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 j'veux qu'on baise sur ma tombe.

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MessageSujet: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Lun 1 Déc - 17:17

le cœur ailleurs,
le cœur dans le fleurs.
le sécateur,
dans la main, à assassiner les pauvres plantes, à assassiner ses peurs,
la tête dans les bourgeons, dans les odeurs,
elle en oublie ses clients,
ses bonnes manières et ses regrets d'antan.
c'est l'un des premiers jours où la belle n'est pas totalement défoncée,
mais l'on pourrait se demander si elle est clean,
parce qu'elle semble ne presque rien porter.
un short trop court, pas du tout « in »,
un t-shirt qui laisse apercevoir la naissance de ses seins,
elle semble porter le poids du monde entre ses mains.
les paupières closes, en train d'apprécier,
en train de rêver,
elle entend la cloche tinter.
sa chevelure bleue au centre et verte aux extrémités,
glisse en cascade sur son dos trop mince,
sur son dos presque décharné.
personne ne pourrait croire qu'elle a un jour été célèbre,
qu'elle a eu un destin, qu'elle a foutu en l'air pour déposer sa bouche sur toutes les lèvres et céder aux ténèbres.
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Invité



MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Lun 1 Déc - 17:30

Les fleurs c’est rien.
C’est pas bien.
Juste des mensonges.
Qui parfois nous rongent.
Parce que ça sent bon.
Parce que c’est beau.
Des pretextes.
Quand on a pas eu les bons réflexes.
Pour se faire pardonner.
Pour pas se faire abandonner.

C’est rien.
Pourtant des fois ça te fait du bien.
Comme celles des champs.
Comme quand t’étais enfant.
Alors t’aime bien y fourrer ton nez.
Pour pas oublier.
Quand c’était bien.
Quand tu pouvais encore songer à demain.
Alors tu entre, comme dans un rêve.
Pour mettre fin à la trêve.

Te torturer.
Juste un peut, y repenser.
T’entends la cloche.
Les doux parfums, tout proches.
T’es envouté.
Emerveillé.
Tu en as oublié où tu étais.
Dans une boutique étriquée.
Sous les yeux d’une vendeuse.
Un peu trop aguicheuse.

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Invité



MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Lun 1 Déc - 17:54

elle, c'est venus.
c'est pas marguerite.
mais elle lui dit la même chose, penchée sur ses fleurs : t'approche pas trop de moi.
j'sais que t'écouteras pas,
mais tu risques de le regretter : j'te sens t’effriter.
faut pas qu'on rentre dans ce rite.
t'sais, moi, j'suis un cactus.
essaies pas d'effeuiller mes pétales,
t'es qu'une pédale.

et en même temps, la venus ne demande qu'à tendre les bras,
à cet inconnu qui, peut-être, la comprendra.

elle se redresse, elle et ses jambes fuselées,
elle et ses rêves brisées,
elle et la catin qu'elle est,
elle se relève, et fait face au jeune homme, qu'elle caresse du regard, détaille de ses prunelles d'acier.
venus, tout ce qu'elle veut, c'est qu'on baise sur sa tombe.
venus, c'est qu'une bombe,
à retardement,
un accident,
qui ne demande qu'à exploser.
qu'à l'exploser.
« bonjour. »
murmure-t-elle, en se rapprochant un peu trop près,
un peu trop du danger.
« je peux peut-être vous aider ? »
elle lui jette un coup d'oeil entendu.
ils ne sont que deux inconnus,
au milieu de quelque chose qui les dépasse,
des fleurs, des pétales.
venus, c'est qu'une pétasse,
une pétasse qui pédale,
pour comprendre qui elle est,
pour comprendre la vie et tout ce que ça implique, toutes les merdes qui l'attendent bien sagement sur le bas côté.
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Invité



MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Lun 1 Déc - 18:20

T'es là.
Tu sais même pas pourquoi.
T'as craqué.
T'es entré.
Pour venir renifler.
Pour venir snifer.
Ce qui reste des souvenirs.
Ce qui reste à découvrir.
Pour venir t’y noyer.
Pour venir t’oublier.

Mais t’es pas tout seul.
Parce que dans ce triste monde, on est jamais seul.
Une vrai fleur parmi les leurres.
Qui viens te secouer alors que t’as même pas demandé l’heure.
Neo t’es con.
Neo t’es dans la confusion.
Parce que t’es pas là pour parler.
Parce que t’es pas là pour être aidé.
Juste pour rêver.
Juste pour contempler.

Et elle, elle est là.
Juste là, comme un chat.
Qui vient juste sous ton nez.
Presque se frotter.
Avec son t-shirt qui cache presque rien.
Qui laisse deviner ce qu’elle a en son sein.
Neo t’es con.
Neo c’est pas bon.
Mais t’es curieux.
Trop impétueux.

« Bonjour. »
Un sourire.
Juste histoire de dire.
« Je pense pas non. »
Si seulement.
Si seulement c’était conscient.
Que tu savais.
Pourquoi réellement t’y a mis les pieds.
Est-ce-qu’elle pourrait vraiment t’aider ?
Est-ce-qu’elle pourrait trouver ?



