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 adieu et à demain.

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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Mer 10 Déc - 17:51

Le whisky est un alcool que tu affectionnes. Depuis des années maintenant.
Il te semble que ce qu'elle vient de prendre est un alcool italien, quelque chose sue tu n'as jamais gouté. Comme elle, tu ne l'as jamais gouté. Et pourtant tu aimerais. Tu aimerais être ce verre d'alcool qu'elle porte à ses lèvres. Goûter à ses lèvres rouges que tu imagines sucrées. Elle porte même un toast, oui, aux rencontres insolites. Tu la rejoins dans son geste, levant ton verre proche du sien. Avant de boire une gorgée de l'alcool sec. Tu reposes le verre violemment sur la table. Comme une plainte.
Son regard joue toujours avec le tiens, tes yeux noirs pourraient prendre une teinte bleutée tant tu la fixes. Elle te fait sourire. danser ? je ne sais pas danser, du moins, je ne me rappelle plus avoir danser. peut être sais-tu danser ? Mais tu n'en as pas le souvenir, tu cherches au fin fond de ta mémoire mais rien n'y fais.
Les souvenirs qui t'assaillent ne sont pas les bon. Tu grimaces. Reprends ton verre pour en boire une gorgée de plus.
Tu joues nerveusement avec celui-ci. T'as envie de fumer, atrocement. Mais tu préfères reprendre un tant soit peu tes esprits. Tu te surprend à regarder son cou, descendant sur son léger décolleter. T'as chaud. Trop chaud. Tu te lèves et retire ton pull, pour le poser à côté de toi. Ton t shirt gris chiné moule légèrement ton corps. vous n'aimez pas la vodka ? je sais l'associe votre accent à un alcool de bas étages. un petit rire te prends, tu passes une main dans tes cheveux. Alors que tu aimerais la passer dans ses cheveux à elle. [/color]
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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Mer 10 Déc - 18:01

Tu as toujours aimé cet alcool. Doux mais fort à la longue. Aux saveurs ambrées.
Le bruit de son verre sur la table te fait presque sursauter, tant tu es plongée dans ses prunelles. Dévore-moi, crient tes yeux muets, s'adressant à des iris sourds. Ou peut-être que vous entendez très bien, au fond. Tu l'écoutes, et esquisses un sourire qui vient dessiner sur le ciel de ton visage une lune rouge et fine.
Il retire son pull. T'as la gorge qui se noue. On dirait un animal, la façon dont ton corps réagi. Mais oui, il fait chaud, soudain. ( Partout, sauf aux mains ) Un frisson ébranle ton échine. Sans vraiment le contrôler, tes yeux suivent le tracé de son corps. Corps que tu aimerais redessiner de tes mains, si froides. Creuser chaque vallée du paysage, chaque récif au fond marin de son torse. Tes pensées s'égarent. Tu t'en vas loin, très loin d'ici. Vous avez les mains très froides, mais vous êtes si belle que vous me réchauffez de l'intérieur. Une voix rustre. Au même accent que toi. T'as soudain la nausée, alors tu portes ton verre à la bouche. Nouvelle injection de liqueur. Direction le paradis.
Tu préfères te concentrer sur l'inconnu pour déjouer les mauvais souvenirs. Qui sont les meilleurs que tu as pourtant. Contradiction. À ses mots, tu te mets franchement à rire, pour la première fois de votre rencontre. Ça sonne comme un carillon déréglé. Certains trouvent ça gracieux, t'as toujours trouvé ça très brut. Une fausse note dans la partition. Tu mets ta main devant ta bouche, en secouant doucement la tête, une lueur amusée dansant dans tes yeux clairs. Pour être franche, je n'en ai pas souvent bu. C'est une légende, qu'en Russie on utilise la vodka pour se réchauffer. Nous, on n'avait à peine de quoi acheter les haches pour couper le bois qui alimentait la cheminée. Alors de la vodka, fallait rêver ! Tu dis ça en riant de nouveau un peu. Les souvenirs sont diffus, mais ils sont là. Au fond de ton cerveau. Au creux de tes paumes, froides, qui ont conservé le climat de ton lieu d'origine. Tu te penches doucement en avant. Et vous, d'où venez-vous ? Votre accent ne me dit rien, à part que vous êtes anglophone, comme je pense les trois quarts des personnes d'ici. Sauf que vous ne faîtes ni partie des trois quarts, ni du quart restant. Tu restes penchée. Conservant la lointaine proximité entre vous. Tes mots ont été soufflés. Juste pour lui. Comme si tu voulais lui dire que déjà, tu le considérais comme à part. Comme mis en quarantaine, dans ta tête, dans ton corps déjà, sans jamais l'avoir touché. Sous la table, tu croises les jambes. L'envie d'être à côté de lui, contre lui, devient insoutenable. Et pourtant, lui résister demeure un jeu exquis. Une fidèle obsession.

