, qui a étendu sur elle, ses ombres de morts, et voilà, il aura fallut un coup de vent pour l'emporter, te la voler, et elle n'aura même pas résisté pour rester avec toi.
t'en crève. et tes pleurs redoublent.
l'homme au loin, celui qui cri, celui qui tombe, celui qui vient qui s'avance vers le monstre que t'es devenu, tu l'vois pas, et puis tu l'entends pas. parce que ton esprit malade et fatigué s'en est allé vers d'autres brumes, tu erres la dedans, tu t'es perdu. et tu prononces son nom encore et encore comme si elle pouvait revenir, comme si elle pouvait t'emporter avec elle, d'un seul de ses regards mortuaires. qu'est-ce qu'il s'est passé, t'es blessé ? ces mots, tu les connais, tu les as répétés tellement souvent, trop souvent. pour elle, quand tu voyais le sang perler de ses poignets, quand tu voyais son visage trop pâle ou son corps fracassé sur le sol. alors tu la prenais dans tes bras en lui jurant que tout allait s'arranger, et t'y croyais si fort, que personne pourrait t'accuser de mentir, t'en étais persuader, tu pourrais la guérir. mais tu te plantais complètement. regarde-moi. tu relèves la tête, tout doucement, alors que tes yeux, à l’effigie de Satan, crépite comme les flammes de l'enfer. bleu, bleu comme l'enfer, ou la glace qui refuse de venir refroidir ce pauvre organe carbonisé que t'appelle cœur. tu le regardes puisqu'il te l'a demandé, tu le regardes avec toute la rage du monde, toute ta haine uniquement concentrée dans tes mâchoires serrées et les sanglots que tu te bats pour retenir. tu peux rien pour moi tu lui dis, la voix tremblante, de colère, de hargne, des mots pour remplir le vide en toi, tu te sens lourd comme une pierre, une pierre qui réclame juste qu'on la lance au fond de la mer. PUISQUE PERSONNE PEUT PLUS RIEN POUR ELLE !
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