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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mar 2 Déc - 15:40

venus, c'est qu'une allumeuse.
la vérité, c'est que t'as perdu ta veilleuse.
ta lumière.
t'es plus accrochée à la terre,
parce que ça fait trop mal.
venus, c'est qu'un animal.
un chat sauvage,
doux à l'extérieur,
ravagé de l'intérieur.
en tout cas, venus, c'est pas une fille sage.

venus, elle oscille entre bonté et gaité,
venus, elle aimerait juste se laisser aller,
contre un corps chaud, pour tenter, son coeur, de le faire décongeler.
d'instaurer un peu de paix,
à nouveau en son sein,
pour enfin faire disparaître le chagrin.
elle l'a voulu, de venir ici.
de perdre ses repères, ses amis.
mais ses mâchoires se crispent, quand elle se rend compte que c'est plus dur
que ce qu'il n'y paraît.
quand elle se rend compte que c'est trop dur.

quand elle entend sa voix,
suave et masculine,
suave et féline,
elle la boit.
des frissons lui remontent l'échine, qu'elle tente de dissimuler,
pour ne pas passer
pour une chatte en chaleur,
qui ne pense qu'à tuer les heures,
avec un homme un peu trop séduisant,
mais certainement pas très causant.
elle se renfrogne lorsqu'il refuse son aide,
et c'est comme des centaines de goûte d'acide
qui fleurissent sur sa peau trop claire.
« dans ce cas, débrouillez-vous. »
elle casse, comme une masse.
« mais si jamais vous êtes intéressé, je peux aussi vous apprendre les bonnes manières. »
rétorque-t-elle, la tête haute, les flammes de la colère brillant dans ses prunelles.

c'est pas que venus a conscience de son charme,
mais aujourd'hui, elle a juste besoin d'être aimée,
d'oublier,
de faire tomber les armes.
c'est pas l'une de ces pétasses imbues,
c'est juste une fille qui a trop été déçue.
qui est fatiguée de bosser,
de faire quelque chose qui ne lui plaît pas assez.
tout ce qu'elle veut, c'est fumer.
alors elle sort un joint fraîchement roulé
de sa poche arrière, et elle s'approche de l'enfoiré qui l'a envoyer bouler.
« je sais que ça ne se fait pas vraiment, mais j'ai besoin d'une pause. t'en veux ? »
elle demande, dans une tentative de "cesser le feu".
« de toute façon, t'as pas l'air d'être le genre de mec à acheter des fleurs. »
elle rit en le détaillant de la tête aux pieds.
c'est le genre de mec qu'elle aimerait se taper.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mar 2 Déc - 16:55

Tu l’as vexé.
Mais t’en es même pas désolé.
Au contraire ça te ferait presque rire.
Parce que tu t’en fou bien de ce qu’elle peut te dire.
T’es pas là pour ses beaux yeux.
Parce que t’es peut-être pas assez courageux.
Pour ses seins.
Pour ses reins.
Même si son corps t’appelle.
Même si elle est belle.
« Excusez moi votre majesté »
Faux airs de princesse.
Qui remue trop les fesses.

Alors tu préfère l’ignorer.
Parce qu’elle est tout ce que tu peux pas blairer.
Même si t’es sur son territoire.
Même si c’est contradictoire.
T’es juste là pour les fleurs.
Juste là pour te réchauffer le coeur.
Mais pas dans ses yeux.
Tu préfère jouer les bigleux.
L’éviter.
La repousser.
Parce que les femmes sont des sorcières.
Pour le coeur, des meurtrières.

Des allumeuses.
Des menteuses.
Au charme dévastateur.
Qui transforme le coeur.
En chaire à paté.
Lorsque leur vient l’idée de l’emprisonner.
De l’empoisonner.
Pour jamais l’en délivrer.
Des salopes.
Qui mettent le coeur en syncope.
Pour un regard.
Pour une piqûre avec leur dard.
Un baiser.
Au quel on a pas résister.

Alors tu te laisse porter.
Sans la regarder.
Tu veux juste les fleurs.
Et le parfum de leurs coeurs.
Mais elle revient, comme un aimant.
Troubler ton esprit cicatrisant.
T’es d’accord pour succomber.
T’es d’accord pour te ranger.
Elle a trouvé comment te parler.
Elle a compris comment te calmer.
« Proposé si gentiment, je vais pas dire non. »
Mais elle a le don de t’agacer.
Le don de t’éloigner.
Avec son regard qui vient te chatouiller.
Qui vient te détailler.
Comme si sur toi elle pouvait trouver une réponse.
« Ha ouais ? Et pourquoi ? »
Tu la regarde.
Tu te mets en garde.
Le regard noir.
Comme si elle pouvait savoir.
Elle a raison pourtant.
Mais toi t’es menaçant.
Pour pas qu’elle s’aventure sur ce chemin.
Pour pas lui tendre la main.
Tu veux pas qu’elle te cerne.
Avec ses balivernes.


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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mer 3 Déc - 13:12

il a l'air fier de son coup,
comme si le fait d'envoyer balader la jolie poupée,
n'était pas un crime, qu'il ne l'avait pas rabrouée.
comme si il lui avait caressé la joue,
plutôt que de la laisser s'écraser
sur le sol dur et froid, sur le sol carrelé.
d'habitude, venus aurait tourné les talons,
lui aurait prié de quitter son salon.
mais ce jeune homme dont elle ignore le nom,
il la fascine, lui donne envie de le connaître,
même s'il n'a pas l'air d'être quelqu'un de bien, qu'il semble être
un franc petit con.
elle aimes la façon dont ses yeux la détaillent,
même si c'est sa chair qu'ils tailladent.
elle essaie de ne pas trop le regarder,
mais ses prunelles sont comme aimantées,
par cet être divin,
par cet enfoiré au comportement de gamin.
les hommes, c'est tous des cons.
c'est ce qu'arrêtait pas de répéter sa mère,
cette mégère,
à l'égard du sexe fort, du sexe vagabond.

mine de rien, ils sont pas tous pareils.
mais il semblerait que venus soit tombée sur un spécimen.
un mec qui sait ce qu'il vaut,
un mec insupportable, qui ne mériterait pas de concerto
de la part de la divine étoile de paris.
c'est qu'un abruti...
un abruti qu'elle a envie de défoncer,
qu'elle a envie d'aimer.
venus, elle sait même pas pourquoi elle bosse dans ce magasin.
sans doute juste pour pas faire le tapin.
parce que la vie est loin d'être aussi facile qu'elle l'avait pensé.
parce qu'elle a marre de galérer.
de jouer
sur les trottoirs pour juste un peu de monnaie,
et crever la dalle la gueule ouverte,
souffrir de la perte.
elle aimerait enfin rencontrer quelqu'un,
qui lui fasse oublier qu'elle est plus rien.
qu'elle a laissé passer sa chance
de véritablement tenter l'expérience.
de la vivre jusqu'au bout et de devenir riche, célèbre,
droguée et cerbère,
oubliée après avoir été mâchonnée
par les magazines people à chier.

