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 Les anges meurent de nos blessures.

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MessageSujet: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyJeu 24 Avr - 19:06

T'es là sur sur ce tabouret en face du comptoir, dans ce bar, y'a du monde, les gens s'amusent et rigolent et toi t'es là comme un con tout seul devant ton verre de whisky. C'est pas le premier et ce ne sera pas le dernier, tu supportes assez bien l'alcool depuis l'adolescence et puis t'es un peu comme ton père, pas un ivrogne mais presque enfin lui est ivre du matin au soir, toi tu te contentes d'être ivre parfois le soir. Ici dans cette nouvelle ville, encore une nouvelle aventure, tu ne resteras sans doute pas très longtemps comme d'habitude.
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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyJeu 24 Avr - 19:11

Alors que je me trouve dans ce bar, je remarque la présence d'un homme. Grand, brun, cheveux longs. Plutôt mignon aussi. Un verre de coktail dans la main, une paille coincée entre mes deux lèvres je sirote tranquillement le contenu de ce verre. N'aimant pas la solitude, je ne perds pas de temps et m'avance en direction de l'homme. « Je t'offrirai bien un verre mais j'pense que c'est job d'un homme de faire ça.» J'hoche les épaules et reprends délicatement cette paille entre mes lèvres. C'est dingue mais j'ai déjà l'impression que le coktail me monte à la tête, il m'a mit une dose de cheval ou quoi !?
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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyVen 25 Avr - 5:59

Tu te sens seul ce soir, t'avais pourtant des amis avant, des connaissances, de la famille et puis ici tu n'as plus rien ni personne et c'est peut-être pas plus mal. Reprendre à zéros sans oublier tes racines, ne change pas surtout pas. T'es quelqu'un de plutôt simple toi même si tu n'est pas forcement comme tout le monde, tu aimes la différence. Une femme s'approche de toi, une belle blonde, elle à l'air jeune et déjà un peu dans l'ivresse de la soirée. Tu lui adresse un léger sourire parce que t'es pas un gars méchant et que tu pourrais très bien lui dire d'aller voir ailleurs. «  Offre-moi le premier et je t'offrirai le ou les prochains si tu en as envie. » Tu prends un tabouret sous le comptoir et tu le place à coté de toi. « Assieds-toi, alors ton choix se porte sur quoi pour le prochain verre ? » Toi ça sera encore un whisky à moins qu'elle te surprenne.
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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyVen 25 Avr - 11:33

J'ai rencontré un type, il avait une bouteille de rhum à la main, il m'a dit, tiens la un instant, je reviens. C'était il y a quelques heures. Je l'ai tenu jusqu'à ce qu'elle soit vide. C'était au camping, entre deux tentes assez grandes pour ouvrir un camp de réfugiés. Je me dis souvent qu'on a pas tous la même vision de ce que c'est que de camper. J'ai un sac et une tente, bien gardée par mon cabot. Le type n'est jamais revenu, il a probablement trouvé ses potes, une jolie fille, ou une autre bouteille. J'ai fouillé dans mes poches, trouvé de la petite monnaie. J'ai un compte en banque, mais ça me fait mal d'y toucher. C'était à maman cet argent, c'était à maman.

J'ai trop bu, mais j'ai trouvé les marches d'un bar. Un type m'a donné vingt dollars, quand je lui ai ouvert la porte. Il a du croire que je mendiais. Je m'en fous de ce qu'il pense, c'est pas le premier à croire que j'entretiens ma barbe dans les rues parce que je suis qu'un pauvre gars. Un billet entre les doigts, je commande un pichet de bière, bien déterminé à oublier la nuit, bien déterminé à oublier maman.