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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Mer 10 Déc - 18:27

La vodka l'alcool Russe par excellence. L'alcool des hommes fort, les vrais. Tu en buvais quand tu étais plus jeune, comme tout ceux de ton âge. Une simple façon de finir saoul, d'exploser le crâne en quelques minutes pour oublier les bruits des bombes. Tes pensées divaguent une nouvelle fois, heureusement pour toi elle rit et te sort de tes pensées incertaines. Son regard aussi est rieur, elle est belle. Une beauté froide et franche.
La vodka n'est pas son truc, tant mieux.
c'est sur qu'il y a mieux que la vodka. il y a elle, par exemple. Il y a tes mains sur ses hanches. Dans ton esprit tout défile. L'envie qui t'oppresse. Tes pulsions te feraient agir comme un animal. Dans l'incompréhension des choses, juste pour assouvir le besoin immédiat de son corps contre le tiens. Elle se penche vers toi, tes yeux dans son décolleté. T'es presque gêné.
je suis israélien. jusqu'à preuve du contraire. un petit rire pour détendre l'atmosphère. l'anglais je le pratique juste depuis des années. c'est son corps que tu voudrais pratiquer. toujours les mains froides ? dis tu en touchant du bout des doigts son index. Tes yeux toujours plongés dans les siens, et son corps toujours penché vers toi.
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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Jeu 11 Déc - 2:28

Bien sûr qu'il y a mieux que la vodka. Il y a lui, en face de toi. Il y a ces rencontres qu'on n'attendait pas (plus). Il y a tant de choses de mieux que la vodka. Quand tu te penches, tu remarques aisément que ses yeux ne sont plus rivés aux tiens. Dans d'autres circonstances, ça aurait pu te vexer. Mais là, curieusement, l'idée que tu lui plais te fait frémir. Est-ce que ça se voit, pour toi aussi, qu'il te plait ? Tu n'en sais rien. Et étrangement, t'as presque envie qu'il s'en rende compte aussi.
Il parle de son lieu d'origine – que t'as déjà oublié, t'as du mal à te concentrer – et de l'anglais. Tu hoches rapidement la tête, tu sens la tension qui s'agrandit, mais la distance ne faiblit pas, elle est tenace. T'as la gorge sèche. Une nouvelle gorgée.
Puis ses doigts viennent frôler ton index. C'est aussi intense qu'à peine sensible. Ton corps frissonne tout entier. Toujours, comme vous pouvez le voir. Et tu attrapes plus franchement ses mains, blottissant tes doigts gelés contre ses paumes rassurantes, chaudes, enivrantes. Tu ne réponds plus de rien. Des étincelles parcourent déjà tes mains. Et quel contact dérisoire comparé à ceux que tu imagines. Timidement presque, une de tes mains laissent courir le bout de tes doigts le long de son poignet, avec aisance et intrusion, jusqu'à courir sur son avant-bras. Tu te racles la gorge, t'avances encore un peu. Il est loin, il est trop loin. Nouvelle gorgée.
Soudain, c'est toi qui as envie de fumer. Et si on sortait juste pour fumer une clope ? Je vous rachèterai un paquet demain. Demain. Comme une promesse. Comme un on se reverra. Puis là, t'as envie de te retrouver debout. De bouger, de fumer, d'être près de lui, d'être dans le noir, d'être ailleurs. Tu prends ton verre avec toi, laisses tes affaires ici, puis sors au dehors, en espérant qu'il te suive. L'air frais t'aide à reprendre tes esprits. Tu enroules un bras autour de ton ventre. C'est qu'il fait réellement froid, sans veste ni rien. Tu l'attends. (Im)patiemment. Réchauffe-moi. Réchauffe-moi les mains, les bras, le corps. Réchauffe ma tête, mon coeur. Réchauffe ma douleur.