elle tend le joint à son client,
comme s'ils étaient seuls dans la ville,
comme si cet acte n'était pas répréhensible,
avec l'impression de partir pour le Liban.
de risquer sa vie.
de mourir ici.
« je voulais pas te vexer. »
elle rétorque, un peu défoncée.
« c'est juste que... j'imagine les fleurs pour quelqu'un que tu aimes. et je t'imagine pas te ranger. »
elle balance, la poupée.
c'est la stricte vérité, même si elle n'aurait peut-être pas dû la dire et la jeter.
« enfin, t'as le droit d'aimer les fleurs, c'est pas moi qui vais te le reprocher. »
elle hausse les épaules, s'humecte les lèvres.
elle a du mal à savoir sur quel pied danser,
mais elle réprouve l'idée qu'il la hait.
elle a besoin d'amis, de rire,
de cesser de fuir,
comme un lièvre.
« au fait. moi c'est venus. »
la lumière du soleil décline petit à petit dans la boutique,
donnant une ambiance particulière à ce moment
quelque chose de romantique,
alors qu'il n'y aura rien d'autre que des tourments.
mais elle lui sourit,
parce qu'elle a pas envie
qu'ils partent sur des mauvaises bases, et qu'elle aimerait le revoir,
peut-être, plus tard.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mer 3 Déc - 14:39

Pas du genre à acheter des fleurs.
Ouais, t’es pas comme ça dans ton coeur.
T’es un handicapé des sentiments.
Un pauvre gars qui se ment.
Tu sais plus aimer.
Tu sais plus t’exprimer.
Un jour t’as essayé.
Mais t’y es pas arrivé.
T’es pas un romantique.
Ton coeur est presque aussi froid que l’antarctique.
Parce que tu préfère avancer seul.
Tu préfère la solitude en linceul.
Elle elle t’embrasse.
Elle t’enlace.
Sans jamais te blesser.
Sans jamais t’écorcher.

Et elle t’emmerde d’avoir raison.
Elle t’emmerde à te donner des frissons.
Parce ouais, t’es pas du genre à te ranger.
Et ça dérange qu’elle puisse voir la vérité.
Pourtant c’est pas écris sur ta gueule.
Et pourtant c’est la seule.
Qui voit.
Qui croit ce qu’elle voit.
Ouais, elle à raison.
Et ça, c’est pas bon.
« Les apparences sont parfois trompeuses »
Pas dans ton cas.
Non, pas chez toi.
Mais tu veux pas lui laisser croire.
Non, pas lui laisser ce pouvoir.
Tu tire sur le joint.
Histoire de voir plus loin.
De te détendre un peu.
D’arrêter le feu.
De tes joues.
Pour pas plus passer pour un fou.
« J’aime pas les fleurs, c’est juste une envie soudaine »
Une envie à la con.
Pour un pauvre con.
Trop rêveur.
Trop chieur.

Tu tire une dernière fois sur le joint.
Puis tu lui retourne, t’en as plus besoin.
Du coin de l’oeil tu la regarde.
Toujours sur tes gardes.
Tu veux pas t’y brûler les ailles.
Même si bon dieu elle est belle.
Puis t’entends son nom, Venus.
Ça sonne trop comme un angelus, pour un cactus.
Fille bourrée d’épines.
Fleur à la beauté abyssine.
Aux cheveux arc-en-ciel.
Trop artificielle.
A la beauté idéal.
Magique, comme une aurore boréal.
Faut que tu ressaisis.
Faut que tu résiste.
« Neo »
Puis tu souris.
Presque conquis.
Presque, parce que faut pas craquer.
Faut pas succomber.
Même si t’es presque désinhibé.
Même si tu commence à planer.
« Tu réserve cet accueil à tous tes clients, ou j’ai un privilège ? »
Juste par curiosité.
Pour essayer de la cerner.


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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mer 3 Déc - 15:51

il lui est plaisant de voir que le garçon est prêt à arrêter d'être con.
qu'il est prêt à faire des efforts pour qu'ils aient une relation,
aussi indéfinissable soit-elle.
aussi belle
peut-elle devenir.
venus, elle sait qu'elle n'a pas forcément eu le meilleur comportement,
mais elle est bien décidée à en finir.
parce qu'il lui plaît, ce chenapand.
il faut l'avouer,
il est spécial, et même si elle ne le connaît pas assez,
il a quelque chose d'incroyable,
de pas banal.
venus, elle a été trop déçue par l'amour,
c'est pas ce qu'elle veut, et en même temps, elle ne cesse de chercher.
ses prunelles semblent lui murmurer ne me laisses pas tomber
j'ai besoin de toi, sans détours
.
des flammes la consument
lorsqu'elle le regarde, elle n'est plus qu'écume
s'échouant sur la plage de l'insolence,
sur la plage de l'opulence.
venus, elle aimerait le déchirer,
le lacérer,
pour laisser rien qu'une trace sur lui,
pour clamer casses-toi pétasse, c'est le miens.
parce qu'encore une fois, elle le connaît carrément pas : ça pourrait être un bohémien.
mais elle aime son répondant, le fait qu'il soit venu ici.
qu'il ait brisé sa quiétude,
sa solitude.

un sourire fleurit sur ses lippes,
alors que ses fripes
ne font que lui donner des airs de salope,
qui foutrait une syncope
à un vieux monsieur à la peau ridée,
à la peau fripée.
« alors comme ça, t'es un romantique ? »
elle lui adresse un clin d'oeil entendu,
alors qu'elle ne ressent qu'une envie : le voir nu.
elle n'y croit pas,
ce garçon n'est pas ce qu'il prétend être,
tout ce qu'il veut, ça semble être du sexe.
mais venus, elle est prête à prendre le risque pour pouvoir être dans ses bras.
elle a l'impression qu'il rougi,
mais n'en mettrait pas sa main au feu :
ce serait trop douloureux
d'être trahie.
« c'est mignon. »
la pouffe,
elle pouffe.
ses doigts fins viennent s'égarer sur la joue offerte
du jeune homme, avec la douceur d'un spectre.
plus les minutes passent,
plus elle s'attache.
c'est débile, elle le sait,
mais elle peut pas s'en empêcher.
même si y'a deux minutes, elle avait envie de l'étrangler
et de l'étriper.

