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 just a lie we tell ourselves.

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MessageSujet: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMar 8 Avr - 23:31



JUST A LIE WE TELL OURSELVES - KEN ++ toi & toi.


T'y comprends rien, en fait. À cette vie. À ce village de merde qui semble fonctionner différemment de tout autre village que t'as pu voir par le passé, où tout le monde semble de passage et personne n'a l'air de se connaître. T'en as pas l'habitude, en fait, de cet univers étrange où tu te sens étrangement à ta place sans y être pour autant. Le frisson. L'inconnu. L'action. L'aventure. Ça t'excite, hein, ce monde tout frais, gravé dans la roche, comme fait pour toi. Comme si tu avais inconsciemment prié que tes pas te mènent ici avant qu'un Dieu tout puissant ne réponde à tes prières ... Tu te sens invincible, pour le coup, avoue le. Comme si le monde n'était qu'un bloc de terre glaise que tu pouvais façonner à ta guise sans te soucier des séismes que tu provoqueras ni des avalanches que tes doigts déclencheront. T'aimes ce pouvoir, en fait. Ce sentiment de puissance absolue qui te permet d'être réellement toi, probablement pour la première fois de ta longue et pathétique existence. Tu t'assois sur un banc, rêveur, le menton dissimulé entre les doigts de ta main, le regard perdu dans le vide. Tu sais qu'il faudra bien que tu t'mettes à bosser, un jour ... Mais t'es un glandeur et t'as jamais été de ceux qui font des efforts, tu le sais bien. C'est ce qu'elle t'avait toujours reproché, après tout. Même qu'elle prétendait que c'était pour cela qu'elle t'aimait.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMer 9 Avr - 6:25

lost, lost my mind

T'es seul, t'as toujours été seul, et t'es là, gamin paumé dans cette ville étrange, avec ta voiture. C'est tout ce qu'il te reste ta voiture. Tu pourrais la prendre, tu pourrais te casser. Ou mieux rentrer chez toi gamin. Allez, retourne voir ta mère. Retourne pleurer dans ses jupons maudits. Ce qui t'ont étouffés jusqu'à la mort.  Arrête de vouloir grandir trop vite, arrête de chercher ce que tu peux pas trouver. Mais tu peux pas. Alors t'es là à regarder la mer. Sur ce banc solitaire, solitaire comme toi. Ton clebs à tes pieds, seul compagnon de ta route indécise. Il lève la tête, perturbé, mais toi tu le vois pas. Regarde le, Galadriel, regarde son corps décharné, son œil vide, il se meurt Galadriel, il se meurt comme toi. Tu tournes ta tête, un instant juste pour suivre le regard morne de ton chien. Et tu vois ce mec, sombre, s'assoir. Lui ne te voit, lui tout aussi seul qui toi. Tu le fixes sans savoir pourquoi, peut-être parce qu'il te rappelle qui t'es, boy. Il te rappelle toi, dans 10 ans. Galadriel. Tu balances ça comme ça, les yeux à nouveau perdu dans les vagues. Ta main tremblante caressant les poils grisâtres et sales d'Yzeulte.  Il se colle un peu plus à tes jambes. Ton ventre gronde, depuis combien de temps t'as pas mangé, gamin ? Depuis combien de temps t'es sur cette route sans fin ?
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMer 9 Avr - 6:56

Tes pensées t'appartiennent. Au moins quelque chose qui est à toi, en ce bas monde. Tu t'y baignes, aujourd'hui. Tu aimes t'y perdre, avoue toi le. T'y noyer sans jamais avoir la certitude de pouvoir un jour en ressortir ... Confortablement logé entre le désarroi et l'incompréhension du tas de merde qu'est devenu ta vie, ces dernières années. Tu es tellement absorbé par toutes ces conneries que tu ne vois rien. Perdu dans ton monde ; coupé du reste de l'univers. Ton regard se plonge dans l'horizon et tu te contentes d'admirer le spectacle banal qui se déroule sous tes yeux, trop blasé par la vie pour remarquer que non loin d'ici, une personne t'a remarqué. Il te faut un p'tit moment, d'ailleurs, pour le comprendre, cela : que t'es observé. Qu'une paire d'yeux curieux et intrusifs te regarde silencieusement depuis quelques instants. Te retournant lentement, t'essaies de confirmer cette impression qui te prend aux tripes : celle que quelqu'un tente de dessiner ta personnalité à l'aide de la silhouette de ton profil. Ce sentiment désagréable qu'on t'invente une vie qui te sied mal et qui ne t'appartiendra jamais. Ton regard son plonge dans le sien. Tes lèvres s'écartent, quelque peu. Vous êtes loin, tous les deux. À deux bancs d'écart, plus précisément ... Et pourtant, t'as l'impression que ses yeux parlent au tien et leur raconte des secrets logiques et fascinants. Peut être même plus que ceux que les gamines se racontaient sans doute l'autre jour, sur la plage, lorsque tu les avais observées, de loin. Son regard, il est imbu de profondeur ... Et tu n'peux donc rien faire hormis les laisser t'absorber.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMer 9 Avr - 16:10

