AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 | .
 

 on ferme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

▸ CRÉDITS : amiante

▸ MESSAGES : 52

▸ HERE SINCE : 30/11/2014


MessageSujet: on ferme   Dim 30 Nov - 11:31

se faire mettre dehors comme un foutu malpropre, un clochard. un clebs puant. avec un bon coup de pied au cul, sans oublier de se faire jeter son sac à la gueule, parce que ces cons là voudraient sûrement pas vous le garder jusqu'à demain, le temps que vous vous reposiez sur le trottoir et que vous reveniez à la prochaine ouverture.
benh non. ce serait trop facile.
le dernier verre de la soirée, refusé. et tout ça parce que désolé monsieur mais on ferme. tu fermes quoi, ta gueule ? dans ce cas on est d'accord
j'imagine que je l'ai bien mérité. bref.
connard! je lui lance quand il finit par claquer la porte en me laissant tout seul sur le trottoir. dans le noir.

_________________
ta gueule (☾)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



MessageSujet: Re: on ferme   Dim 30 Nov - 13:29

Une pute détourne ostensiblement sa belle gueule poudrée jusqu'aux trous de nez. J'ai touché le fond et ne suis plus que l'ombre de moi même, le dernier survivant d'une espèce en voie de disparition. Déchoir est le seul verbe que je peux conjuguer. Je ricane et respire l'air vicié des bas fonds, un cocktail addictif de bitume et de désespoir latent. Cette nuit toutes les poules m'éjecteront de leur basse cour et j'en ai strictement rien à foutre. J'ai tout oublié, jusqu'au nom que je traine comme une enclume pour me distinguer de la masse. De toute façon, le monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde. J'encule, tu encules, il encule... Nous enculons cette société castratrice qui agit comme une camisole chimique sur notre force brute. En ce qui me concerne, je refuse d'être muselé. J'AI TROP A CRIER POUR ME TAIRE ! Et qu'importe ma carcasse débraillée ou mes jurons désarticulés, je suis le roi du monde au paroxysme de sa déca-danse. Je suis l'animal libéré de ses chaines, l'homme déshumanisé, la violence qui exulte dans chaque fibre de mon corps depuis que j'ai poussé mon premier cri. Peu m'importe ma dignité et tout ce ramassis de conneries à la mord moi le noeud. Ma forme primitive est cent fois plus bandante que leur sordide masturbation psychologique.

Je pisse, je pleure, j'éjacule. Et advienne que pourra.

Je m'effondre puis me relève, chancelle une fraction de seconde avant de m'écrouler again dans le caniveau. Allongé comme un rat dans le fleuve de vos ordures, je fixe obstinément le ciel pour en absorber les étoiles.

Sur le trottoir, un badaud gueule quelque chose au tenancier du bar. Je distingue un visage balayé par la lueur diaphane d'un lampadaire oxydé. Un look à la chaplin qui se fond dans le décor un peu stone. "Tu devrais pas te laisser... hic... emmerder. C'est pas chrétien de laisser un pauvre type mourir de soif."


Dernière édition par Jayce le Dim 30 Nov - 16:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

▸ CRÉDITS : neka

▸ MESSAGES : 135

▸ HERE SINCE : 26/11/2014


MessageSujet: Re: on ferme   Dim 30 Nov - 15:26

    L'enfant n'a jamais trop trouvé sa place au milieu du bruit. Pourtant, comme un papillon elle vient s'écraser contre la lumière des phares. Elle se laisse glisser au milieu des gens, laisse la musique la porter. Elle écoute les gens et finalement se sent immense, grande comme jamais. L'alcool rend les gens faibles, dénués de bon sens, et plus faciles à approcher. Comme si tout leur être disparaissait, qu'il n'était plus important de savoir a qui l'on parlait. Une femme est un trou, un homme son inverse. Voilà a quoi sert l'alcool, à combler les trous. Mais peu importe à Sora. Muse désabusée, elle se contente de se mouvoir comme une danseuse abîmée. Et parfois, elle s'arrête. Quand la nuit devient trop noir. Quand on ferme les portes et que les gens hurlent sur les trottoirs. Sans raison elle se fige, le regard dessinant alternativement ces deux ivrognes dont les mots résonnent comme des uppercuts. Vous êtes quoi, deux connards ? Deux ivrognes, deux pauvres types. Deux ombres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

▸ CRÉDITS : amiante

▸ MESSAGES : 52

▸ HERE SINCE : 30/11/2014


MessageSujet: Re: on ferme   Dim 30 Nov - 16:29

putain d'enculé de merde, toi, moi, lui, petit barman de mes... j'en ai rien à foutre, rien à foutre de tes horaires, ton sommeil, ta famille. j'en ai rien à cirer des bonnes manières et de la politesse. j'pourrais te séquestrer jusqu'à la nuit des temps pour que tu me serves verre sur verre, pour me souler à en crever. quitter cette vie sans âme. une pauvre ère vient tituber dans mon champ de vision, dégueule une remarque qui m'arrache un sourire suitant l'ébriété. ouais, t'as bien raison, mon vieux. j'ai encore mon verre à la main, le con m'a laissé partir avec. tiens, j'te le rend ton verre; le verre qui vole et part s'écraser sur le mur, accompagnant mon cri victorieux d'une pluie de verre brisé, au moment même ou blondie ouvre sa petite bouche délicate. t'as un problème, viens chez moi qu'on en parle, pétasse j'ai envie de lui dire.