elle accepte le joint tendu,
parce qu'elle est trop tendue.
elle aspire la fumée
bienfaitrice qui asphyxie ses poumons,
les dégonfle comme un ballon,
pour mieux s'évader.
elle sent son regard sur elle,
et ça la fait sourire, la belle.
elle aime se rendre compte qu'il ne peut pas s'en empêcher,
et qu'elle aussi lui plait.
certes, elle l'a cherché
avec ses tenues de pute décharnée,
mais il n'y a que rarement des clients,
des gens,
qui viennent donc elle se permet
des tenues osées.
rien à foutre de ce qu'ils disent.
j'étais une étoile moi, avant de me perdre à venise.
avant de me perdre à bar harbor.
de passer à babord.

il a pas l'air facile à vivre,
ce garçon difficile,
mais elle aimerait pouvoir se targuer d'avoir essayé.
« comme dans matrix ? »
elle rit, l'imagine faire des figures de malade,
des cascades.
« sûr que t'aurais la classe en cuir. »
nouveau clin d'oeil.
ses joues s'empourprent suite à sa question,
mais elle se racle la gorge pour tenter de dissimuler sa gêne, son inattention.
« ça dépend de la réponse que tu veux. »
elle lui caresse le menton.
dépose ses lèvres sur les siennes,
aimerait se perdre sur un ponton.
« on va dire non. t'es un privilégié. »
elle se recule, et tire à nouveau sur le joint.
pas qu'elle en ait besoin,
juste envie.
elle est bien, ici.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mer 3 Déc - 17:22

Un romantique ?
Chez toi, c’est illogique.
T’es pas un tendre.
T’as pas vraiment le coeur à prendre.
Ni à fendre.
Encore moins à vendre.
On a trop essayé de te le voler.
De le défoncer.
Avec des promesses.
Mais ça manquait de sagesse.
T’es bon qu’a baiser.
Au pire à sucer.
Sans engagement.
Sans sentiment.
Juste comme ça, pour s’amuser.
Juste pour oublier.
Tu préfère même pas y répondre, ça serait que pour mentir.
Ce que tu es, c’est trop dur à définir.
Alors tu chasse cette idée.
Pour pas la pousser à insister.
Et son clin d’oeil entendu.
Tu fais comme si t’avais pas vu.
Parce que tu veux pas voir.
Parce que y’a plus aucun espoir.
Pourtant elle essaye de te convaincre, avec ses caresse.
Misérable geste qui pourtant t’agresse.

Mais c’est qu’elle a des bons arguments.
Alors pourquoi tu te mens ?
Pourquoi justement pas y goûter ?
Pourquoi pas y succomber ?
T’as le cerveau entre les jambes, c’est pas vraiment une nouveauté.
Alors pourquoi essayer de résister.
Elle s’insinue .
Et toi ça te tue.
Tout ces trucs qu’elle fait vibrer dans ton corps.
Tu veux lui donner tord.
Parce que tu veux pas craquer devant sa paire de seins.
Même si t’aimerais bien te retrouver entre ses reins.
Elle est trop ouverte.
Elle est trop offerte.
C’est trop beaux.
Trop faux.
On va pas comme ça chez la fleuriste.
Pour jouer avec aux nudistes.
Mais elle est trop proche.
Déjà elle s’accroche.
Alors toi tu fond.
Parce que mine de rien, t’aimerais bien aller voir plus profond.
Dans son corps.
S’il y a de l’or.

Comme dans le film, oui.
C’est pas inouï.
T’aime pas la référence.
T’aime pas faire la révérence.
Parce que Neo, t’es pas un héros.
T’es juste un zéro.
Alors même si elle fait une sorte de compliment.
Tu trouve pas vraiment ça marrant.
« Cinéphile en plus de ça, mais j’ai trouvé la perle rare dis moi »
T’as le regard noir.
Même si tu souris, t’as les yeux aussi sombre que le soir.
Son rire et son clin d’oeil, t’aimerais bien lui carrer ailleurs.
Mais tu la ferme, parce que ça a quand même un effet ravageur.
« T’imagine même pas »
Non tu préfère te noyer dans son jeu.
Qui attise le feu.
Dans ton corps.
Qui est déjà trop d’accord.

Alors t’as posé la question.
Pour essayer de faire illusion.
Pour gagner du temps.
Sous son regard pénétrant.
Devant son corps un peu trop gourmand.
Au quel finalement, tu pourrais pas dire non.
Elle à l’air gêné.
Comme si d’un coup, elle avait du mal à assumer.
Toi tu ris.
Parce que pour de bon t’es conquis.
T’es privilégier.
Alors pourquoi râler ?
Elle te laisse même pas le temps de répondre.
Parce que ses lèvres viennent correspondre.
Avec les tiennes.
Faut que tu te contienne.
Même si c’est furtif.
Même si c’est vif.
T’es partagé entre la repousser.
Ou la dévorer.
Alors tu reste comme un con, un peu confus.
Un peu trop perdu.
T’es trop frustré.
Qu’elle se soit déjà reculé.
Sans que t’ai le temps de capter.
Encore moins de l’attraper.
« Et qu’est-ce-que j’ai fais pour mériter ça ? »
Tu reprends ton air détaché.
Comme si ça t’avais pas touché.
Flèche en plein corps.
Elle a jeté le mauvais sort.
Alors attiré comme un aimant tu te rapproche.
Tu te raccroche.
Tu prends son bras.
Avec toi.
Pour tirer sur le joint.
Toujours dans sa main.
T’inspire.
T’expire.
Sans la lâcher.
Juste parce que t’es entrain de planer.
Tu pose ton autre main, sur le bas de ses reins.
Parce que te voilà comme un chien.
Prêt à remuer la queue.
Juste pour ses beaux yeux.
Tu veux la tenir juste là.
Tout contre toi.
Pas qu’elle s’envole.
Alors qu’elle t’immole.