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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Jeu 11 Déc - 6:56

C'est elle qui prend les devants. Elle s'empare de tes mains pour y réfugier les siennes gelées. Contrastant avec ta peau brulante. Tu regardes d'abord l'union de vos mains, si soudaine. Presque naturelle. Tes mains se resserrent sur ses doigts, doucement. Ses doigts effleurent ton poignet, tu la regardes faire, sourire aux lèvres. Puis ils courent sur ton avant bras, un frisson te prend. Le geste est futile, le ressentit lui est fort. Tu sens qu'elle veut se rapprocher un peu plus. Tu lui plais non ?
Mais elle ne sait rien de toi, ni ton prénom. Ni même ton âge. Et si elle le savait, elle te prendrait sans aucun doute pour un gamin, bon à rien. Elle te jetterait, tu en es presque certains. C'est une femme. Pas une adolescente. Elle sait ce qu'elle veut. Et toi, qu'est ce que tu veux ? Te jeter à son cou, la dévorer. Tu secoues la tête de gauche à droite, pour chasser toutes ces pensées de ton esprit.
Elle propose de sortir fumer, elle dit même qu'elle t'achètera un paquet le lendemain. Vous vous reverrez ? Tu crois ? Te souviendras-tu d'elle; ou ton esprit farceur te jouera un tour. Tu n'en sais rien, t'as juste envie de profiter de l'instant présent. De cette rencontre. Et de tout ce qu'elle entrainera, bon ou mauvais. Elle est déjà sortie, comme ça, dans le froid glacial. C'est une femme du nord. Pourtant quand tu la rejoins dehors le froid semble l'avoir percuté de plein fouet. Tu arrives derrière elle et lui pose ta veste en jean sur les épaules. Prévenant. Tu te retrouve en t-shirt, mais le simple fait de la regarder te donne chaud. Tu lui tends une cigarette, et lui allume comme tout à l'heure. Avant d'en porter une à ta bouche. Tu fermes les yeux tirant dessus, profitant du doux baiser de la nicotine. moi qui restais sage, et me retenais de fumer depuis tout à l'heure. sourire malicieux, enfantin sur ton visage. C'est une belle femme. N'importe qui sen rendrait compte. En un claquement de doigts un mec pourrait se pointer devant toi et lui faire les beaux yeux. Cette idée te fait tirer vivement sur la cigarette. T'as envie de t'approcher d'elle, et tu le fais. Juste un peu, pas trop. T'as envie que ses mains touchent ton corps. Ses lèvres t'absorbent. Tu la regardes fumer, tu as toujours aimé les femmes qui fumaient. La cigarette leur donne une certaine classe. Et si tu la plaquais contre la porte derrière elle, que ton corps se collait au sien. Ses lèvres à quelques mêtre des tiennes. Comment réagirait-elle ? T'as des pulsions animales, sauvages. vous allez attraper froid. dis-tu soucieux. Ta main libre se pose sur son épaule que tu frottes doucement, pour faire passer la chaleur à travers la veste. toutes les femmes russes sont aussi belles que vous ? tu rigoles tellement ta phrase est foireuse. Tellement c'est cliché. tu vas tout gâcher avec tes conneries mec.
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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Jeu 11 Déc - 12:37