_________________
ta gueule (☾)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité



MessageSujet: Re: on ferme   Dim 30 Nov - 18:09

Qu'est ce qu'une poupée de porcelaine fout sur mon putain de trottoir à cette heure de la nuit ? A moins qu'il ne s'agisse de l'ange de la mort écorchant le brouillard de mes pensées déliées. Je me relève douloureusement et palpe ma silhouette abstraite à la recherche d'une cigarette. Rien que du tabac ruisselant et quelques feuilles éparses dans le revers de mon cuir un peu stone. Et merde ! Un verre qui se fracasse contre le mur tatoué de graffitis, le hurlement d'une sirène crevant le silence, puis de nouveau le néant, ce gouffre sans fond qui m'aspire dans les entrailles d'un enfer paradisiaque. Si je ne perds pas connaissance dans les deux minutes, je crois bien que je vais gerber. Je suis bleu, saoûl, plein comme une huître.

Une seule solution : boire jusqu'à l'aliénation totale !

"Elle est pers... perspicace ta copine. Pour traîner comme une... hic... catin sur les boulevards, ce doit pas être une princesse non plus." Je me marre sans trop savoir pourquoi. Réponse instinctive pour pallier aux déficiences de mon bulbe anesthésié. "Eh Chaplin... T'as de la vo... vodka chez toi ?" Chez toi, chez moi, chez nous. Je m'adosse à la grille un peu cradingue d'un drugstore aux enseignes clignotantes...

... Et vide mes tripes sur les godasses de la donzelle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

▸ CRÉDITS : neka

▸ MESSAGES : 135

▸ HERE SINCE : 26/11/2014


MessageSujet: Re: on ferme   Mar 2 Déc - 16:14

    Les mots sont d'une violence qui un instant paralyse cette princesse naïvement décidée à dompter la nuit. Incapable de se défendre contre quoi que ce soit, l'enfant fleur regrette un moment de s'être arrêté en croisant ces deux âmes échouées. L'un qui semble bien amer et l'autre... loin, noyé dans l'alcool à en juger son souffle. Le premier, celui au visage d'enfant et a la peau porcelaine s'applique à déverser son venin, ange déchu, il crache des mots tissés à la colère. C'est gentil de m'inviter, je suis terriblement excitée à l'idée de me retrouver avec toi. Connard. Le regard posé sur lui, elle laisse échapper un rire cristallin en haussant les épaules. il est certainement plus débile que l'autre, et Sora pour une fois n'a pas envie d'être blanche. Perdue dans la nuit, elle glisse les mains au fond de ses poches, décidée à quitter leur monde bancal, quand l'autre ouvre la bouche, déverse un flot incompréhensible de paroles, et finalement, déverse le contenu de sa nuit sur les pieds de Sora. L'enfant se fige. Bouleversée entre l'idée de lui balancer sa main froide au visage, ou celle de lui porter secours. Au lieu de ça, elle l'observe un moment silencieuse avant de s'accroupir dans la nuit pour retirer ses chaussures, et se retrouver pieds nus dans le noir. Je ne suis pas une princesse, mais vous êtes loin d'être un prince. Du bout des doigts, elle tient saines et sauves ces chaussures qu'elle ne peut se permettre de laisser à la nuit. Comme les gens peuvent être laids, quand l'alcool embrume leurs cerveaux.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

▸ CRÉDITS : amiante

▸ MESSAGES : 52

▸ HERE SINCE : 30/11/2014


MessageSujet: Re: on ferme   Mer 3 Déc - 11:30

l'autre macaque a un mal de chien à aligner deux mots, au lieu de trouver ça pathétique, j'en pleure de rire. j'ai l'air d'un fou, d'un aliéné sorti de sa cellule pas plus tôt que ce matin. je n'ai l'air de rien d'autre que ce que je suis vraiment, une crasse dans cette société proprette, bien rangée, conventionnée. j'vous pisse à la raie, toi y compris, blondie, et j'pars m'adosser au mur à côté de la flaque malodorante; le soutien de la façade est la bienvenue. je croise les jambes, tatonne à la recherche de tabac. toujours ce vieux tabac que j'me traine en permanance, qui finit immanquablement par sécher avant que j'n'ai pu tout fumer. j'enfourne un bon tas, entreprends de rouler deux semblants de clopes qui ont plus l'air de boudins qu'autre chose. une vient se caler entre mes lèvres, je tends l'autre au charlot d'à côté, et j'allume.
inspiration.
expiration.
t'sais quoi ça tombe bien, chez moi, y'a tout ce qu'il faut pour continuer la soirée charlie, mais dans c'cas là faut se traîner jusqu'au camping, et bordel, qu'est-ce que c'est loin.
inspiration.
rond de fumée dans l'air immobile et froid. dis charlie, trouves nous un autre plan, plus près, moins loin, moins galère, hein?

_________________
ta gueule (☾)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

▸ CRÉDITS : javanaise.

▸ MESSAGES : 1652

▸ HERE SINCE : 13/01/2014


MessageSujet: Re: on ferme   Mer 17 Déc - 15:38

pas de réponse depuis plus de dix jours, j'archive. :white:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: on ferme   

Revenir en haut Aller en bas
 

on ferme

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Haiti en Marche: la RD ferme ses frontieres aux aliments
» Une porte s'ouvre alors qu'une autre se ferme [Sujet clos]
» Migus arrive avec la ferme attention de faire du RP
» Sois bonne et ferme ta gueule ! [Mae]
» Une journée à la ferme [Partie 1] ~ Super grand mère 8D

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
I LIKE TRAINS :: rp :: rp terminés-