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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Jeu 4 Déc - 15:15

venus, elle sait plus vraiment qui elle est,
elle oscille entre bonté
et conneries.
beaucoup de conneries.
toutes plus débiles les unes que les autres, toutes plus abracadabrantes,
mais pas celle-là : pas celle où elle a décidé de pas être très vêtue,
de draguer ce mec bourru.
venus, elle est chiante.
venus, elle est trop gentille,
trop conne,
trop quiche, trop quille.
trop bonne.
mais venus, elle aime les fleurs.
surtout celles qui se fument.
parce qu'elle a mal au coeur,
parce qu'elle en a marre de porter un costume.
de faire la fille sur qui on peut compter,
de faire la fille jamais défoncée, jamais déprimée.

avec lui, elle sait que ça n'ira jamais loin.
ça a déjà trop mal commencé,
en pugilat,
à se battre comme chien et chat,
pour deviner l'issue du combat
et qui le gagnera.
pour s'extasier,
pour s'aimer avec les poings.
elle sait qu'elle triche avec ses fringues trop dénudées,
avec sa chair trop exposée,
mais à cette heure, les clients sont rareté,
et elle ne pouvait pas savoir que celui-ci s'arrêterait.
ce n'était, à la base, que pour s'amuser.
et c'est plutôt réussi, parce que l'arc-en-ciel commence à s'éclater.
c'est qu'un con, elle se répète pour pas oublier.
je vais me brûler les ailes,
si je l'approche de trop près.
mais c'est comme un caramel :
mauvais pour les fesses, bon pour le moral.
enfin, dans ce cas, ce serait plutôt bon pour mes fesses, mauvais pour le moral.
en tout cas, ce mec, il est déjanté.


elle aimerait bien le déshabiller,
découvrir ce qu'il cache au fond de lui, dans les abîmes,
qu'il l'abîme.
qu'il la fasse ployer,
elle et son caractère de chien,
elle et ses airs de catin.
pas qu'elle aime être envoyée bouler,
mais elle aime qu'on tente de lui résister.
surtout lorsqu'elle est face à quelqu'un d'aussi insupportable,
d'aussi canon,
d'aussi mignon,
d'aussi semblable au diable.
sa remarque la pique à vif,
alors elle réagit comme un animal primitif.
elle le mord à l'oreille,
pas assez fort pour faire apparaître une teinte vermeille,
« eh ouais. parfaite. »
grand sourire, elle évite son regard noir.
les lueurs du soir
percent la vitrine
et sa poitrine.
les lueurs d'espoirs
de pouvoir un jour s'assoir
avec lui sans s'arracher
la gueule et les vêtements,
sans s'écorcher,
comme maintenant.

venus, elle est pas gênée.
elle sait juste pas pourquoi elle a décidé d'être comme ça :
si peu vêtue, juste là,
avec son balais,
son sécateur
et sa peur
d'être esseulée,
de ne jamais retrouver la paix.
en tout cas, venus, elle aime leur baiser.
mais s'il n'est pas très long, qu'elle se rétracte,
elle n'a qu'une envie : le regoûter.
ses lèvres, passer à l'acte.
parce qu'il a fait l'erreur de passer,
parce qu'il a fait l'erreur d'être à croquer.
parce que c'est un p'tit con
et qu'elle les aime, venus, les salauds,
ceux qui font rien de bon,
les badauds.
« j'aime les blonds. et les mecs qui savent tenir tête. »
elle se passe la langue sur les lèvres,
n'envisageant aucune trève.
elle a envie de lui,
et même s'il ne veut pas l'avouer,
elle sait
qu'il est dévoré par l'envie.
il se rapproche,
et la belle perd le coche.
la chaleur grimpe,
et venus aussi aimerait grimper :
sur lui, le manger.
rejoindre le septième ciel et les dieux de l'olympe.
elle le laisse faire,
totalement sous l'emprise de ses gestes,
alors qu'il la marque d'un fer
rouge, avec le désir cuisant de lui enlever sa veste.

sa main dans le creux de ses reins la cajole,
l'immôle,
l'envoie sur un bûcher délicieux,
alors qu'elle se laisse consumer par les cieux,
par les sensations,
par la passion.
mais elle ne veut pas aller trop vite,
alors elle tire à nouveau sur le joint,
se laisse aller plus loin.
oublie les bonnes conduites
petit à petit.
abasourdie.
elle lui souffle la fumée au visage,
se délecte de son expression,
veut arrêter d'être sage,
de pratiquer l'abstention.
alors elle se jette à l'eau, l'embrasse
avec plus de ferveur,
avec plus de chaleur.
ses mains cherchent le contact de sa peau, droguée
à lui,
à ce plaisir,
que lui procure les lèvres de celui-ci.
elle manque de défaillir,
trop pressée
de le savourer.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Jeu 4 Déc - 17:13

Parfaite.
Imparfaite.
Tu sais pas.
Tu le vois pas.
Tout ce que tu vois corps trop dénudé.
Son corps plein de bonnes volontés.
Pour les hommes.
Pour les hormones.
Un vrai régale.
Qui a jamais eu d’égal.
Trop malsain.
Comme ses seins.
Trop gourmands.
Pour lesquels tu deviendrais trop dévorant.
Parce que même si tu la connais pas.
Tu t’en fiche de ça.
Parce que c’est trop tard.
Tu subis la piqure de son dard.
Comment faire pour reculer ?
Comment faire pour se sauver ?
Impossible.
C’est trop irrésistible.