J'entends les gens parler. Cette fille me fait rigoler. Elle et ses idées des années 50. C'est pas à l'homme de payer un verre à la femme, pas plus que c'est à la femme d'être belle et d'être d'accord avec tout. Ça me tue, de croire que certaines femmes veulent se conformer à ces idées, à ce cliché du gentleman et de la demoiselle en détresse. C'est pas de mes affaires, mais j'ai envie de leur dire que :
- Ma mère disait souvent que si une fille t'offre un verre, faut la garder celle là, parce qu'elle aura jamais besoin d'un homme pour obtenir ce qu'elle veut dans la vie. Mais faut croire que la majorité des gens vivent encore dans ce monde patriarche où c'est à l'homme de payer à boire.
Je pensais pas parler autant, je pensais pas être si profondément saoul. Mon sang est probablement moitié alcool à l'heure qu'il est. Je les emmerde probablement, peut-être qu'ils se seraient bien amusés, qu'il l'aurait mise dans son lit, qu'elle aurait souri quand il lui aurait dit, je vais t'appeler, qu'elle aurait pleuré quand il ne l'aurait pas fait. Tant pis, je m'excuse pas.
- À la vôtre!
Dis-je un peu trop fort, levant mon pichet, n'ayant pas pris la peine de prendre un verre.

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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyLun 28 Avr - 18:55

L'homme, ce nouvel inconnu, cette nouvelle énigme qui croise mon chemin me propose de lui payer un verre. Il pourra m'en offrir d'autres par la suite, si je le souhaite. Je m'apprête à ouvrir la bouche mais aucun son n'a le temps de sortir, un autre inconnu intervient. Lui, il a l'air d'un ours. Il a l'air d'être un peu 'brute' de décoffrage mais il ne m'effraie pas pour autant. On m'a toujours dit qu'il n'était pas juste de juger sur les apparences, que les apparences sont trompeuses. Pourtant, dans la société actuelle, on ne jure que par elles, les apparences sont ce que nous avons de plus cher. En tout cas, c'était comme ça, chez moi.

Selon l'ours, ce sera son surnom, les femmes qui savent payer un verre sont des femmes de caractère. Penserait-il le contraire de moi ? S'imagine-t-il que je suis qu'une pauvre fille qui cherche à combler le manque dans les  bras d'un homme qu'elle vient de rencontrer. Que je suis une profiteuse, une aguicheuse ? Peut-être, il n'est jamais facile d'imaginer ce que les autres se disent lorsqu'ils nous voient pour la première fois. « Mon père disait que les filles qui traînaient les bars n'avaient rien de respectable, qu'il fallait les fuir comme la peste et gare à vous si elle vous paie un verre, elle cherche juste à vous affaiblir d'avantages encore. Parce que l'homme est faible, l'homme ne peut dire non aux jolis cils, aux jolis courbes, au sourire d'ange. Avec l'alcool, c'est encore pire.» Mon père a des idées bien arrêtées. Je déteste ses idées. Je les hais du plus profond de mon être. Je déteste sa façon de vouloir faire de moi, la fille que je ne suis pas. La fille que je ne serai jamais.

Je m'assois finalement, m'installant confortablement aux côtés du premier garçon. Il souhaite que je lui paie un coup, bien. Mais ce sera le seul et unique. Je me penche vers le barman pour lui passer la commande, mon regard se fixe sur le verre que tient mon camarade entre ses mains. Du Whisky. Bien. « Deux anges bleus» L'ange bleu, mon coktail préféré. Je doute fortement que ça soit le sien mais il aura au moins l'intelligence de goûter n'est-ce pas ? Le barman dépose les deux verres devant nous et je saisis rapidement le mien. « A la santé de la conne qui paie.» C'est comme cela que l'on dit chez moi et la conne en question, pour cette fois, c'est moi.
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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyJeu 1 Mai - 10:20

La fille est si blonde, qu'on la dirait blanche. Fantôme de toutes les femmes esseulées qui ont erré dans ce bar. Elle a de la répartie, ça me fait rire. Dans mon état, je les trouve drôles, tous autant qu'ils sont. Je me dis non, ne dis rien, ma grande gueule continue sans moi.
- Et bien ton père était un vieux misogyne qui préférais démoniser les femmes que d'être responsable de ses actes et de ses propres désirs.

L'homme peut dire non à ce qu'il veut, le problème, c'est que c'est tellement plus facile de faire des conneries et de blâmer la fille. Toutes les femmes peuvent être ange ou démon, on les catégorise pour les mettre dans des boîtes. Si c'est une fille sage, c'est une prude, une sainte-marie, une fille qui ne sait pas s'amuser. Si c'est une fille qui aime boire et coucher, c'est le démon, c'est une fille sans vertu, c'est une salope qui ne mérite que ça. La société ne leur laisse aucune chance, ça doit être franchement dur d'être une femme, ça doit être un combat constant, ça doit être révoltant de vivre dans un monde d'homme que ces idées sont imprégnées dans notre éducation. Femmes, hommes, autre chose entre les deux, je suis pour l'égalité des humains, c'est pas si compliqué il me semble.