Dis boy, la misère du monde t'afflige ? Dit boy, tu réfléchis à quoi paumé dans ses yeux trop noir ? Oh boy, tu m'entends ? Yzeult t'observe près à bondir, les lèvres retroussées, ses crocs sanglantes du trop peu de sang qui les a foulées, ne comprenant pas ton regard. Elle te suit comme ton ombre, cette bête toujours près de toi, telle une partie de ton âme. Sait-elle qui je suis ? Sait-elle qui hante tes songes ? Qui te murmure tes rêves ? T'es piégé, boy. Il est si loin de toi, et si proche, enfermé comme dans une bulle, tu restes là, béant. Remarquant à peine qu'il ne te réponds pas. Galadriel, tu répètes, moi c'est Galadriel. T'as pas vraiment envie de lui parler gamin, admets le. T'as juste envie de brisé cette affres de solitude qui t'enroule, qui t'enserre, qui t'étouffe. Alors tu ouvre ta bouche sèche, tu parles de ta voix rocailleuse qui n'a pas servie depuis si longtemps. De l'air rentre dans tes poumons encrassés, et tu restes les lèvres entrouvertes, ne sachant que rajouter. La honte te prends, tu es là comme un con à parler à un mec qui ne fait que te regarder comme si tu étais une inexistence. Tu rougis, tu bafouilles, tu regardes tes pieds, tes converses usés.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMer 9 Avr - 23:06

Tu clignes des yeux, comprenant enfin que le type venait de te parler. Et lâchement, tu l'avais ignoré. Tu ne l'avais pas entendu, c'est vrai ... Mais tu sais bien que c'n'est pas une excuse pour autant et que les autres ne pourront que te juger, si jamais tu t'amusais à tenter de te justifier avec. Galadriel ... En voilà un qui a souffert de la diarrhée verbale de ses parents, à sa naissance. Comme "Gabriel" mais avec des syllabes bizarres ajoutées à l'aléatoire pour tenter d'embellir le tout. À tes yeux, ça ne marche pas trop, d'ailleurs. Ça fait pèlerin, comme nom, l'air de rien. Médiéval. Respectable. Austère. Et pourtant, tu le dévisages et tu t'dis qu'il a l'air de tout mais pas d'un chevalier. Étrange choix, donc, pour une créature qui, à tes yeux, s'apparente davantage à une crevette qu'à un canin aux crocs aiguisés. La chienne pendue à ses basques te semble plus menaçante que lui, d'ailleurs ... Et lorsque tu l'entends grogner, tu retrousses tes lèvres en arrière, légèrement, par réflexe, pour laisser paraître, l'espace d'un instant, tes crocs de loup. Toi aussi tu sais les sortir, hein, faut pas croire. Tu te contentes simplement de le faire lorsque tu as vraiment une bonne raison de les montrer, tes dents acérées. La chienne se calme alors, comme menacée par ton regard assassin ... Et ton attention se reporte à nouveau sur le garçonnet, qui est là, muet, les lèvres entrouvertes probablement pour qu'il puisse facilement évacuer tous les soupirs contenus en son sein. Son regard se défile ; il se tourne vers ses pieds mais le tien ne suis pas parce que t'es trop occupé. Tu le dévisages. Tu ne sais pas quoi dire. Tu supposes qu'il s'attend que tu dises un truc mais pour le coup, t'es bien paumé. T'avais jamais été un type très social, il faut bien l'avouer. Finalement, tu te décides à parler. Alors, tu croises des bras et voilà que les mots sortent, tout seul. Tu n'as qu'à les guider.

- Et ? Tu le regardes, d'un air curieusement interrogateur ... Parce que vraiment, tu ne comprends pas pourquoi il est venu faire causette et que s'il a envie de te demander quelque chose, tu préfèrerais qu'il le fasse directement plutôt que d'attendre silencieusement à ce que tu réagisses au son stupide de son prénom.