Un charme à faire regretter d’être passé de l’autre côté.
Un charme à faire renoncer d’être pédé.
Même si c’est juste pour y goûter.
Même si ça va jamais s’éterniser.
Juste le temps.
Un seul instant.
Du genre qui s’accroche au coeur.
Du genre qui portera jamais le nom de malheur.
Juste un peu de magie.
Assez forte et qui anesthésie.
A en oublier tout ce qui c’est passant avant.
Parce qu’elle à tout balayer comme le vent.
C’est une nouvelle saveur.
Du genre qui s’accroche au coeur.
Qui fait planer.
Qui fait rêver.
Alors pourquoi s’acharner ?
Pourquoi vouloir y résister ?

Même si elle a le don de t’énerver.
Ça fait que t’émoustiller.
Comme quand elle te mord.
Et que ça te tord.
Juste là dans ton ventre.
Juste là dans l’épicentre.
Maudit corps qui résiste pas.
Maudit qui se contrôle pas.
Parce que tu peux seulement sourire.
Au lieu de fuir.
Incapable de la rejeter.
Pour pas plus tard le regretter.
Parfaite…
Si seulement tu pouvais lui faire sa fête.
La calmer.
Au lieu de la laisser planer.
Elle est trop sûr d’elle.
Avec sa beauté accidentelle.
Avec ses baisers.
Qui finissent de te dévorer.
De t’écorcher.
De t’ensorceler.
Elle aussi, comme toutes les autres c’est une vipère.
Une pour les quelles on s’enterre.
Qui sait ce qu’elle veut.
L’entendre dire, ça te rend heureux.
Parce que c’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.
Tu fera tout pour.
Qu’elle regrette.
Mais pas qu’elle te rejette.
« Je serais venu plus tôt si jamais su »
Un sourire.
Parce que tu vois déjà les choses venir.
Si tu veux, tu peux avoir le pouvoir.
Parce qu’elle vient de se rendre à l’abattoir.
Parce qu’aveuglement elle s’abandonne au jeu.
A cause de ses aveux.

C’est comme ça que tu prends le dessus.
Parce que mine de rien lui passer dessus, t’en serais pas déçus.
Avec ton bras tu l’agrippe.
Elle et ses fripes.
Pour la rapprocher.
Pour l’emprisonner.
Pour la sentir plus près.
Pour tenter toi aussi de t’insinuer comme elle le fait.
Tu t’en fou pas mal qu’elle t’enfume.
C’est qu’une jolie brume.
Qui fleur bon l’oubli.
Qui jamais ne t’affaibli.
Et tu la laisse t’embrasser.
Tu la laisse finir de s’accrocher.
Juste un mirage.
Qui la remplira de rage.
Quand t’auras renoncer.
Quand tu finira par t’écarter.
Mais légèrement tu profite.
De cette rencontre fortuite.
Avec ses lèvres.
Qui font monter la fièvre.
Pleines d’ardeurs.
Qui on le savoureux goût du malheur.
Tu te laisser aller sous ses mains baladeuses.
Trop affectueuses.
C’est signal.
Pour donner le coup final.
La relâcher.
Lui échapper.
« Je tiens tête et je sais me faire désirer »
Tu dis ça dans un sourire.
De quoi te faire pourrir.

Parce que tu veux jouer au plus malin.
Ne pas te laisser faire sous ses mains.
Trop magiques.
Qui donne trop facilement la trique.
Même si c’est trop dur.
Comme se prendre un mur.
Comme ce qu’il y a dans ton pantalon.
Qui tourne plus forcément rond.
De son emprise, une dernière fois, faut que tu t’échappe.
Avant que ça dérape.
La faire un peu languir.
Juste avant de la voir jouir.
Alors tu te recule.
Pour échapper à la canicule.
Qui t’embaume le coeur.
Et de son corps trop hypnotiseur.
Pour aller faire le tour de la boutique.
Pour la faire tourner en bourrique.
« J’aime pas les fleurs, mais je crois que finalement je vais me laisser tenter à ce rythme là »
Juste comme ça, pour changer de sujet.
Alors que t’es déjà tout émoustillé.
Que t’as du mal à rester loin d’elle.
De cette fille aquarelle.


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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Ven 5 Déc - 18:32

il est six heures moins le quart et je gambade dans les rues de bar harbor. ça fait des heures, des jours, des nuits, des semaines, je n’sais plus, que je suis arrivée ici, dans ma caisse garée sur une place de camping. il n’y a que peu de monde dans la rue, c’est étrange, bizarre. quelques pièces qui tapent les unes contre les autres dans ma poche, j’ai envie de m’offrir quelque chose. quoi ? c’est une bonne question, pour l’instant je l’ignore encore. c’est en passant devant la boutique du fleuriste que l’idée me vient, c’est ce bouquet sur le présentoir, là devant, qui m’interpelle. ses couleurs et son parfum. qui m’enivre et qui m’envoute. il y a bien des gens dans cette boutique, c’est bon c’est ouvert. je m’empare alors du bouquet et entre à l’intérieur. on me regarde bizarrement, je vois bien que je dérange. « veuillez m’excuser, ce serait pour acheter ce bouquet »
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Ven 5 Déc - 18:38

il est parfait.
il est à chier.
c'est glamour,
dans la bouche d'une fille.
pas d'amour,
pour ce mec de pacotille.
mais c'est quoi alors, cette sensation ?
pourquoi se laisse-t-elle dévorée par la passion ?
il est trop gourmand,
elle est trop adepte des amants,
c'est qu'une nana de mauvais genre,
qui aime se donner un genre,
qu'est pas comme ça avec tout le monde,
juste avec ceux qui s'intéressent à ses osmondes.
à certains moments, elle aimerait juste s'en aller,
le laisser,
mais pas avant de l'avoir dévoré,
de s'être laissée aller,
à son corps,
pas avant de l'avoir affronté, le conquistador.
parce que maintenant que la joute a commencé,
venus veut savoir comment ça va se terminer.