T'attends dans le froid. T'as chaud. Sauf aux mains.
Et à l'intérieur, ça t'a réchauffée aussi. Ton corps brûle; un peu d'air frais ne lui fait pas de mal, il faut dire. La porte s'ouvre, mais tu n'oses pas regarder s'il s'agit bien de lui. Puis sa veste te tombe sur les épaules et tu es enrobée par son odeur, par son parfum. Tu en es toute frémissante. Tu n'oses même plus parler. Ça fait longtemps que tu n'as plus ressenti ça, il faut l'avouer. T'as l'impression d'avoir quinze ans de nouveau. De rencontrer quelqu'un qui te plait ( et à qui tu plais ? ) pour la première fois. Tu ne bouges pas, tes yeux ne le quittent pourtant pas non plus. Il te passe une cigarette, que tu attrapes délicatement. Il te l'allume. T'as envie de lui dire : arrête ! Arrête, tu m'as déjà allumée, arrête, je suis déjà en train de brûler, arrête, je vais te consumer. Mais tu dis rien. Le remercie avec un fin sourire, encore. Toi si avare d'habitude, te voilà en train de sourire toutes les dix secondes.
C'est que t'as le coeur un peu plus léger. Et pourtant, la culpabilité le tire irrémédiablement vers le fond. Le silence s'installe, mais il le brise de nouveau et ça ne te déplait pas; t'aimes bien l'entendre parler. Il te frictionne l'épaule. Tu fais mine de frissonner. Le froid, hein, Kira. Alors que c'est bien plus. Que t'as vraiment l'impression d'être touchée, pour la première fois – depuis trop longtemps.
Sa phrase soudaine laisse un sourire naître sur tes lèvres. Un sourire flatté, différent des autres encore. Tu te mordilles la lèvre et comme une enfant, te mets à rougir, colorant un peu tes joues pâles. Pour avoir la réponse à votre question, il faudrait faire un tour là-bas, trouves-tu alors à répondre, ne sachant pas vraiment quelle attitude avoir. Devais-tu le remercier ou ignorer son compliment ? Tu sais pas, t'as plus l'habitude. Des années qu'on n'a plus essayé de te séduire. D'habitude, ils sont plus francs.
D'habitude, c'est une phrase, un beau sourire, et tu te réveilles dans des draps inconnus le lendemain. Avant de t'enfuir comme une voleuse. Parce que c'est ce que tu es, Kira. Une voleuse. Tu lui avais tout volé, à lui. Jusqu'à sa vie, inconsciemment.
Vu que vous ne semblez pas trop connaître les environs non plus, je me disais qu'on pourrait visiter ensemble. T'as envie de le revoir. T'as déjà peur de le quitter. En fait, il te manque déjà. Tu tires sur ta clope machinalement. Une habitude qui revient vite, on dirait. Tes yeux papillonnent de nouveau vers lui. J'ai quand même envie de savoir votre prénom, confies-tu d'une voix plus basse, en te rapprochant un peu. De ta main libre, tu réajustes la veste sur tes épaules, pour te passer l'envie de le toucher, lui. Ton corps, pourtant, frôle presque le sien. Tes yeux crient ce que tes lèvres étouffent. Tu ne dis rien d'autre, pourtant, le fixant presque froidement. La faute à tes prunelles de glace. Qui se teintent presque de noir à trop se plonger dans les siens.

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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Jeu 11 Déc - 16:34

Que tu ailles faire un tour en Russie. Histoire de voir si elles lui ressemblent. Tu es persuadé que non. Tu es sûr que ce ne sera jamais le cas. Sa beauté est incomparable. Elle te charme, un peu trop. C'est pour ça que tu agis aussi bizarrement, aussi bêtement. N'importe qu'elle autre homme ce serait jeter sur elle, depuis longtemps. En captant son regard ils auraient pris cela pour une invitation. Mais toi, tu n'oses pas, tu préfères la découvrir doucement. La toucher, avec tes yeux d'abords. Tout entière, la regarder et la dévorer. Puis après, peut-être tu la toucheras de la manière que tu attends le plus, tes mains sur sa peau délicate. Un toucher parfait. Tu frémis à tes pensées.
La Russe est près de toi, son corps frôle presque le tiens.
Tu la regardes, tu la bouffes plutôt. Tu te noies dans ses iris bleus. T'as chaud. Alors que le vent caresse tes avant bras, t'as l'impression d'étouffer sous son regard intense. Tu tires machinalement sur ta clope, pour ne pas gouter ses lèvres.
L'idée de la visite ensemble te ravie, tu ne comprends pas ce qui t'arrive. T'as l'impression d'avoir quinze ans, d'être gêné face à une fille que tu ne pourrais pas atteindre. Pourtant elle, est là. Près de toi, presque contre toi, comme si son corps cherchait à se protéger du froid. Ou se protéger tout court.
je vous rejoindrais demain devant votre chambre alors. un sourire complice, vous partagez le même hôtel. Tu t'approches de son oreille doucement. c'est un peu rapide non ? pour que je vous donne mon prénom. un rire t'échappe. Tu la cherches. Tu veux jouer, mais tu as peur de tomber sur plus forte que toi.
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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Jeu 11 Déc - 17:37