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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyLun 14 Avr - 10:24

Il te réponds d'un air suffisant à tes oreilles, il te donne l'impression qu'il est mieux que toi. Tu as la rage, la haine. Enlisé dans une situation que tu hais, pourquoi restes-tu ici ? Pourquoi continues-tu sur cette route ? Tu te dis que c'est toujours mieux qu'avant, qu'aujourd'hui tu vis vraiment, tu découvres la vie, la vraie, pas celle promis sur ses papiers glacés illusoires. Arrêtes-toi, respire ne l'agresse pas. Ta chienne se soumit à lui, comme maitrisée. Tu détestes ça, toi seul peut la contrôler, toi seul est celui qu'elle écoute. Tu le regardes d'un air paumé, les yeux luants de rage d'être placé à cette étale de gamin errant. Mais c'est ce que tu es, boy. Un gosse paumé dans des rues trop grandes, avec juste ta voiture comme seul toit. T'aurais une clope, s't'plait ? Les paroles de politesses t'arrachent la bouche, tu sais très bien qu'il te la donnera pas, mais tu refuses de rester là comme un con à n'être que ce que tu es. Un lâche.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyLun 14 Avr - 22:07

"J'en ai si vous voulez." Ma voix transperce le silence qu'ils avaient instaurés. Deux êtres aux aguets, deux faucons attendant l'heure, chacun sur son perchoir. Et telle une colombe, je venais troubler leur jeu de chat et souris, vent de liberté dans leur échange de chacals. Mes mains se posent sur le dossier du banc du milieu, mes yeux se baladent sur la rue. Trois âmes perdues dans les rues de Banff, me rappelant le moment que j'y avais passé quelques temps plus tôt. Quand était-ce? Je ne sais plus. Mais quelle importance? Le temps passe et file. Jusqu'à ce qu'il arrête et qu'on se retrouve là. Ensembles. Je fouille ma poche et en ressort de le paquet de la mort. Je le balance sur le banc sous moi et sort un autre truc de ma poche. "Viens là mon chien." Je dépose un morceau de viande séchée au sol. Je déteste la détresse animale. Peu importe la sorte d'animal.

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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMar 15 Avr - 13:10

Tu ne comprends pas la nature du regard qu'il t'envoie depuis le début mais tu tentes de l'ignorer car tu as mieux à faire que de te préoccuper de ses yeux assassins. Tu as tellement mieux à faire que tu prends à peine le temps de le regarder. Lorsqu'il te demande une clope, cependant, tu détournes ta tête vers lui, curieux ... Car tu te demandes s'il a au moins l'âge légal pour fumer. Ce n'est pas que tu la lui refuserais si ce n'était pas le cas, simplement, tu le trouves tellement jeune que cela te surprend, presque. On t'avait toujours appris que la cigarette, c'était un truc d'hommes, et pourtant, t'as l'impression que de plus en plus de gamins s'en servent avec régularité. Tu comptes lui répondre que si t'en avais, t'en aurais une dans le bec lorsqu'une voix féminine vient interrompre le fil de votre conversation pour lui en proposer une. Intrigué, ta tête se retourne et tu as le plaisir de te retrouver face à une blonde, elle aussi au visage relativement jeune. Tu comptes lui en demander une, toi aussi lorsqu'elle vous balance le paquet, sans même te regarder ... Et tu lui en veux, car t'avais envie de te plonger dans ses yeux et d'établir un premier contact avec elle. Un contact qui aurait pu enclencher une série de contacts si tu t'y étais bien pris. Ton regard se retournant alors vers le garçon, tes yeux jonglent entre le paquet posé entre vous et son visage, impatient. Tu meurs d'envie de le ramasser, ce paquet, mais tu te dis que ce ne serait pas poli. Alors t'attends. Qu'il le fasse. Que ses doigts se lèvent. Qu'il ne te fasse pas attendre trop longtemps, dans ce cas là : tu ne sauras pas être patient éternellement.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMar 15 Avr - 19:37

Il t'ignore cet être  étrange qui est à côté de toi, c'est un homme, un vrai, comme ceux que tu aimerais devenir, gamin, mais tu en es bien loin. Une voix douce et sinueuse arrête cette attente, ce moment impatient, où tu rêvais à cette fumée âpre qui brûlerait tes lèvres trop jeune. Elle balance le paquet, ta délivrance, ton avènement. Alors, tu te lève, ne portant guère d'attention à ton chien collé à ses jambes. Tu veux la remercier cette femme, cette dame, qui en deux gestes a réussi à combler la bête et le maitre. Merci, vous ne savez pas à quel point on en avait besoin. Tu prends une des sucettes à cancer, et l'allumes. Ton vieux zippo détruit dans tes mains, la flamme brûle dans ton regard, elle rougeoie de milles feux. Et tu te dis revivre. Parce que de cette incandescence tu en oublies presque tes soucis, ta dalle, ta froideur, et la maladie au seuil de ta porte. Tu lui retends le paquet, espérant inconsciemment que tes doigts toucheront les siens.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMar 15 Avr - 20:24