elle plonge dans ses beaux yeux,
passe une main dans sa chevelure bleue,
meurt de cette distance,
meurt d'impatience,
d'être en transe,
d'être dans ses bras,
sans défenses,
livrée à cet anaconda.
qui ne rechignerait pas
à la déchiqueter,
sous ses coups de reins,
à embrasser ses seins,
sauvagement,
agonisants,
sous l'effort,
dans le réconfort,
de l'autre, de leur peau,
des cuisses ouvertes, comme les pétales d'un coquelicot.
rouges, essoufflés,
après avoir baisé,
comme si leur vie en dépendait,
comme si elle naissait ici, et qu'elle y mourrait.

neo lui fait trop d'effet,
il lui fait perdre la tête,
parce qu'il est rien de plus qu'une tempête
qui vient se déchainer,
l'emporter,
comme la mer,
comme un éclair,
qui vient lui retourner le ventre,
la rendre cendres.
tout ce qu'elle veut, c'est qu'il la prenne,
s'empare des rennes,
et qu'il lui fasse perdre les pédales,
oublier qui elle est,
ce qu'elle fait,
qu'ils découvrent les étendues abyssales.
un sourire s'éternise
léger comme la brise,
elle l'écoute,
ne voit plus que lui,
n'a plus de doute
sur le fait qu'elle le veuille, ici.
« je ne m'habille pas comme ça tous les jours. »
heureusement, précise-t-elle
intérieurement.
« t'as eu de la chance : j'avais justement envie d'un mec dans ton genre. »
elle fait la nana assurée,
mais elle a pas envie de le faire filer.
en réalité,
elle veut juste pas le quitter.
parce que c'est trop bien
d'être là avec lui à se battre comme des chiens,
à se chercher,
pour mieux s'entre-tuer.
pour mieux se déchirer.

elle l'affectionne,
le tâtonne,
parce qu'elle veut le toucher,
toujours plus se rapprocher.
elle meurt d'envie de l'embrasser,
jusqu'à en perdre son souffle,
jusqu'à en décéder,
pour qu'elle s'insuffle,
toujours plus en lui.
toujours plus sur lui.
mais d'un coup, ça sent mauvais.
parce que neo a décidé,
de retrouver son statut de petit con,
son statut d'enfoiré qui en profite de ce qu'il a dans le caleçon.
« qu'est-ce que... ? »
elle commence,
mais déchante vite,
parce qu'elle a compris
qu'il allait lui infliger la pire des sentences.
il se recule,
et c'est comme ça qu'il l'encule.
parce que tu l'auras pas,
parce qu'il s'en va.
hors de sa portée,
hors de ses caresses, de ses baisers.

elle s'en retrouve dépitée.
fait la grimace, dégoûtée.
« neo... tu vas pas oser... »
mais c'est déjà trop tard,
dans les premiers rayons du soir,
neo s'est en allé,
trop loin
de ses mains
à l'autre bout du magasin,
trop proche du parfum
des fleurs,
loin de son coeur.
elle s'en retrouve presque à baver,
de l'envie de lui, de l'envie de le baiser.
plus de chichis entre eux,
ce sera délicieux,
lorsqu'il exaucera ses voeux,
passera une main dans ses cheveux.
elle serre les dents
refusant
de lui céder.
de dire ok
à ce petit jeu qu'il a instauré.
« t'es sérieux ? »
ne peut-elle pas s'empêcher de siffler,
de persifler,
tellement déçue et enragée
par son petit manège
digne de la reine des neiges.

« dans ce cas... je peux peut-être te conseiller ? tu cherches quelque chose de spécial ? »
elle tente de rester professionnelle,
de ne pas faire la belle,
pour avoir plus d'attention,
moins abstention,
et cesser
d'être délaissée.
elle s'approche néanmoins,
lui tourne autour,
sans partir loin,
pour demeurer, tel un vautour,
dans les parages
et lui faire miroiter des mirages.
elle se penche, lui montre sa croupe,
espère gagner la coupe
qu'est neo,
qu'est ce jeune homme trop beau,
mais d'un coup,
tout est perturbé.
par le cou
par les prunelles acérées,
d'une cliente inopinée.
elle se calme, essaie d'adopter une attitude responsable,
alors même que dans ses entrailles
ne brûle que le désir de la virilité
de neo,
de ce corbeau,
et qu'elle aimerait bien lui arracher la tête,
à cette alouette.
« hrm... bonjour ! »
dit-elle d'un ton trop peu enjoué.
« de quel style ? pour quelle occasion ? »
il n'y a pas à dire, la beauté
sait faire son entrée.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Ven 5 Déc - 20:43

De la chance pour une fois ?
Non t’y crois pas.
Ce genre de chose ça t’arrive jamais.
Parce que t’es qu’un pauvre désespéré.
Mais tu crois pas non plus au hasard.
Cet enfroiré de connard.
Qui décide toujours les choses quand c’est trop tard.
Y’a de quoi te foutre le blizzard.
Mais tu vas pas râler.
Parce qu’elle est prête à se donner.
Des coups comme ça on en croise pas à tous les coins de rues.
C’est tellement inattendu.
Mais une vraie opportunité.
Qu’il serait dommage de rejeter.
Elle est trop bonne.
Peut-être aussi trop conne.
De se jeter dans tes bras aveuglement.
Mais pour cet instant, t’es d’accord pour être son amant.

L’emmener voler là-haut.
Dans la jouissance où tout est beau.
Quand les corps ne font plus qu’un.
Où tout devient commun.
Quand ensemble, les coeurs s’arrêtent.
Parce qu’on ne devient que des bêtes.
Qui se dévorent l’âme.
Mais ça n’a rien d’un drame.
Parce que c’est tellement parfait.
Que tout de suite après, on voudrait recommencer.
Même si c’est juste un cul rencontré.
Qu’on a voulu attraper.
Comme ça par gourmandise.
Qu’on a eu le choix de prendre à sa guise.
C’est tellement malsain.
Pourtant tu veux bien de ses seins.
Sur ton corps ses mains.
Ça, t’en es certain.
Alors forcément c’est le jackpot.
Quand elle est là comme ça, qu’elle te tripote.
Qu’elle te dit qu’elle a envie de toi.
Pourquoi pas ?
Et toi, qu’est-ce-que tu veux ?
Certainement pas mettre fin à ce jeu.
Vous avez atteint le point de non retour.
Sans aucun détour.
Ça sert à rien de luter Neo.
Parce que c’est trop beau.
« Alors toi aussi t’as eu de la chance »
Ouais, que t’ai envie de venir sentir les fleurs.
De te replonger dans tes souvenirs qui t’écoeurent.
Mais le goût amer tu l’as oublié.
Grâce à ses baisers.