Demain devant ta chambre. Une invitation ? C'est vrai que vous logez au même endroit, du coup. Une chance. Ou une condamnation, déjà ? Parce que t'as l'impression d'avoir les poignets liés, déjà, et d'y être totalement impuissante.
Dîtes, est-ce qu'on peut apprécier son geôlier ?
Il s'approche de ton oreille. Il suffirait que tu tournes la tête pour que vos visages se touchent. Et que vos lèvres se rencontrent, enfin. Enfin ? Oui, comme si t'attendais que ça depuis de longues minutes. Ou des heures, déjà ? Tu ne sais même plus. Il a un effet plus puissant que n'importe quel alcool. Son rire t'enchante, ça fait vibrer tes tympans, on dirait qu'il te chante une chanson. Tu te recules à peine pour pouvoir planter ton regard dans le sien. T'as jamais eu autant d'assurance. Ça te ressemble pas d'être si avenante. On change tous un jour. Un peu rapide ? D'accord. On n'a qu'à s'en tenir à nos origines pour ce soir. Encore la promesse muette et discrète de se revoir. Pour mieux se connaître. Dieu que t'aimerais le connaître bien plus loin que ça. Le découvrir, déshabiller son âme – le déshabiller lui. Tu prends une gorgée sans l'avoir lâché des yeux. Ça a quelque chose de sensuel et de provocateur à la fois. C'est à ton tour de t'approcher de lui, très près. Trop près. Ton bras libre, croisé sur ton ventre, vient buter contre son torse. Il y a un guide pour savoir à quelle vitesse on doit vivre ? Non, Kira. Pas de livre. Mais des limites, oui. Que t'aurais dû avoir, il y a longtemps. Quand t'as croisé son regard, que t'as tout bousculé, que t'as provoqué toute seule un accident pour ton avenir. J'ai un travail pour vous. Et quel travail, ma belle. Voilà que tu portes aujourd'hui une arme dont tu ne peux plus te séparer. Comme une sécurité. Parce que t'as pas des barrières assez hautes autour de toi, ma belle. Epaisses, certes, et la plupart s'y cognent en gémissant. Lui, il était passé. Et cet inconnu, il est déjà en train de se faufiler au travers. De nouveau, ta main sur son bras. Mais cette fois, t'y restes longtemps. Tu le caresses même, distraitement, comme si tu faisais pas attention, comme si tu faisais pas exprès.
En vérité, ton cerveau est bombardé d'étincelles. C'est vous qui allez attraper froid, comme ça. Vous ne devez pas être habitué au froid, par chez vous. Nouveau rire. Clair, bref, éphémère. Un carillon le soir de Noël. Tes iris se faufilent à ses lèvres, d'où s'échappe la fumée de sa clope. Ça t'hypnotise. Lentement, mais sûrement.

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MessageSujet: Re: adieu et à demain.   Jeu 11 Déc - 18:04

Tu la rejoindras oui. Et pourquoi faire ? La laisseras-tu seulement sortir de cette chambre, ou te jetteras-tu sur elle à peine la porte ouverte ? Combien de temps compte tu résister ?
Pourquoi résistes-tu alors que vous vous dévorez tout deux du regard. Comme si il n'y avait que vous, comme si les autres n'avaient plus d'importance. Tu ne connais rien de cette fille, pourtant ton corps ne veut faire qu'un avec elle.
Tu lui refuses ton prénom alors que tu lui donnerais ton corps. Paradoxe. Elle te regarde avec ses grands yeux bleus, et tu coules toujours plus profond. Elle s'approche, son bras heurte ton ventre. Tu te raidis. T'as envie de passer une main dans le bas de son dos, pour la sentir un peu plus. Pour qu'elle te sente un peu plus. Elle a totalement raison, c'est comme un appel qu'elle te fait. Appel auquel tu n'oses pas encore répondre, bien que ton corps tout entier le réclame. L'envie t’oppresse. Jusqu'à ton entre jambe. Tu souris pour toi même, essayant de calmer tes ardeurs en tirant plus longuement sur ta clope. alors vivons vite. tu jette ton mégot à quelques mètres, sans la quitter des yeux. Ses doigts caressent ton bras encore. C'est une habitude il faut croire. Elle te parle, mais tu n'écoutes pas vraiment. Ta main se pose dans le bas de son dos avec douceur, et tu la rapproches de toi. Son bassin collé au tiens. Tu veux lui montrer que tu n'as pas froid. Bien au contraire. D'un coup tu es plus avenant, sourire espiègle.
Le contact ne dure que quelques secondes. Ce qui n'est pas assez pour ton corps. Mais tu préfères t'éloigner, tu ouvres la porte du bar. je vous offre autre chose ? que veux-tu lui offrir véritablement yaël ? Tu la laisses passer devant toi, tes yeux rivés sur son déhanché qui fait des siennes. Ça ne tourne plus rond dans ta tête, et pourtant tu as à peine touché à ton verre, que tu vois au loin sur votre table.
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