Mon regard revient de l'horizon du temps. Le chien, désormais à mes côtés, semble bien plus heureux qu'auparavant. Cela me fait sourire, d'un sourire triste. D'un sourire si triste de voir un bel animal si maigre, si piteux, si malheureux dans son petit bonheur quotidien d'être vivant. Le jeune, me tendant mon paquet, semble si reconnaissant, si vivant maintenant qu'il a ce qu'il devait désirer plus que tout au monde. Je reprends mon paquet, mes doigts frôlant les siens au passage. Je n'aime pas les contacts, ce n'est pas trop mon truc, mais je vois que dans ses yeux, ce petit en avait besoin. Je lui souris doucement avant de détourner le regard vers cet homme qui me regarde. Mes yeux entrent dans la profondeur des siens, son regard profond me transperçant et m'analysant. Saura-t-il seulement à qui il fait face? "Et toi, souhaites-tu mourir?" Je souris en point. La cigarette, quelle drogue étrange, tout de même. Elle ne vous faisait pas planer, non. Mais elle vous faisait vivre. "Prenez-en autant que vous voulez, tous les deux, je ne fumes pas." Je ne fumes plus, aurais-je dû dire. Mais ça, ils n'ont pas à le savoir. Pas maintenant, du moins.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMer 16 Avr - 15:22

Finalement, il le ramasse, ce foutu paquet, et t'en es limite soulagé car t'en avais marre de le voir seul, posé contre le banc. Tu manques de t'étouffer, cependant, lorsque le garçon se lève pour rendre le paquet à sa propriétaire, parce que tu la voulais, ta clope, et tu te dis que tu risques de ne jamais l'avoir à cause de ces conneries. Et ça, c'est quelque chose que tu ne peux pas accepter. T'allais déclarer d'une façon souveraine que t'en voulais une, toi aussi, avant de te rendre compte que la nana te parle avec ses cheveux blonds volant au vent. Elle te demande si t'as envie de mourir et tu la regardes, curieusement, les yeux légèrement plissés parce que tu n'comprends pas son délire, avant d'attraper le paquet qu'elle tend en ta direction d'une façon presque bestiale. Ce paquet, tu l'ouvres en deux-deux avant d'y prendre une clope que tu colles dans ton bec et de sortir un briquet de ta poche avant gauche. En allumant la cigarette, tu te contentes de marmonner :

- On crève tous un jour, de toute façon. Débat clos. Tu ne comprends cependant pas ce que cette nana fout avec un paquet de cigarettes à moitié vide alors qu'elle ne fume pas. Ils doivent tous être barges par ici, d'ailleurs, parce que ce n'est pas la première comme cela que tu croises. Peut être que Banff a une association caritative dédiée à la distribution gratuites de clopes dans la ville, après tout. Ce serait trop beau pour être vrai mais c'est la seule explication logique que tu trouves à cet évènement récurrent que tu as remarqué depuis ton arrivée.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyMar 22 Avr - 23:18

Je le regarde, lui au regard de braise. Il semble affamé, tel un animal à jeun. Il a besoin de sa dose, de cette drogue qui le comblera comme l’agneau comblera le loup. Le louveteau, quant à lui, semble heureux comme une biquette gambadant dans un champ d’herbes hautes. Et là moi, faible animal compatissant qui s’offre à eux, cheveux au vent et regard fuyant. Peut-être n’aurais-je dû pas venir leur parler, interférer dans cette discussion houleuse au milieu de cette rue vide de vagues. Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de m’approcher, de venir mettre mon bateau de papier dans cette cascade, pour me laisser immerger à mon tour. Je contourne le banc, visage fasse aux vagues et vais m’asseoir au milieu des deux. Tant qu’à y être. « J’ai arrêté. » Je sens son regard sur moi, ses yeux d’animal tentant de me transpercer comme un livre ouvert. Mais je reste fermé, je me le dois. « Et puis c’est une bonne manière de faire connaissance. Il y a toujours quelqu’un pour fumer peu importe où tu vas, vous croyez pas? » Ma voix s’envole tandis qu’ils ne m’ont rien demandé. Mais je sens que je dois leur dire. Juste pour dire quelque chose. Juste pour me sentir vivante dans cet océan de paroles.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyDim 27 Avr - 8:51