J'ai perdu quelque secondes, dans mes grandes déclarations internes. Sacrés débats de la mort qui me tiennent éveillés la nuit. Ce soir, j'aurai pas de mal à fermer l'oeil garanti. La fille lève son verre et ses mots me font rire, encore, elle est marante faut croire.
- À la tienne.

Mon pichet à la main, j'avale de la bière comme de l'eau.
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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyJeu 1 Mai - 17:17

T'étais tranquille ton verre et toi dans ce bar, t'étais seul comme souvent et comme toujours dans cette nouvelle ville, t'avais envie d'être tranquille pour une fois, de boire, d'être ivre, faire comme ton père voir quel effet ça fait d'être ivre pour devenir violent, pour n'être plus toi même. T'avais envie de tellement de choses ce soir mais t'es là avec une inconnue, une petite blonde et puis un barbu, tu souris à sa réflexion, tu pourrais faire quoi de plus, tu n'a pas envie de débattre, l'importance d'une femme, l'importance d'un homme, toi à la maison t'avais juste deux déchets de la société... tes parents et les coups de ceinture.
Tu soulèves ton verre «  A la votre » Tu écoutes le discours de la jeune fille, et toi tes parents ils t'ont dit quoi ? N'y pense même pas. « Ok pour l'ange bleu. » T'es pas du genre à prendre un cocktail, t'es pas une femme mais bon tu vas être poli et boire. Du pamplemousse, du champagne de la vodka et du curaçao bleu et une bonne dose de sucre, ce n'est pas mauvais, le sucre adoucit l'alcool. Tu ne savoures pas ton verre, tu veux revenir sur un bon whisky. Tu restes là silencieux pendant un moment, tu regardes juste la petite blonde et le grand barbu qui boit sa bière comme un homme des cavernes, ça te plaît ça.  «  Bon a moi maintenant, que souhaite la jeune blonde au père misogyne toujours sur les cocktails ? » Tu appelles le barmaid, toi tu prends une bonne vieille bouteille de Whisky et aussi un autre pichet de bière pour le barbu. C'est pas l'argent qui manque sur ton compte bancaire.  
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MessageSujet: Re: Les anges meurent de nos blessures.   Les anges meurent de nos blessures. EmptyJeu 1 Mai - 18:13

«Et bien ton père était un vieux misogyne qui préférais démoniser les femmes que d'être responsable de ses actes et de ses propres désirs» Peut-être oui. Peut-être que mon père est l'un des hommes les plus faibles de cette planète et qu'il ne désire pas assumer les conséquences de ses actes. En fait ça, j'en suis certaine. Mon père aime les jolies créatures, il aime les regarder valser, il aime les regarder tout court. Alors non, ça n'est jamais sa faute si il trompe maman. Non ça n'est pas sa faute si il a encore été voir la jolie voisine avec des jambes extrêmement longue. Et moi, bien sûr que je bois toutes ses paroles, bien sûr que je lui pardonne un peu tout... C'est mon père, il est un peu comme dieu. Mais je n'ai pas envie de parler de tout cela, je n'en ai pas envie du tout et je me dois de clore cette discussion. « Mon père est ce qu'il est.» Point barre.

Je propose un ange bleu au premier homme, rien au second. Je n'ai pas envie qu'il me demande ma main simplement parce que j'ai eu la gentillesse de lui payer à boire. Je ne suis pas faite pour le mariage ... J'veux pas être lier à un abruti jusqu'à la fin de ma vie. J'imite mes compères de ce soir, je bois mon verre et le termine sans doute un peu trop rapidement. A ce rythme-là, je risque rapidement de perdre le fil de mes idées. Il me demande ce que je veux boire, encore un coktail ? Moui. « Offre-moi ce qui te fera plaisir ! » Je lui souris, je m'appuie sur le comptoir « Mais n'essayez pas de me saouler pour profiter de moi»
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