Baisers de plus en plus pénétrant.
Baiser de plus en plus tentant.
C’est si facile de craquer.
Si facile de se laisser aller.
Contre elle.
Contre son corps qui t’appel.
Mais tu veux pas lui laisser se plaisir.
Même si toi-même tu brûle de désir.
Tu veux continuer à jouer.
Voir jusqu’où elle est capable d’aller.
Si elle peut résister.
Au lieu de s’abandonner.
Puis c’est tellement délicieux.
De la voir plisser les yeux.
Parce qu’elle est pas d’accord.
Que tu repousse ton corps.
Elle est encore plus désirable.
Alors qu’elle se retrouve misérable.
Toi qui es loin.
Elle a plus rien sous les mains.
A toucher.
A narguer.
C’est encore plus délicieux.
Que d’aller visiter les cieux.
De loin tu la regarde.
Gonflée par la rage, tu la nargue.
« Parfaitement sérieux, tu croyais quoi ? Que ça serait aussi facile ? »
Tu ris.
Comme un con, tu ris.
T’es pas un mec facile.
Non, t’es même plutôt très difficile.
Tu porte la tête haute.
Même si ton corps a la tremblote.
Parce que t’as du mal a résister.
T’aimerais bien te jeter.
Sur elle.
Qu’elle t’enlace de ses ailles.
Lui déchirer ses vêtements.
L’enlacer tendrement.
Mais tu préfère la narguer.
Finir de la titiller.
Elle et sa curiosité.
Elle et les secrets de sa féminité.
Puis elle se prend en jeu.
Même si pour elle c’est fâcheux.
Et t’es presque coincé.
Parce que tu l’avais pas envisagé.
« Hum… C’est ça le truc justement, c'est spécial »
Que tu trouveras pas au milieu des autres fleurs.
Mais seulement dans son coeur.
Dans son corps.
Aux pouvoirs trop fort.
Et encore une fois elle trouve le truc pour te remuer.
Pour te faire regretter.
Son cul en l’air.
Ça te percute comme un éclair.
Tu peux pas t’empêcher de mater.
Intérieurement d’y succomber.
Si tu pouvais tu t’en lècherais les babines.
Alors qu’encore une fois elle t’abime.

Heureusement t’es sauvé.
Par une personne qui décide d’entrer.
Une autre jolie fleur.
Qui vient chercher ses soeurs.
Alors tu te range pour pas avoir l’air con.
Même si c’est dur de renoncer à cette nouvelle addiction.
« Bonsoir »
A la volée.
Juste comme ça avant de t’éclipser un peu trop gêné.
Tu veux pas te sauver.
Tu veux pas renoncer.
Tu t’offre juste une accalmie.
Pour sortir dans la nuit.
T’enfumer les poumons.
Le temps que ça se calme dans ton pantalon.
T’as envie de rire.
A causes de ses choses que tu devrais proscrire.
C’est peut-être mal.
Mais t’es qu’un mâle.
T’as pas à réfléchir plus loin.
Juste à répondre à tes besoins.
Tu ris parce que t’en reviens pas.
Mais que ça s’arrête, tu veux surtout pas

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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Sam 6 Déc - 5:40

j’arque un sourcil quand elle me demande quel type de bouquet je voudrais, parce que je l’ai dans la main et que je lui ai montré en disant que je souhaitais celui-là. elle doit être ailleurs, sûrement à cause du garçon qui sort tout de suite après, ces deux-là n’étaient pas en train de… non c’est dégueulasse, pas là au milieu des fleurs ! « bonsoir » que je réponds au garçon. je me rapproche de la fille aux cheveux bleus « hm, bah, le même que celui-là, je peux prendre celui-là non ? » que je dis en montrant le bouquet que je tiens encore et toujours dans ma main.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Sam 6 Déc - 9:05

venus, elle grogne,
elle est en rogne,
pas que la cliente ne lui fasse pas plaisir
de ressentir le désir
d'acheter
les fleurs proposées
simplement,
elle ne tombe pas au bon moment.
et en même temps, quelle idée
ils ont eu, de flirter
dans une boutique même pas fermée
et aux vitres non teintées...
ça aurait pu être bien pire,
souffle-t-elle intérieurement,
ils auraient pu s'unir,
et qu'elle arrive à cet instant,
pour les découvrir
et les faire glapir.
n'empêche que venus,
elle entendait bien conclure.
et là, elle est frustrée par cette raclure,
et l'angélus,
qui s'empresse de s'enfuir
sur le bord du trottoir,
dans les lueux du soir,
loin des ires
de la jeune femme
qui s'enflamme.

la fée
s'intéresse à nouveau à l'importune,
alors que la protagoniste a mauvaise fortune,
pour parler des bouquets.
en effet, elle était ailleurs :
ne pensait plus à l'heure.
elle ne voulait que l'empotté
qui a préféré se barrer
plus loin, loin du remue-ménage
de la venus qui enrage.
« excusez-moi, j'étais... »
elle regarde neo,
le trouve si beau.
« dans mes pensées. »
elle regarde ce que lui montre la trouble-fête,
se gratte la tête.
« oui bien sûr. allons payer. »
sourire de circonstance,
alors qu'elle ne pense
qu'à la foutre dehors
pour roucouler sous l'or
des cheveux du jeune homme
et céder à ses hormones.
elle l'ammène à la caisse,
pour rapidement régler tout ça, et revenir à la paresse.
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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   Mer 17 Déc - 15:46

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MessageSujet: Re: j'veux qu'on baise sur ma tombe.   

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