Elle parle. Elle te dit des choses que tu trouverais très certainement logiques ... Enfin, si tu souhaitais l'écouter. Mais ça, tu ne le désires pas, au fond, n'est-ce pas, Ken ? Ton regard s'est posé sur le sien et, déjà, te voilà envolé ailleurs. Perdu. Évadé. Dans l'océan de ses pupilles. Dans l'éternité de son regard. Le silence s'installe, un instant, entre vous tous. Un silence agréable qui te permet de soulager tes oreilles ensanglantées par la pollution de bruit omniprésente dans ce village bien trop petit à ton goût. Un silence paisible et calme existe entre vous tous, oui ... Mais ce silence est de courte durée. En effet, voilà que le chien se met à aboyer. Calmement, au départ ... Puis, de plus en plus bruyamment. Ni de une, ni de deux, voilà qu'il se lève et s'élance, son maître à sa poursuite. Tu les regardes courir, le regard passif, te disant qu'on dirait un poulet gringalet courir après l'un de ses poussins égarés. Toi, tu t'en fous totalement, d'eux. Au mieux, ils te laissaient indifférents. Au pire, ils étaient une nuisance dans ta réalité. Te retournant alors vers la blonde, tu lui offres un regard suggestif avant de lui présenter ta clope.

- Tiens.

Tu sais qu'elle ne fume plus parce que ça, elle vous l'a dit. Mais tu ne la crois pas. Tu ne veux pas la croire. Alors tu tentes ta chance. Tu verras bien ce qu'elle te répondra.
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyLun 28 Avr - 20:58

J’entends. J’entends le silence paisible qui nous entoure. J’entends cette mélodie du  vent tandis que nos têtes s’envolent, nos regards se croisent et se recroisent, papillons en pleine danse. Mon cœur bat dans le silence, papillon à sa façon, blagueur à ses heures. Blagueur à sa manière de battre sous ce regard, blagueur quand la seconde d’après, il s’envole sous les cris persans de la bête. Au revoir, cher berger. En souhaitant que ta bête ne se sauve pas trop loin cette fois. Ou ne se fasse manger par les loups. Bientôt, ils ne sont que souvenirs et mon regard revient danser. Danser dans un jeu dangereux de tentation. Fumer, ne pas fumer? Ton cœur reprend sa blague tandis que tu fouilles dans ton sac. « Tu peux la déposer là, si t’as plus envie de la tenir entre tes doigts. » Sur le banc, j’ai déposé un petit gobelet de papier, ceux-là même qu’on retrouve au MacDo. Cendrier de fortune, sauveur de pacotille. Comme si toucher le délice pouvait m’influencer à le consommer. Mieux vaut ne pas tenter le chat qui a faim. Mon regard revient à ses yeux, ses yeux qui me sondent, tentent de me transpercer. Mais il lui en faudra plus pour m’avoir. Plus pour que je devienne un papillon. « La tentation n’est qu’un autre défi du quotidien. En attendant, je préfère me concentrer sur ma survie. C’est plus simple. »
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MessageSujet: Re: just a lie we tell ourselves.   just a lie we tell ourselves. EmptyDim 18 Mai - 4:54

Tu te demandes si cette fille existe réellement ou si elle n'est qu'un produit de ton imagination. Après tout, hormis vous deux, il ne reste plus rien ni personne dans les parages. Un désert total. Un silence complet. Même le jeune homme de tout à l'heure est bien loin parti, depuis le temps ... Il ne reste donc que vous, et l'oppression de tes pensées et idées noires. Tu te demandes aussi pourquoi une personne réelle se promènerait avec un gobelet MacDo dans son sac ... Parce qu'il faut bien avouer que toi, cela ne te viendrait jamais à l'esprit de faire chose pareille. Il faut dire que le MacDo, tu n'y vas que rarement, en même temps.

- Ça ira, merci. Tu reprends donc une autre bouffée de ta clope expirante, voyant le mégot embrasé de celle-ci menaçant de tomber sur le tissus de ton pantalon. Puis, à regret, mais pour faire valoir ton point de vue, voilà que tu la lâches, cette clope. Tu la laisses lentement filer entre tes doigts et s'écraser contre le sol en dessous de toi. Ton pied se lève alors, et tu l'écrases de ta chaussure.

Affaire classée.

- Le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder. Tu réponds alors. À quoi bon survivre lorsque nous sommes tous morts, ou damnés ? Et là, tu es bien curieux d'entendre ce qu'elle pourrait bien te répondre.
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